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Avis de vacance d'un emploi de chef de service

Texte d'origine, tel que publié au Journal officiel le 19 décembre 2024. Pas de version consolidée dans la base.

NatureAvis
Publié le19 décembre 2024
PublicationJORF n°0299 du 19 décembre 2024
AutoritéPremier ministre
NORPRMG2433617V
IdentifiantJORFTEXT000050794423
RéférenceAvis de vacance d'un emploi de chef de service, JO du 19 décembre 2024, NOR PRMG2433617VLégifrance →

Article (sans numéro) JORFARTI000050794424

Un emploi de chef de service est susceptible d'être vacant à l'administration centrale du ministère de la culture. Cet emploi est affecté au secrétariat général, où le titulaire du poste exercera les fonctions de chef du service du numérique. Date prévisible de vacance de l'emploi : début avril 2025. Localisation du poste : 182, rue Saint-Honoré, 75001 Paris.

Description de la structure et des fonctions

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie numérique culturelle et de la feuille de route numérique et données, le ministère de la culture recherche un chef de service du numérique. Le SNUM a la mission de conduire et coordonner la stratégie numérique du ministère et des organismes placés sous sa tutelle. Il porte une vision positive d'un numérique responsable et durable, à même de favoriser la démocratie culturelle et le rayonnement de la diversité culturelle française. Au sein du secrétariat général du ministère de la culture, le SNUM comprend deux sous-directions et quatre départements et totalisant 101 agents (catégorie C à A+). Le chef de service du numérique est responsable du SNUM dont il encadre et anime l'équipe. Il impulse et pilote la gouvernance numérique ministérielle dans une volonté de dialogue constant avec les métiers, de transparence sur les actions menées, de bonne économie de moyens et d'amélioration du service rendu aux agents et usagers du ministère. Il conseille et accompagne l'ensemble des services compétents afin que chaque équipe du ministère et des organismes placés sous sa tutelle se dote d'une stratégie numérique complète, crédible et durable. Il coordonne l'analyse des problématiques transverses liées à l'impact du numérique sur les politiques culturelles. Il contribue au développement de projets innovants dans les secteurs culturels et encourage les expérimentations des acteurs. Garant de l'alignement de l'activité du SNUM sur la stratégie des directions métiers du ministère, il est responsable de la conception, de la mise en œuvre et du maintien en conditions opérationnelles du système d'information, de sa sécurité et de sa qualité. Dans ce cadre, il promeut en particulier la généralisation des méthodes par le design et des approches centrées utilisateurs, ainsi qu'une vision moderne et modulaire de l'architecture informatique du ministère. Ces deux principes sont vus comme des conditions nécessaires à la rationalisation du SI et la généralisation du mode produit, en cohérence avec les orientations fixées dans la feuille de route numérique et données du ministère. Il exerce la mission d'administrateur ministériel des données et organise, dans le respect de la protection des données personnelles et des secrets protégés par la loi, l'action du ministère et des organismes placés sous sa tutelle en matière d'inventaire, de gouvernance, de production, de circulation et d'exploitation des données et contenus culturels. Sous l'autorité du secrétaire général, il rend compte au comité ministériel du numérique, présidé par la ministre de la culture, qui définit les objectifs à atteindre et valide le plan d'investissement annuel. Les principales activités sont les suivantes : Définition et supervision de la politique SI et de sa mise en œuvre :

- définir les orientations stratégiques SI de l'administration ; - organiser l'ensemble des activités du SNUM en définissant des offres de services associées à des engagements formalisés sous la forme d'indicateurs reflétant l'impact et la qualité du service rendu aux utilisateurs finaux ; - proposer à la gouvernance numérique ministérielle une priorisation semestrielle des actions du SNUM, basée sur les résultats à atteindre et cohérente avec les moyens disponibles.

Promotion de la qualité dans les relations avec les partenaires internes :

- organiser, animer et suivre les concertations et échanges entre le secrétaire général et les responsables du système d'information ; - garantir la qualité de la relation clients-fournisseurs ; - définir et garantir le respect des contrats de service.

Définition et mise en œuvre d'une politique de « faire ou faire-faire » :

- négocier, maîtriser et suivre les marchés de sous-traitance et leur mise en œuvre ; - analyser le marché, évaluer les offres de sous-traitance et être force de proposition vis-à-vis de la direction générale ; - analyser les performances, contrôler la qualité de la sous-traitance.

Communication interne, motivation et animation du personnel du SNUM :

- définir et superviser la gestion générale et l'organisation du SNUM ; - gérer et arbitrer les projets pluridisciplinaires impliquant des acteurs géographiquement dispersés ; - mettre en œuvre des actions d'accompagnement du changement pour les informaticiens.

Supervision des relations avec les prestataires et partenaires extérieurs :

- gérer les relations avec les partenaires SI ; - suivre les relations avec les organismes partenaires interministériels et extérieurs.

Garant de la sécurité informatique :

- définir et mettre en œuvre la politique de gestion des risques informatiques ; - garantir la disponibilité la confidentialité, la traçabilité et l'intégrité des systèmes d'information.

Spécificités du poste/contraintes/sujétions : Possibilité d'appel en dehors des heures ouvrées et de travail en astreinte.

Profil recherché

L'organisation numérique du ministère a connu une profonde évolution depuis la création du SNUM en janvier 2021 : création de la gouvernance numérique ministérielle, organisation en mode produit, mise en place d'un nouveau socle technique adapté aux principes DevSecOps et conforme à la doctrine Cloud au centre, création d'une infrastructure de données. Les candidats et candidates devront justifier de leur expérience dans la conduite de tels changements, à la fois dans la définition de la cible, l'association des parties prenantes et la conduite du changement auprès des équipes. Les candidats et candidates devront en outre justifier d'un intérêt prononcé pour le monde de la culture. Compétences principales mises en œuvre (cotées sur 4 niveaux : initié - pratique - maîtrise - expert) : Compétences techniques :

- management des systèmes d'information et alignement stratégique métier (niveau expert) ; - mise en place d'un plan d'activités et conduite de projets complexes et transverses (niveau expert) ; - animation de la gouvernance du SI (niveau expert) ; - animation d'équipes et accompagnement des ressources humaines (niveau expert) ; - gestion des niveaux de services et fourniture de services (niveau maîtrise) ; - gestion de la relation avec les parties prenantes internes et de l'offre de service (niveau maîtrise) ; - accompagnement des services métiers et conduite du changement (niveau expert) ; - sécurité et homologation SSI (sécurité des systèmes d'information) (niveau maîtrise) ; - culture d'innovation et usages numériques (niveau maîtrise) ; - marchés publics (niveau maîtrise).

Savoir-être (compétences comportementales) :

- sens du service et bon relationnel ; - sens de l'organisation ; - capacité rédactionnelle ; - capacité d'analyse et de synthèse ; - sens de la communication et de la pédagogie ; - force de conviction ; - ouverture d'esprit ; - organisé et réactif ; - force de proposition et de conseil.

Environnement professionnel

Liaisons hiérarchiques : Le chef de service du numérique sera rattaché au secrétaire général et à la secrétaire générale adjointe. Liaisons fonctionnelles : Il travaille en transversalité avec l'ensemble des services du ministère. Il est en lien avec la DINUM.

Conditions d'emploi

La durée d'occupation est de trois ans, renouvelable une fois. La période probatoire est fixée à six mois. Cet emploi relève du 3e niveau des emplois d'encadrement supérieur de l'Etat. La rémunération brute globale annuelle est composée d'une part indiciaire et d'une part indemnitaire résultant de l'application de l'arrêté du 23 novembre 2022 pris pour l'application à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l'Etat des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat. La rémunération indiciaire dépend de l'expérience professionnelle du candidat contractuel et varie, pour les agents ayant la qualité de fonctionnaire, selon le classement dans le corps d'origine ou le précédent emploi occupé. S'agissant de la partie indemnitaire, l'arrêté précité prévoit une part indemnitaire brute (indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise), à laquelle peut s'ajouter une part variable (complément indemnitaire annuel).

Procédure de recrutement

L'autorité de recrutement et l'autorité dont relève l'emploi à pourvoir sont le secrétaire général du ministère de la culture. Envoi des candidatures : Les candidatures doivent être transmises dans un délai de trente jours à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel de la République française, au secrétaire général du ministère de la culture (secretariat.sg@culture.gouv.fr) et au délégué ministériel à l'encadrement supérieur (pierre.ouvry@culture.gouv.fr). Examen des candidatures : L'autorité de recrutement procède à l'examen des candidatures. Audition des candidats : L'audition des candidats et candidates présélectionnés est confiée à l'instance collégiale prévue à l'article 23 du décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 relatif aux emplois de direction de l'Etat. Le comité chargé d'entendre les candidats et candidates est présidé par le secrétaire général du ministère de la culture ou par son représentant. Outre son président, le comité comprend : 1° Une personne occupant des fonctions la qualifiant particulièrement en raison de ses compétences dans le domaine des ressources humaines, dont la liste est fixée par arrêté du Premier ministre et du ministre chargé de la fonction publique ; 2° Une personne extérieure à l'administration d'emploi. La ministre peut, en outre, désigner une autre personne travaillant au sein de l'administration dont relève l'emploi. A l'issue des auditions, le comité établit un document précisant les appréciations portées sur chaque candidat sélectionné au regard de ses qualifications, compétences, aptitudes, de son expérience professionnelle et de sa capacité à exercer les missions dévolues à l'emploi à pourvoir. Ce document ainsi que la liste des candidats qu'il estime les plus qualifiés pour occuper l'emploi à pourvoir sont communiqués à la ministre. Les candidats non retenus en sont informés à l'issue de la procédure.

Formation

Les personnes nommées pour la première fois dans un emploi de chef de service suivront, dans les six mois à compter de leur prise de fonction, le séminaire des nouveaux chefs de service. Les personnes n'ayant pas la qualité de fonctionnaire suivront un module spécifique relatif aux obligations des agents en matière de déontologie, à l'organisation et au fonctionnement des services publics ainsi qu'à la gestion des ressources humaines dans la fonction publique.

Déontologie

L'accès à cet emploi est soumis à une déclaration d'intérêts préalable à la prise de fonctions. Le candidat ou la candidate retenu devra également, dans les deux mois suivant sa nomination, adresser une déclaration de situation patrimoniale au président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Pour les personnes ayant exercé une activité dans le secteur privé au cours des trois dernières années qui précédent, un contrôle de la compatibilité de cette activité avec les fonctions exercées sera effectué préalablement à la nomination par l'autorité hiérarchique qui pourra, le cas échéant, saisir pour avis, préalablement à sa décision, le référent déontologue du ministère ou la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, en application de l'article L. 124-7 du code général de la fonction publique.

Personnes à contacter

Les renseignements concernant ce poste peuvent être obtenus auprès de Mme Aude ACCARY-BONNERY, secrétaire générale adjointe du ministère de la culture (aude.accary-bonnery@culture.gouv.fr) et M. Romain DELASSUS, chef du service du numérique (romain.delassus@culture.gouv.fr).

Références

Code général de la fonction publique.

Décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d'avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l'Etat.

Décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 modifié relatif aux emplois de directions de l'Etat.

Décret n° 2008-836 du 22 août 2008 modifié fixant l'échelonnement indiciaire des corps et des emplois communs aux administrations de l'Etat et de ses établissements publics ou afférent à plusieurs corps de fonctionnaires de l'Etat et de ses établissements publics.

Arrêté du 23 novembre 2022 pris pour l'application à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l'Etat des dispositions du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat.

Arrêté du 23 novembre 2022 relatif à la répartition par niveaux des emplois relevant du décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d'avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l'Etat.

Arrêté du 27 février 2020 fixant les modalités de recrutement des emplois de direction au ministère de la culture.

Source : Journal officiel de la République française, archive DILA, bulk JORF, identifiant JORFTEXT000050794423, Licence Ouverte 2.0. JusticeLibre est une copie miroir indexée ; la version qui fait foi est celle publiée au Journal officiel (Légifrance).