Le ministre de l'éducation nationale,
Vu la directive (UE) 2015/1535 du Parlement européen et du Conseil du 9 septembre 2015, prévoyant une procédure d'information dans le domaine des réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l'information (texte codifié) ;
Vu le code de l'éducation, notamment ses articles R. 421-78-3 et R. 421-78-4 ;
Vu l'arrêté du 18 décembre 2017 modifié relatif à la mise en œuvre par le ministère de l'éducation nationale d'un traitement de données à caractère personnel dénommé « gestionnaire d'accès aux ressources » (GAR) ;
Vu la notification n° 2026/0270/FR adressée le 28 mai 2026 à la Commission européenne,
Arrête :
Article 1 JORFARTI000054883375
Pour l'application du présent arrêté, on entend par :
1° « Services numériques éducatifs » : les outils et ressources numériques mis à disposition des élèves, enseignants et autres membres de la communauté éducative et ayant pour finalités l'enseignement, l'apprentissage et la communication entre ces derniers ;
2° « Identité numérique éducative » : les données permettant d'identifier et d'authentifier les individus au sein du système d'information et les autorisant à accéder aux différents services numériques qui leur sont fournis ;
3° « Services socles » : les services numériques mis à disposition par l'Etat à l'échelle nationale pour assurer la mutualisation de fonctions techniques fondamentales pour le système d'information ;
4° « Service numérique assurant des fonctions d'emploi du temps » : un service numérique permettant de générer et gérer le référentiel d'organisation pédagogique des établissements scolaires. Ce dernier fournit la description spatio-temporelle de l'organisation des enseignements, des activités facultatives et des actions d'accompagnement mis en œuvre dans l'établissement ;
5° « Service numérique outillant les missions de vie scolaire » : un service numérique permettant d'outiller le suivi de l'assiduité et des résultats des élèves (comprenant notamment les absences, notes, évaluations et bulletins scolaires) assuré par les personnels responsables des activités organisées pendant le temps scolaire ;
6° « Espace numérique de travail » (ENT) : un ensemble intégré de services numériques mis à disposition, par le biais d'un projet territorial, de la communauté éducative de l'établissement scolaire et permettant d'outiller de façon unifiée l'ensemble des activités pédagogiques, d'échanges et de collaboration de cet établissement ;
7° « Référentiels de la doctrine technique du numérique pour l'éducation » : des documents recensant les règles, exigences et recommandations relatives à la sécurité, à l'interopérabilité et au numérique responsable (l'écoresponsabilité, l'accessibilité numérique, le respect du cadre légal sur les données, la protection des personnels et des usagers et l'usage de l'intelligence artificielle dans les services numériques éducatifs).
Article 2 JORFARTI000054883376
En application de l'article R. 421-78-3 du code de l'éducation, les systèmes d'information, services et outils numériques mis en œuvre dans les collèges et lycées publics dans l'exercice de leurs missions éducatives sont conformes aux référentiels de la doctrine technique du numérique pour l'éducation figurant aux annexes 1 à 3, selon les modalités et dans les délais prévus par l'annexe 4.
Article 3 JORFARTI000054883378
En application de l'article R. 421-78-4 du code de l'éducation, les collèges et lycées publics utilisent les services numériques dits « socles » suivants selon les modalités et dans les délais prévus par l'annexe 4 :
- « ÉduConnect », guichet d'identité numérique éducative, pour assurer l'identification et l'authentification des élèves et de leurs responsables légaux pour l'accès aux services numériques ;
- les « guichets Agents », guichets d'identité numérique éducative, pour assurer l'identification et l'authentification des personnels de l'éducation nationale pour l'accès aux services numériques ;
- « Scope » pour assurer la circulation des données d'organisation pédagogique ;
- le « gestionnaire d'accès aux ressources » (GAR) pour assurer les autorisations d'accès des élèves, des enseignants et des agents participant à l'action éducatrice, aux ressources numériques pédagogiques ;
- le « dispositif national de mesure d'audience » (DNMA) pour la mesure d'audience et de fréquentation des services numériques afin de recueillir les données statistiques nécessaires au pilotage du système éducatif.
Article 4 JORFARTI000054883380
Les dispositions du présent arrêté sont applicables dans les îles Wallis et Futuna.
Article 5 JORFARTI000054883381
Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Annexe
Annexe 1 JORFARTI000054883386
ANNEXES
ANNEXE 1
CADRE GÉNÉRAL DE SÉCURITÉ DES SERVICES NUMÉRIQUES POUR L'ÉDUCATION
Table des matières
1. Préambule
1.1. Contexte
1.2. Objectifs du document
1.3. Cycle de vie du document et gouvernance
2. Les règles de sécurité du numérique pour l'éducation composant la doctrine technique
2.1. Relativement aux homologations
2.2. Relativement aux contrôles de sécurité ou audits suivant les référentiels techniques
2.3. Relativement aux clauses de sécurité dans les marchés
2.4. Relativement à la gestion d'incidents de sécurité numérique
2.5. Relativement à une politique opérationnelle de sécurité numérique
3. Mise en application : les textes de référence
1. Préambule
1.1. Contexte
Le présent document se place dans la démarche de la doctrine technique du numérique pour l'éducation dans son volet de sécurité numérique. Il s'agit de fournir à chaque acteur d'un dossier, selon ses prérogatives, un cadre général permettant d'opérer les actions requises afin de garantir la sécurité des services pour l'Éducation dans son ensemble, en lien avec les autres acteurs compétents et de manière cohérente avec l'ensemble de la doctrine.
D'une manière générale, chaque organisme - établissement, opérateur, direction des systèmes d'information - comme chaque type d'application, peuvent présenter des enjeux de sécurité qui lui sont spécifiques et en conséquence des mesures opérationnelles différentes. Néanmoins, la dématérialisation des procédures, l'interconnexion des différents systèmes d'information, la consommation des mêmes données par des systèmes hétérogènes, l'exposition sur Internet des télé-services, conjointement à la forte croissance des attaques informatiques, contribuent à faire de la sécurité numérique un enjeu global et partagé, qu'il est nécessaire de promouvoir de manière commune dans le contexte de la présente doctrine.
1.2. Objectifs du document
La sécurité numérique a pour objectif premier la mise en œuvre de mesures techniques, organisationnelles, procédurales pour assurer la protection des systèmes et des personnes. Les responsabilités des différents acteurs, qui partagent juridiquement et techniquement les compétences liées à la sécurité, sont à conjuguer avec subsidiarité.
En conséquence, la comitologie qu'il convient de mettre en place pour assurer le partage d'information est un axe essentiel à développer pour chaque périmètre au début de la démarche de conception des systèmes, permettant de mettre en lien les équipes locales et les équipes transversales.
D'un point de vue légal et réglementaire, les corpus de règles peuvent être communs à tous les acteurs (RGPD, EIDAS (1), SREN (2), codes spécifiques, etc.) ou différer sur la forme mais convergent sur le fond. Les efforts conjoints visent une sécurité globale, qu'il convient de promouvoir, chacun selon son périmètre et selon l'aspect réglementaire qui s'y exerce.
Ainsi, la loi n° 2013-595 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'Ecole de la République du 8 juillet 2013 est commune à chaque périmètre et rappelle dans ses dispositions que la maintenance et l'équipement informatique des établissements publics locaux d'enseignement (EPLE) sont à la charge des collectivités territoriales, à l'exception des services numériques contractualisés directement par le chef d'établissement. Dès lors, les aspects d'architecture informatique pour le périmètre des établissements, mais également pour les services mutualisés ainsi que les aspects d'exploitation des différents systèmes d'information, relèvent de la responsabilité des collectivités territoriales.
Les domaines de partage de connaissances et d'échange permettant de mutualiser les compétences en termes de sécurité numérique relèvent de cinq registres :
- les homologations des systèmes d'information ou des applications ;
- les contrôles de sécurité ou audits suivant les référentiels techniques ;
- les clauses de sécurité dans les marchés ;
- la gestion d'incidents de sécurité numérique ;
- la politique opérationnelle de sécurité numérique commune.
1.3. Cycle de vie du document et gouvernance
Le ministère et ses services déconcentrés ainsi que les collectivités territoriales ont participé à l'élaboration de ce cadre général.
Le présent document constitue la troisième version du cadre général de sécurité des services numériques pour l'éducation.
Un réexamen annuel, avec l'ensemble des acteurs concernés incluant les représentants des personnels et des usagers, permet d'apprécier l'opportunité d'une actualisation du document. Ce dernier est ensuite soumis à l'avis du Conseil supérieur de l'éducation (CSE).
2. Les règles de sécurité du numérique pour l'éducation composant la doctrine technique
2.1. Relativement aux homologations
Le ministère est tenu d'homologuer ses systèmes d'information et les services numériques qui y sont liés selon plusieurs référentiels et de fournir le corpus minimal pour permettre aux autorités d'engager les usagers à utiliser ces services sachant que la sécurité juste et adaptée a été évaluée par les comités compétents.
Plusieurs véhicules réglementaires le rappellent (RGS, PSSIE, instructions interministérielles ou ministérielles). Les autorités qualifiées pour la sécurité des systèmes d'information et les autorités d'homologation pour mener à bien ces chantiers sont nommés par voie réglementaire.
Les dossiers d'homologation intègrent l'aspect RGPD tant dans sa dimension d'inscription au registre que d'étude d'impact potentielle. Plus généralement, tous les acteurs impliqués dans la construction et l'exploitation des services numériques sont tenus par le RGPD.
A noter que le respect du RGPD emporte également - du fait des principes de minimisation des données manipulées qu'il met en exergue - les conditions de réduction de l'empreinte environnementale. Il paraît opportun de lier les deux concepts dans les travaux de manière à prendre en compte conjointement les attentes des deux domaines.
N°1 | Règle Les autorités qualifiées de la sécurité des systèmes d'information mettent en place les homologations des services numériques qu'elles ont en responsabilité et invitent les services de sécurité compétents des autorités partenaires pour des partages d'information relativement aux commissions d'homologation. |
2.2. Relativement aux contrôles de sécurité ou audits suivant les référentiels techniques
Concernant le contrôle de l'application des référentiels de sécurité publiés par l'ANSSI ou de la CNIL, il convient que les audits techniques soient élaborés de manière partagée entre les parties prenantes notamment les services techniques des collectivités et ceux de la région académique en vue de la tenue d'une commission d'homologation où chacune des parties est représentée. Ces audits réguliers sont à la fois versés au dossier des commissions d'homologation et sont également une opportunité pour améliorer conjointement le niveau de sécurité des systèmes d'information contribuant à l'offre de services numériques pour l'éducation.
N°2 | Règle Les audits techniques des services numériques pour l'éducation sont conçus et réalisés de manière conjointes par les équipes techniques académiques et celles des partenaires ainsi que des acteurs tiers intervenant dans l'offre de services. Ces équipes pourront mandater conjointement des audits externes par prestation le cas échéant. Un document socle précisant les points de contrôle et d'audit minimaux et commun à toutes les entités opérant sur les systèmes d'information offrant des services numériques pour l'éducation sera prescrit par un groupe de travail regroupant des différents acteurs du domaine. |
2.3. Relativement aux clauses de sécurité dans les marchés
L'élaboration des services numériques pour l'éducation, lorsqu'il passe par des prestations mises en place suite à des marchés publics, doit prendre en compte les règles réglementaires relatives à la sécurité des systèmes d'information dès la rédaction du cahier des charges de manière à ce que l'exécution du marché puisse permettre aux équipes en charge de la mise en œuvre de commander les prestations adéquates. Dès lors, le partage d'information préalable concernant les clauses de sécurité des systèmes d'information dans les travaux de rédaction des cahiers des charges s'avère essentiel pour le bon déroulé du marché par la suite.
Ces efforts conjoints permettent notamment de faire converger les bonnes pratiques en matière de sécurité des systèmes d'information édictées par voies légale ou réglementaire s'appliquant dans les différents périmètres d'action des acteurs des services numériques pour l'éducation.
N°3 | Règle Les clauses de sécurité dans les marchés font l'objet d'une élaboration conjointe entre les équipes techniques à l'œuvre pour la construction des services du numérique pour l'éducation de manière à disposer des conditions d'exploitation sécurisée dans toutes les prestations existantes. |
2.4. Relativement à la gestion d'incidents de sécurité numérique
Le traitement des incidents de niveau majeur relève d'un traitement conjoint entre les RSSI académiques, qui sont en charge du signalement des incidents de sécurité numérique auprès du centre opérationnel de la sécurité des systèmes d'information du ministère (Cossim), et les RSSI des collectivités territoriales.
Chaque chef d'établissement, sans être AQSSI, constitue le point de contact de la sécurité numérique pour les services déconcentrés de l'éducation nationale et particulièrement pour la chaine d'alerte du périmètre dont il est usager ou dont il a la responsabilité, notamment en cas d'incident de sécurité du numérique qui affecte fortement les activités de son établissement.
Pour ce faire, chaque académie maintient un annuaire des points de contacts en EPLE.
Le RSSI académique informe et prend l'assistance du Cossim de manière à ce que l'information soit traitée dans le contexte global des incidents touchant le ministère et en lien avec les autorités décisionnelles du ministère, en lien également avec l'ANSSI et les forces de l'ordre si nécessaire.
Il est essentiel que les échelons décisionnels du ministère soient en parfaite connaissance des incidents de sécurité survenant sur l'ensemble des services du numérique pour l'éducation dès leur survenance afin de pouvoir gérer les impacts de ceux-ci, diffuser l'information de nouvelles menaces à l'ensemble des acteurs des SI, qu'ils soient dans le périmètre lié aux ressources numériques pour l'éducation ou dans des périmètres connexes, y compris les équipes des collectivités territoriales pour leur propres besoins.
Il est primordial de faire cause commune dans le traitement et la gestion des incidents tant la rapidité de réaction vis-à-vis de nouveaux scénarios d'attaques est la clé pour limiter l'impact de ces attaques voire pour contrer totalement les tentatives grâce à la prévention ou la sensibilisation de l'ensemble des acteurs.
N°4 | Règle Les incidents de sécurité doivent faire l'objet de déclarations aux chaines d'alerte adéquate selon les fiches de remontée d'incident diffusées à l'ensemble des acteurs des services numériques pour l'éducation. |
2.5. Relativement à une politique opérationnelle de sécurité numérique
La définition de politiques opérationnelles a été l'objet de nombreux travaux sectoriels (par domaines industriels, administratifs, métiers, spécialités) et a permis de clarifier pour tous les acteurs concernés ce qui est attendu et à l'état de l'art tant dans l'élaboration des architectures que dans l'exploitation des systèmes d'information ou que dans les développements d'applications.
Dans la gestion partagée des traitements de données dans les services du numérique pour l'éducation, les interconnexions des systèmes d'information par interfaçage des différents périmètres conduisent à traiter conjointement les évolutions en fonction des besoins, des spécifications, mais également des remédiations consécutivement aux incidents et aux alertes. Il convient donc de définir un cadre qui puisse guider tous les acteurs dans la construction des services numériques à venir ou dans la conduite de ceux existant.
Un tel cadre général sera revu régulièrement par une comitologie constituée des acteurs de la filière du numérique pour l'éducation et des acteurs de la sécurité des systèmes d'information et soumis à validation au comité des partenaires.
N°5 | Règle Les équipes techniques des domaines liés au numérique pour l'éducation établissent conjointement, en lien avec les équipes de la sécurité numérique du ministère et des collectivités territoriales, une politique opérationnelle de la sécurité numérique (POSN) définissant un corpus de règles techniques à respecter dans la construction, l'exploitation et l'organisation du service numérique pour l'éducation de manière sécurisée. |
3. Mise en application : les textes de référence
La démarche de sécurisation des systèmes d'information comme toutes les procédures de sécurité numérique s'adossent à des textes législatifs ou réglementaires les encadrant.
Pour rappel, sont listés ci-dessous les textes suivant les différents périmètres, sachant que ces corpus convergent vers les attentes de la doctrine rappelées plus haut.
Cadre réglementaire général s'appliquant aux services et infrastructures numériques opérés par le ministère, ses services déconcentrés et les établissements publics relevant de la tutelle ministérielle et des prestataires y intervenant
Les textes relatifs au numérique, à la sécurité du numérique et des systèmes d'information et de communication s'appliquant aux ministères, services déconcentrés et établissements publics relevant de la tutelle du ministère sont les suivants :
- décret n° 2022-513 du 8 avril 2022 relatif à la sécurité numérique du système d'information et de communication de l'Etat et de ses établissements publics (NOR : PRMD2135717D).
- arrêté du 26 octobre 2022 portant approbation de l'instruction générale interministérielle n° 1337/SGDSN/ANSSI sur l'organisation de la sécurité numérique du système d'information et de communication de l'Etat et de ses établissements publics (NOR : PRMD2221955A).
- décret n° 2019-1088 du 25 octobre 2019 relatif au système d'information et de communication de l'Etat et à la direction interministérielle du numérique (NOR : PRMG1929496D).
- le référentiel général de sécurité pris en application du décret n° 2010-112 du 2 février 2010 pris pour l'application des articles 9, 10 et 12 de l'ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives (NOR : PRMX0909445D).
- arrêté du 13 juin 2014 portant approbation du référentiel général de sécurité et précisant les modalités de mise en œuvre de la procédure de validation des certificats électroniques (NOR : PRMD1413745A).
- circulaire du Premier ministre n° 5725/SG du 17 juillet 2014 introduisant la politique de sécurité des systèmes d'information de l'Etat (PSSIE) (NOR : PRMX1420095C).
- instruction interministérielle n° 901/SGDSN/ANSSI relative à la protection des systèmes d'information sensibles (NOR : PRMD1503279J). Ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives (NOR : ECOX0500286R).
- ordonnance n° 2017-1426 relative à l'identification électronique et aux services de confiance pour les transactions électroniques (NOR : PRMD1724021R).
Textes relatifs à la protection des données personnelles
- loi n° 2018-493 du 20 juin 2018 relative à la protection des données personnelles (NOR : JUSC1732261L).
- décret n° 2019-536 du 29 mai 2019 pris pour l'application de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, notamment son article 85 et ses articles 140 et suivants (NOR : JUSC1911425D).
Textes concernant des périmètres spécifiques
- arrêté du 13 juillet 2020 fixant les règles de sécurité et les modalités de déclaration des systèmes d'information d'importance vitale et des incidents de sécurité relatives au sous-secteur d'activités d'importance vitale « Recherche publique » (NOR : PRMD2018060A) et leurs annexes.
- décret n° 2018-384 du 23 mai 2018 relatif à la sécurité des réseaux et systèmes d'information de services essentiels (NOR : PRMD1809740D).
- arrêté du 14 septembre 2018 fixant les règles de sécurité et les délais mentionnés à l'article 10 du décret n° 2018-384 du 23 mai 2018 relatif à la sécurité des réseaux et systèmes d'information des opérateurs de services essentiels et des fournisseurs de service numérique (NOR : PRMD1824939A).
- décret n° 2011-1425 du 2 novembre 2011 portant application de l'article 413-7 du code pénal et relatif à la protection du potentiel scientifique et technique de la nation (NOR : PRMX1118649D).
- arrêté du 3 juillet 2012 relatif à la protection du potentiel scientifique et technique de la nation (NOR : PRMX1227979A).
- circulaire interministérielle n° 3415/SGDSN/AIST/PST du 7 novembre 2012 de mise en œuvre du dispositif de protection du potentiel scientifique et technique de la nation (NOR: PRMD1238889C).
Texte relatif à la protection du secret de la défense nationale
- arrêté du 9 août 2021 portant approbation de l'instruction générale interministérielle n° 1300 sur la protection du secret de la défense nationale (NOR : PRMD2123775A).
Texte relatif à l'organisation gouvernementale pour la gestion de crises majeures
- circulaire n° 6095/SG du 1 er juillet 2019 relative à l'organisation gouvernementale pour la gestion de crises majeures.
Cadre réglementaire général s'appliquant aux services et infrastructures numériques opérés par les collectivités territoriales et des prestataires y intervenant
L'ANSSI a rappelé dans le document « Sécurité numérique des collectivités territoriales » (3) qui précise la nécessité de tenir des homologations ainsi que le respect du RGPD.
Ainsi, les textes relatifs au numérique, à la sécurité du numérique et des systèmes d'information et de communication s'appliquant aux services et infrastructures numériques opérés par les collectivités territoriales et les prestataires reprennent notamment les lois ou règlements suivants :
Textes relatifs au numérique, à la sécurité du numérique et des systèmes d'information et de communication
- le référentiel général de sécurité pris en application du décret n° 2010-112 du 2 février 2010 pris pour l'application des articles 9, 10 et 12 de l'ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives (NOR : PRMX0909445D).
- arrêté du 13 juin 2014 portant approbation du référentiel général de sécurité et précisant les modalités de mise en œuvre de la procédure de validation des certificats électroniques (NOR : PRMD1413745A).
- ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005 relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives (NOR : ECOX0500286R).
- ordonnance n° 2017-1426 relative à l'identification électronique et aux services de confiance pour les transactions électroniques (NOR : PRMD1724021R).
Annexe
Annexe 2 JORFARTI000054883411
ANNEXE 2
RÉFÉRENTIEL D'INTEROPÉRABILITÉ DES SERVICES NUMÉRIQUES POUR L'ÉDUCATION
Table des matières
1. Préambule
1.1. Contexte
1.2. Objectifs du document
1.3. Cycle de vie du document et gouvernance
2. Principes d'interopérabilité
2.1. Définition
2.2. Niveaux d'interopérabilité
2.3. Nomenclatures et vocabulaires
2.4. Principes et outils pour les échanges de données
3. Périmètre et principes du référentiel d'interopérabilité des services numériques pour l'éducation
3.1. Périmètre de l'interopérabilité
3.2. Typologie des données d'éducation
3.3. Bénéfice de l'interopérabilité pour les usagers
3.4. Critères de sélection des standards
4. Cartographie des données et besoins de standardisation
5. Principes d'urbanisation communs
5.1. Nomenclatures des objets d'éducation
5.2. Echanges de données par API
5.3. Echanges de fichiers pour les systèmes de stockage
5.4. Normes et standards
6. Présentation des exigences et standards retenus par domaine fonctionnel
6.1. Identification et authentification des utilisateurs dans un contexte interopérable
6.2. Organisation pédagogique pour la vie scolaire
6.3. Portails de services numériques et ressources pour l'enseignement et les pratiques pédagogiques
6.4. Examens, certifications et concours
6.5. Pilotage des missions éducatives
7. Synthèse des standards retenus
8. Cas d'usage
8.1. Accéder à une ressource pédagogique
8.2. Faciliter l'intégration des ressources dans un LMS pour une utilisation sans couture dans un parcours pédagogique
8.3. Assurer la portabilité des contenus d'un parcours pédagogique lors d'un changement de LMS
Table des figures
Figure 1 : Définitions et niveaux d'interopérabilité
Figure 2 : Conception de l'organisation des données
Figure 3 : Grille de description standard des données
Figure 4 : Quatre volets d'amélioration
Figure 5 : Grille de positionnement des besoins de standardisation des données
Figure 6 : Positionnement des nomenclatures
Figure 7 : Synthèse des standards retenus
1. Préambule
1.1. Contexte
Le présent document constitue le référentiel d'interopérabilité des services numériques pour l'éducation. Il s'inscrit dans le corpus des référentiels de la doctrine technique du numérique pour l'éducation.
Il recense les règles, exigences et recommandations d'interopérabilité pour l'ensemble des acteurs qui opèrent les services numériques pour l'éducation.
Ce document s'appuie sur des documents de référence français et européens : le référentiel général d'interopérabilité (4) et l'EIF (European Interoperability Framework) (5). Il s'inspire des meilleures pratiques en matière de standardisation, d'architecture technique et d'urbanisation de système d'information. Il ne souscrit à aucune méthode ni aucun outil propriétaire.
Ce document s'adresse spécifiquement aux acteurs qui réalisent, exploitent, intègrent les services numériques pour l'éducation pour le compte de porteurs de projet et responsables de traitement (collectivités territoriales, académies, ministère en charge de l'éducation, EPLE). Il vise à ce que chaque acteur puisse apporter des services à valeur ajoutée avec les mêmes règles, et à ce que chaque utilisateur bénéficie de ces services dans le cadre de confiance fixé par le ministère dans la doctrine technique du numérique pour l'éducation.
1.2. Objectifs du document
L'objectif du document est de définir des exigences en matière d'interopérabilité pour les services numériques pour l'éducation.
Il doit ainsi permettre de faciliter les choix pour les concepteurs et acheteurs de services numériques pour l'éducation, et de renforcer la cohérence de l'écosystème du numérique pour l'éducation aux échelles nationale et européenne.
Le document définit donc les standards et protocoles du périmètre défini dans la doctrine technique. Les différentes versions du document pourront également présenter des trajectoires et cibles à atteindre à un horizon temporel déterminé.
1.3. Cycle de vie du document et gouvernance
Le ministère, ses services déconcentrés et opérateurs, les collectivités territoriales et les fournisseurs de services numériques pour l'éducation ont participé à l'élaboration de ce référentiel. Les enseignants et personnels de direction des établissements scolaires ont également été parties prenantes des travaux pour identifier les besoins des usagers en matière d'amélioration de leurs parcours usagers dans l'écosystème des services et ressources numériques pour l'éducation à leur disposition.
Le présent document constitue la troisième version du référentiel d'interopérabilité des services numériques pour l'éducation.
Ce document a vocation à évoluer fréquemment pour s'adapter aux évolutions technologiques et juridiques à venir. Un réexamen annuel, avec l'ensemble des acteurs concernés incluant les représentants des personnels et des usagers, permet d'apprécier l'opportunité d'une actualisation du document. Ce dernier est ensuite soumis à l'avis du Conseil supérieur de l'éducation (CSE).
2. Principes d'interopérabilité
L'interopérabilité, au-delà du seul périmètre technique, impacte les systèmes informatiques, les processus, les procédures, les organisations tout au long de leur cycle de vie.
L'interopérabilité est assurée au travers de normes et formats respectés par tout élément ou système qui souhaite intégrer un domaine interopérable. Si l'interopérabilité dans les domaines de l'informatique et des télécommunications peut également être un outil de positionnement commercial, permettant à des consortiums de collaborer pour offrir des services plus complets qui s'enrichissent les uns avec les autres, c'est aussi un outil au service de l'humain pour lui permettre d'accéder à des parcours usagers plus fluides et proches des besoins.
2.1. Définition
L'interopérabilité s'entend comme la capacité de deux ou plusieurs systèmes à échanger des données et à utiliser les informations de chacun, sans nécessiter d'efforts importants de la part des utilisateurs ou des développeurs pour les intégrer et en faire usage.
Pour ce faire, ces systèmes doivent préalablement s'accorder sur la manière dont ils vont communiquer et utiliser les données et les informations qui peuvent être échangées. Cela consiste à s'entendre sur les protocoles d'échanges à utiliser et sur le format, la signification, la pertinence ou valeur ajoutée des données échangées.
La gestion des identités et des accès selon des règles partagées permet de fournir des parcours usagers sans réauthentification et respectueux des données personnelles, résolvant en cela un premier besoin d'interopérabilité entre les systèmes. Des notions et processus métiers partagés permettent quant à eux de poser les bases d'exigences d'interopérabilité pour les acteurs intervenant dans le même périmètre métier. L'adoption de normes ou de standards identiques au sein d'un écosystème favorise une autonomie technologique entre
ses différents systèmes. En respectant une interface standardisée, un système peut être remplacé par un autre de manière quasi transparente.
L'approche d'interopérabilité entre systèmes :
- permet une communication et une collaboration simplifiées et facilitées entre différentes applications, plateformes ou systèmes d'information ;
- stimule l'innovation et la créativité de nouvelles fonctionnalités pour les usagers, tout en facilitant l'évolutivité des systèmes conformes aux interfaces associées ;
- favorise la complémentarité et une mise en concurrence équitable des systèmes au sein de l'écosystème ;
- prévient la prolifération de connecteurs spécifiques et contribue à maîtriser les coûts pour l'ensemble des acteurs.
L'interopérabilité est ainsi primordiale afin de tirer parti des avantages offerts par diverses technologies pour créer des environnements informatiques plus flexibles, fluides et efficaces pour l'utilisateur final.
2.2. Niveaux d'interopérabilité
Comme cela a été identifié par l'EIF (European Interoperability Framework) (6) et rappelé dans le RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité), plusieurs niveaux d'interopérabilité sont à prendre en considération dès que l'on souhaite faire communiquer deux systèmes entre eux.
Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page
Figure 1 : Définitions et niveaux d'interopérabilité
1. Le niveau politique apporte une stratégie convergente et des visions partagées entre les parties prenantes, favorisant ainsi la mise en œuvre des solutions d'échange.
2. Le niveau juridique garantit que les informations échangées seront bien en accord avec le cadre légal et réglementaire et les accords contractuels établis. Il doit ainsi notamment prendre en considération les recommandations de la CNIL et de l‘ANSSI.
3. Le niveau organisationnel définit les moyens et les procédures mis en œuvre pour permettre les échanges et l'interopérabilité entre les systèmes.
4. Le niveau sémantique permet une compréhension partagée des différents éléments de l'échange entre les tiers concernés. Elle pourra ainsi reposer sur un ensemble de nomenclatures partagées entre les acteurs.
5. Le niveau syntaxique précise le format des données échangées.
6. Le niveau technique définit enfin les caractéristiques techniques de l'échange comme les protocoles et moyens de transport.
2.3. Nomenclatures et vocabulaires
L'interopérabilité entre services ou systèmes d'information hétérogènes et dans les systèmes d'échange nécessite de poser et maintenir un contenu informationnel compréhensible par les différents partenaires.
Les spécifications sémantiques d'interopérabilité imposent de définir un langage commun permettant aux applications des systèmes d'information participants d'interpréter de façon homogène la nature et les valeurs des données transmises et de les réutiliser sans erreur ou perte d'information.
Dans le champ de l'éducation, différentes nomenclatures permettent de répondre à ce besoin.
Les nomenclatures de la BCN (Base Centrale des Nomenclatures) constituent le langage commun du système d'information du ministère chargé de l'éducation nationale. Elles sont mises à jour régulièrement et historisées au moyen de dates d'ouverture et de fermeture. Elles sont en consultation sur le site de la Base centrale des nomenclatures (7).
En dehors de son profil d'application, ScoLOMFR (8) fournit des vocabulaires communs aux acteurs sur les principaux aspects de l'activité et de l'enseignement scolaire. Il est à la disposition de l'ensemble de la communauté scolaire.
2.4. Principes et outils pour les échanges de données
Pour que les échanges de données entre acteurs s'opèrent dans de bonnes conditions afin d'assurer une interopérabilité effective, des principes doivent être partagés et respectés.
Un outillage pour la mise en œuvre de ces principes est alors possible, sur la base d'API, dont la gestion massive pour l'intégration des services peut être facilitée via l'utilisation d'un API manager.
2.4.1. Un ensemble cohérent, du dictionnaire de données aux protocoles recommandés
La proposition représentée ci-dessous s'inspire des travaux de Brandt Redd (9) qui sont exposés sur EdMatrix (10) sous licence Creative Commons 4.0. La conception des données requiert une organisation en quatre couches. Elles ne sont pas nécessairement présentes dans toutes les normes mais chacune d'entre elles doit être prise en compte pour s'intégrer dans un système fonctionnel.
Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page
Figure 2 : Conception de l'organisation des données
Dictionnaire de données : Il s'agit d'une liste de données, chacune ayant un titre, une définition et parfois un format. Par exemple, Titre : « Date de naissance » ; Définition :« Jour de naissance d'un individu »; Format : « année-mois-jour ».
Modèle logique de données : Un modèle logique de données définit la structure des données, en décrivant les relations entre les données, regroupées en ensembles cohérents (objets ou entités). Par exemple, une entité « Élève » peut inclure les propriétés « nom », « date de naissance », « sexe », « adresse », etc. Le type d'entité « Étudiant » aurait une relation de plusieurs à plusieurs avec l'entité « Classe ».
Format de données : Il s'agit du codage des informations représentatives d'un objet sous la forme d'une suite d'informations plus petites (« atomiques ») pour permettre la transmission d'informations structurées ou leur stockage. Les deux formats XML et JSON, par exemple, sont en concurrence pour les formats de codage textuel mais des formats personnalisés peuvent exister et s'appliquer à un même modèle de données.
Protocole : Il dicte les règles de communication entre deux systèmes afin d'assurer que les données échangées soient envoyées et reçues sans perte d'octets, sans erreur, sans duplication et dans l'ordre dans lequel elles ont été envoyées.
2.4.2. Mise en œuvre des échanges par API
Si un protocole est un ensemble de règles qui régissent la manière dont les données sont transmises sur un réseau, une API est une interface qui permet à deux applications différentes de communiquer entre elles. La mise en œuvre des échanges de données par API permet d'assurer la fluidité des échanges entre applications, services et ressources et d'intégrer efficacement des services numériques à partir d'une ou plusieurs plateformes dans un parcours de navigation optimisé pour l'élève, l'enseignant ou tout autre acteur de la communauté éducative. La collaboration et le partage des ressources s'en trouvera facilité.
Les API doivent être accompagnées d'une documentation complète et claire par le fournisseur ainsi que d'un support technique efficace afin de faciliter leur adoption et leur utilisation par les développeurs.
Elles sont conçues pour être flexibles et évolutives afin de répondre aux besoins actuels et être en capacité de s'adapter aux besoins futurs.
3. Périmètre et principes du référentiel d'interopérabilité des services numériques pour l'éducation
3.1. Périmètre de l'interopérabilité
Le référentiel d'interopérabilité des services numériques pour l'éducation traite des questions d'interopérabilité pour l'ensemble des services numériques pour l'éducation fournis par les acteurs publics ou privés.
3.2. Typologie des données d'éducation
Afin de pouvoir décrire des règles communes pour l'interopérabilité des services numériques, le schéma ci-dessous propose une grille de description standard des données, s'appuyant sur la typologie des données d'éducation, présentée au chapitre 5 de la doctrine technique.
Ces propositions et représentations s'inspirent des travaux de Brandt Redd qui sont exposés sur EdMatrix sous licence Creative Commons 4.0.
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Figure 3 : Grille de description standard des données
Les données standard d'éducation peuvent être réparties en 2 grandes catégories et 8 types :
Données liées aux parties prenantes (« données des acteurs ») :
- données décrivant l'organisation scolaire ;
- données liées à l'identité ;
- données décrivant les interactions entre les acteurs (données évènementielles), dont font partie les « traces d'apprentissage » ;
- données descriptives des attestations de réussite.
Données liées aux contenus (« données des ressources ou services ») :
- métadonnées pour référencer et partager de façon certifiée les acquis des personnes ;
- métadonnées pour décrire, référencer et partager les définitions de compétences ;
- métadonnées de définition des contenus ;
- métadonnées pour le conditionnement et l'intégration des contenus.
3.3. Bénéfice de l'interopérabilité pour les usagers
Le référentiel vise à contribuer à la mise en place d'une offre de services finale cohérente, centrée sur les besoins de l'usager.
Les travaux menés avec les utilisateurs des services numériques pour l'éducation (11) dans le cadre des travaux 2023-2024 du programme Doctrine technique du numérique ont permis de dégager quatre volets d'amélioration liés à l'interopérabilité entre services.
Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page
Figure 4 : Quatre volets d'amélioration
3.3.1. Authentification unique
Une authentification unique des utilisateurs est nécessaire pour :
- assurer une simplicité d'accès aux services numériques et favoriser la fluidité du parcours usagers entre plusieurs services (principe du « dites-le-nous une fois ») ;
- contribuer à la sécurité du service et du parcours usager ;
- contribuer à la défendabilité du service.
Les solutions (standards et services socles du périmètre de l'éducation décrit dans le chapitre 4 de la doctrine technique) utilisées pour l'authentification et la propagation des données d'identité ont un impact sur les autres volets.
3.3.2. Portabilité des données des acteurs
La portabilité des données doit être définie dès l'initialisation du contrat, elle est nécessaire pour :
- assurer la continuité du parcours usager entre années et cycles scolaires ;
- assurer la continuité du parcours usager entre établissements ou académies ;
- assurer la continuité du parcours usager lors de changement de fournisseurs de services ;
- garantir l'authenticité, l'intégrité, la disponibilité de la donnée, et assurer la non répudiation ;
- garantir l'export de la donnée dans un format lisible.
3.3.3. Circulation des données entre services numériques
La circulation des données, de façon maîtrisée, entre services numériques pour l'éducation est nécessaire pour :
- assurer le service public du numérique éducatif pour les activités pédagogiques et les missions éducatives et les démarches administratives (principe du « dites-le-nous une fois ») ;
- créer de nouvelles fonctionnalités au bénéfice des usagers et de l'écosystème ;
- renforcer les possibilités créées par le numérique de personnalisation des parcours, de suivi des apprentissages et de remédiation par l'enrichissement des outils ;
- assurer le suivi de l'élève, quelle que soit l'activité qu'il a réalisée et quel que soit l'éditeur qui met à disposition le service numérique correspondant ;
- Garantir la conservation, maintenir l'intégrité, l'authenticité et la non répudiation des données produites par l'usager pour son propre usage.
3.3.4. Intégration de contenus éditoriaux
L'intégration de contenus éditoriaux entre services et ressources numériques est nécessaire pour :
- produire des parcours usagers fluides ;
- favoriser la complémentarité entre services.
3.4. Critères de sélection des standards
A l'instar des critères d'adoption retenus pour le RGI (12), les standards sélectionnés dans le présent document répondent aux critères suivants :
- ouvert ;
- pertinent ;
- mature ;
- indépendant ;
- facile à déployer ;
- soutenu par l'industrie.
Par ailleurs, à chaque standard est associé un statut pour faciliter la prise en compte par les fournisseurs de services, assurer une période de transition et de mise en conformité progressive. Le statut « émergent » permet également de prendre en compte les innovations technologiques.
Statut | Explication du statut |
|---|
Cible | Il s'agit d'un standard qui doit être respecté et appliqué par tous. |
En usage | Il s'agit d'un standard actuellement en usage au sein des systèmes d'information d'éducation. |
Émergent | Il s'agit d'un standard en émergence ou dont la maturité, la mise en œuvre et le soutien par la recherche et/ou l'industrie ne sont pas totalement acquis. |
En fin de vie | Il s'agit d'un standard en fin de vie, dont le soutien se termine car d'autres standards de remplacement émergent. Son application est à prendre avec précaution ; il est donc considéré « en sursis ». Si son retrait n'a pas encore été demandé dans tous les systèmes existants, il ne doit cependant pas être utilisé pour les nouveaux projets. |
4. Cartographie des données et besoins de standardisation
Pour que les échanges de données entre acteurs permettent d'assurer une interopérabilité effective, des principes doivent être partagés et respectés. Sur la base de la typologie des données présentée au chapitre 2 du présent document, la matrice ci-dessous fournit une grille de positionnement des besoins de standardisation des données.
Elle fait apparaître la nécessité de dictionnaires de données partagés, de règles de structuration des données et de leur échange selon des principes communs, afin de pouvoir les échanger de façon optimisée et dans l'intérêt final de l'usager.
Le chapitre 6 décrit les standards retenus dans la doctrine technique du numérique pour l'éducation, puis en fournit une synthèse selon cette même matrice.
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Figure 5 : Grille de positionnement des besoins de standardisation des données
5. Principes d'urbanisation communs
Pour une approche urbanisée des échanges, nécessaire pour décloisonner le secteur des services numériques pour l'éducation, des vocabulaires communs sont nécessaires et des interactions via des API permettront d'assurer la fluidité des échanges de données et l'intégration entre services.
5.1. Nomenclatures des objets d'éducation
Des nomenclatures nationales permettent de proposer un vocabulaire de base, en français, permettant aux acteurs de partager la même compréhension du concept manipulé, indépendamment du système d'où il provient. Ces vocabulaires partagés sont essentiels pour améliorer l'interopérabilité sémantique des services interconnectés.
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Figure 6 : Positionnement des nomenclatures
N°1 | Exigence Les services numériques pour l'éducation dans les 1er et 2d degrés décrivent les personnes et structures pédagogiques de manière identique sur la base des nomenclatures de la BCN (Base Centrale des Nomenclatures). |
5.2. Echanges de données par API
N°2 | Exigences Les services numériques pour l'éducation sont API-sés en exposant des APIs sécurisées pour d'autres services ou applications consommatrices. Ils permettent également de consommer des APIs fournies par des services ou applications tierces. Les services permettent également l'accès à d'autres services en utilisant des APIs. |
N°3 | OMOGEN est le point d'entrée et de sortie unique pour les échanges de données publiques via les API avec les SI en académie, avec les partenaires externes et au national. |
5.3. Echanges de fichiers pour les systèmes de stockage
N°4 | Exigence Les systèmes de stockage de fichiers permettent le partage et l'échange de fichiers au format Objet en utilisant le protocole REST ou S3 |
5.4. Normes et standards
Le tableau ci-dessous présente les normes et standards utilisables ainsi que leur statut pour l'échange et la circulation des données.
Champs | Organisme | Standards | Observation | Statut |
|---|
Protocole | IETF | HTTPS | HyperText Transfer Protocol Secure : combinaison du HTTP avec une couche de chiffrement TLS. | Cible |
Protocole | | REST | Representational state transfer. Style d'architecture logicielle définissant un ensemble de contraintes à utiliser pour créer des services web | Cible |
Format | IETF | JSON | JavaScript Object Notation. Format de données textuel dérivé de la notation des objets du langage JavaScript. | Cible |
Format | W3C | XML | Extensible Markup Language. L'objectif initial de XML est de faciliter l'échange automatisé de contenus complexes entre systèmes d'informations hétérogènes | En usage |
6. Présentation des exigences et standards retenus par domaine fonctionnel
Ce chapitre permet de présenter l'ensemble des exigences pour les services numériques pour l'éducation par domaine fonctionnel et type de données.
6.1. Identification et authentification des utilisateurs dans un contexte interopérable
L'authentification des utilisateurs est opérée par un service numérique « d'identification/authentification » qui fonctionne à partir de la réception et de la vérification d'un couple « identifiant / authentifiant ». Il permet également la gestion du cycle de vie des identités et des authentifiants.
L'identification permet de connaître l'identité d'un utilisateur, alors que l'authentification permet de vérifier l'identité.
Il existe plusieurs facteurs d'authentification : utiliser une information que seul le prétendant connaît (mot de passe), possède (carte à puce), est (données biométriques), peut produire (un geste).
Les protocoles d'authentification décrivent les interactions entre un prouveur et un vérifieur et les messages permettant de prouver l'identité d'un utilisateur. On distingue deux familles de protocoles d'authentification : l'authentification simple (un seul facteur d'authentification en jeu) et l'authentification forte (deux facteurs ou plus). Par ailleurs, on parle d'authentification unique lorsqu'un utilisateur n'a besoin de procéder qu'à une seule authentification pour accéder à plusieurs applications informatiques.
N°5 | Exigence Les services numériques pour l'éducation implémentent les fonctions de propagation d'identité SSO (single sign-on). Le système permet l'accès à un service externe puis de revenir sur le premier service, par échange de données d'identité. |
6.1.1. Fournisseurs d'identité du périmètre des services numériques pour l'éducation (services socles)
La doctrine technique du numérique pour l'éducation décrit, dans son chapitre 4, les services d'identification/authentification ÉduConnect pour les élèves et leurs représentants légaux, et le guichet Agents pour les agents de l'éducation nationale.
Ils permettent à ces utilisateurs de fédérer leur identité entre les différents portails de services raccordés.
6.1.2. Interface avec les services socles fournisseurs d'identité
N°6 | Exigence Les services numériques pour l'éducation utilisent les services socles pour l'authentification/identification des usagers du périmètre éducatif. |
6.1.2.1. Contrats d'interface ÉduConnect
Les contrats d'interface ÉduConnect sont disponibles sur demande, lors des travaux d'accrochage.
L'interconnexion des services numériques pour l'éducation avec le guichet ÉduConnect, sous réserve qu'ils soient sous la responsabilité de traitement du ministère de l'éducation nationale (ministère, académies, chefs d'établissement, IA-DASEN) et déclarés dans les registres de traitement des entités concernées s'effectue par la mise en place d'une fédération d'identité.
6.1.2.2. Contrats d'interface du guichet Agents
6.1.3. Normes et standards
N°7 | Exigence Pour la fédération d'identités permettant l'authentification SSO, les services numériques pour l'éducation s'appuient sur des protocoles standards et éprouvés tels que décrits dans le tableau ci-dessous. Les appels aux APIs utilisent une authentification basée sur des protocoles d'autorisation et d'authentification tels que OAuth2 ou OIDC. |
Le tableau ci-dessous présente les normes et standards utilisables ainsi que leur statut pour l'identification et l'authentification des utilisateurs.
Champs | Organisme | Standard | Observation | Statut |
|---|
Protocole | OIDF | Open ID Connect (OIDC) | Couche d'identification basée sur OAuth 2.0, dispositif d'autorisation. | Cible |
Protocole | Internet engineering task force (IETF) | OAuth2 | Protocole d'autorisation. Inclus dans OIDC | Cible |
Protocole | Organization for the Advancement of Structured Information Standards (OASIS) | SAML 2.0 | Utilisé par le GAR. Permet l'échange de données d'authentification et d'identification entre domaines de sécurité. | En usage |
Protocole | APEREO | CAS | Central Authentification Service (système d'authentification unique). Support OIDC, OAuth2 et SAML | Fin de vie |
6.2. Organisation pédagogique pour la vie scolaire
Les fonctions correspondant aux processus et activités métiers s'appuyant sur l'organisation pédagogique visent à matérialiser et mettre à jour l'organisation scolaire optimisée dans l'espace et le temps pour assurer les activités pédagogiques et missions éducatives, c'est-à-dire l'emploi du temps. Les données d'organisation scolaire sont nécessaires pour les fonctions de suivi de l'assiduité des élèves (absences, évaluations…) telles que définies au code de l'éducation, mais également pour les espaces numériques de travail, les systèmes d'information d'évaluation ou de certification.
N°8 | Exigence Les services numériques pour l'éducation outillant le système d'information pédagogique de l'établissement implémentent les fonctions d'échanges de données d'organisation scolaire avec les autres services numériques habilités. |
6.2.1. Périmètre des services numériques pour l'éducation
Les fournisseurs de solutions d'emploi du temps et/ou de vie scolaire outillent les processus et activités s'appuyant sur l'organisation pédagogique définie par le chef d'établissement.
La doctrine technique du numérique pour l'éducation décrit, dans son chapitre 4, le service pour la circulation des données d'organisation pédagogique (Scope).
6.2.2. Interface entre les fournisseurs de données et fournisseurs de service du périmètre
6.2.2.1. Echanges par API normalisées
N°9 | Exigence Les différents fournisseurs de données ou de services outillant les établissements et écoles pour leurs processus et activités pédagogiques permettent des communications basées sur des API normalisées et apportant des mesures de sécurité prouvant l'authentification des sujets, l'intégrité et la confidentialité des échanges. |
6.2.2.2. Contrats d'interface Scope
N°10 | Exigence Les services numériques éducatifs utilisent le service socle Scope pour la circulation des données d'organisation pédagogique du périmètre éducatif. |
A. Emplois du temps (« Scope entrée »)
Le contrat d'interface unique pour la remontée des données d'organisation pédagogique, entre le MEN pour le service SCOPE et chaque acteur fournissant un service d'élaboration et de gestion d'emploi du temps, est disponible aux acteurs habilités dans l'espace Pléiade (13)
« ESPACE ÉDITEURS INTERFACE ÉDUCATION NATIONALE » / rubrique « emploi du temps ».
B. Contrat d'interface Scope - Services habilités (« Scope sortie »)
Les contrats d'interface entre le service Scope du MENJ et chaque acteur habilité à récupérer des données issues des emplois du temps opérationnels seront disponibles à titre expérimental sous la seule forme d'API dans un premier temps. L'API Scope proposera plusieurs services (souscription sur demande à osmose.coord-gen@ac-dijon.fr), répondant chacun à des cas d'usage préalablement concertés avec les représentants des personnels de direction d'EPLE.
6.2.3. Normes et standards
N°11 | Exigence Pour la circulation des données d'organisation pédagogique, les services numériques pour l'éducation s'appuient sur des standards et éprouvés tels que EML (pour les messages de type courrier électronique), iCal (pour les invitations Agenda), vCard (pour les informations de contacts des utilisateurs) ou encore OneRoster (pour les listes de cours et les données associées). |
Le tableau ci-dessous présente les normes et standards utilisables, ainsi que leur statut, sur le périmètre de l'organisation pédagogique pour la vie scolaire.
Champs | Organisme | Standards | Observation | Statut |
|---|
Protocole / format | 1EdTech | OneRoster | Profil français à venir, dans le cadre des travaux avec 1Edtech. Éléments d'échange de toutes les données de vie scolaire | Cible |
Format | IETF | EML | Format de fichier pour les messages électroniques | Cible |
Format | Internet Mail Consortium | vCard | Format de carnet d'adresses | Cible |
Format | IETF | iCal | Internet Calendaring and Scheduling Core Object Specification pour l'échange et le déploiement des événements de calendrier et de planification. | Cible |
6.3. Portails de services numériques et ressources et services numériques pour l'enseignement et les pratiques pédagogiques
Les pratiques pédagogiques des enseignants s'appuient sur les programmations pédagogiques annuelles et périodiques (progressions) outillées par des services numériques de type « cahier de textes » pour sérier et organiser les activités associées ainsi que par des ressources numériques éducatives fournissant du contenu et des outils au bénéfice de l'enseignement et de l'apprentissage.
N°12 | Exigence Les services numériques pour l'éducation fournissant des fonctions de ressources et services numériques pour l'enseignement et les pratiques pédagogiques organisent leurs contenus selon une description sémantique normalisée et permettent l'intégration de granules pour réutiliser facilement des contenus ou des modules d'évaluation, pour rendre compte des expériences d'apprentissage ou encore pour assurer le suivi en continu de l'activité des élèves. |
6.3.1. Fournisseurs de ressources et services numériques pour l'enseignement et les pratiques pédagogiques
Les fonctions d'enseignement et pratiques pédagogiques sont outillées par de nombreux ressources ou services numériques, dont le choix est opéré par les enseignants au titre de leur liberté pédagogique, exercée dans le cadre de leur établissement/école eux-mêmes bénéficiaires des projets territoriaux de ressources et services numériques.
En raison de la diversité des projets territoriaux et des fournisseurs de services concernés, il est indispensable de partager des principes permettant de trouver, accéder, éditer et intégrer les outils et ressources pédagogiques de manière transparente entre les services ou portails de services, tout en garantissant la protection des données à caractère personnel des élèves et des personnels d'éducation.
Le document principal de la doctrine technique du numérique pour l'éducation décrit le cadre du SDET pour les ENT, de CARMO pour les projets d'équipements individuels, de CARINE pour les services d'infrastructures ainsi que le service GAR pour la gestion des accès aux ressources.
6.3.2. Exigences pour les fournisseurs de données et fournisseurs de service du périmètre
6.3.2.1. Alimentation des portails de services numériques territoriaux
N°12 bis | Exigence Les portails de services numériques portés par des projets territoriaux alimentent leur base des données à partir du système d'information du ministère sur la base des processus d'alimentation définis et encadrés par l'annuaire fédérateur. |
Actuellement, l'annuaire fédérateur fournit des exports pour les projets d'ENT et d'équipements mobiles.
6.3.2.2. Intégration de contenus pour les parcours pédagogiques
N°13 | Exigence Les services numériques pour l'éducation doivent permettre aux utilisateurs : - de construire un parcours pédagogique avec des ressources pédagogiques ; - d'utiliser des granules pédagogiques dans un parcours pédagogique sans sortir de celui-ci ; - de suivre l'activité de l'élève tout au long d'un parcours. |
6.3.2.3. Portabilité et réversibilité
N°14 | Exigence Les services numériques pour l'éducation doivent permettre aux utilisateurs : - de créer des parcours pérennes et réutilisables, donc indépendants des différents acteurs ; - d'exporter et d'importer des granules ou des parcours pédagogiques. |
6.3.2.4. Echanges de données à caractère personnel - contrat d'interface GAR
N°15 | Exigence Les services numériques pour l'éducation utilisent les services socles pour la gestion des accès aux ressources (GAR). |
Le GAR permet d'assurer une autorité d'autorisation, en mettant en relation les données des utilisateurs avec les données des ressources
Les contrats d'interface permettant le raccordement au GAR sont fournis par le RTFS (référentiel technique, fonctionnel et de sécurité) du GAR. Celui-ci s'adresse aux partenaires, fournisseurs de ressources d'une part et projets ENT d'autre part. Il est organisé en trois opuscules et un paquetage :
- opus « Présentation générale » ;
- opus « Référentiel juridique et administratif » ;
- opus « Référentiel technique » ;
- paquetage de documents d'accompagnement et exemples.
Le RTFS comporte une version pour les fournisseurs d'identité, notamment les projets ENT et leurs exploitants, et une version pour les fournisseurs de ressources.
Le RTFS intègre le contrat d'interface des exploitants ENT ou des fournisseurs de ressources.
Il est disponible sur demande à l'adresse dne-gar@education.gouv.fr ou sur le site du GAR, dès la demande d'accrochage.
6.3.3. Normes et standards
N°16 | Exigence Pour répondre aux exigences d'intégration de contenus, de portabilité et de réversibilité, les services numériques pour l'éducation s'appuient sur des protocoles standards et éprouvés tels que xAPI ou LTI. |
Normes et standards utilisables pour l'enseignement avec leur statut
Champs | Organisme | Standard | Observations | Statut |
|---|
Suivre l'activité de l'élève tout au long d'un parcours (traces d'apprentissage) |
Données évènementielles / Protocole | ADIL/IEEE | xAPI | Tin Can/xAPI est un standard paramétrable qui peut être utilisé dans tous les contextes (services numériques, plateformes pédagogiques, ressources numériques, évaluations formatives et sommatives, interactions pair à pair) pour collecter des données évènementielles permettant de rendre compte du parcours d'un élève en le suivant pas à pas, et des usages d'une plateforme, d'un service ou d'une ressource. | Cible |
Données évènementielles / Protocole | 1EdTech | Caliper Analytics | Le standard Caliper offre un cadre normalisé et largement adopté pour la collecte et l'analyse des données événementielles liées à l'apprentissage, favorisant ainsi une meilleure compréhension de l'activité des élèves tout au long de leur parcours éducatif. | Cible |
Exporter et importer des granules ou des parcours pédagogiques |
Métadonnées de définitions des contenus / Modèle logique de données et sérialisation | 1EdTech | Common Cartridge | Une norme de packaging des contenus pour échanger des contenus et des parcours pédagogiques. | Cible |
Données pour le conditionnement et l'intégration des contenus / Modèle logique de données et sérialisation | ADL/IEEE | Scorm | Format pour développer et publier des ressources d'apprentissage numériques réutilisables dans des systèmes de gestion de l'apprentissage et d'autres environnements d'apprentissage. | En fin de vie |
Utiliser des granules pédagogiques dans un parcours pédagogique |
Données pour le conditionnement et l'intégration des contenus / Modèle logique de données et sérialisation | Groupe H5P | H5P | H5P est un plugin pour les systèmes de publication existants qui permet aux utilisateurs de créer du contenu interactif comme des vidéos interactives, des présentations, des jeux, des quiz et bien d'autres. | Cible |
Données pour le conditionnement et l'intégration des contenus | 1EdTech | QTI | Format d'échange de questions et de structures de test, d'informations sur la notation | Cible |
Données pour le conditionnement et l'intégration des contenus / Protocole | 1EdTech | LTI | Protocole permettant à un système de gestion de l'apprentissage d'intégrer des outils d'apprentissage personnalisés ou des expériences proposées par un autre système. | Cible |
Décrire des ressources pédagogiques |
Métadonnées de définitions des contenus / Dictionnaires de données, modèle logique de données et sérialisation | IEEE / AFNOR | ScoLOMFR | Description des ressources. | Cible |
6.4. Examens, certifications et concours
Le tableau ci-dessous présente les normes et standards utilisables ainsi que leur statut pour les examens, certifications et concours.
Champs | Organisme | Standard | Observation | Statut |
|---|
Modèle de données | Commission Européenne | European Learning Model (ELM) | Modèle de données multilingue pour l'interopérabilité des possibilités d'apprentissage, des qualifications, de l'accréditation et des titres de compétences en Europe. | Cible |
Modèle de données | 1EdTech | Open Badge | Méthode pour regrouper des informations sur une reconnaissance ou une réalisation unique, telle qu'une microcertification, une aptitude, une compétence ou un diplôme. | Cible |
6.5. Pilotage des missions éducatives
6.5.1. Fournisseurs de données et de services pour l'évaluation des services numériques pour l'éducation
Le pilotage des missions éducatives relève de différents niveaux de décision, de l'établissement ou de l'école, jusqu'aux services du ministère chargé de l'éducation nationale, en passant par les académies et collectivités territoriales.
Des dispositifs d'évaluation permettent d'outiller les besoins de pilotage de chacun de ces niveaux de décision, afin d'apporter une aide au pilotage de la politique publique d'éducation et des projets de services numériques pour l'éducation en particulier.
6.5.2. Exigences pour les fournisseurs de ressources et services numériques pour l'éducation
6.5.2.1. Utilisation d'indicateurs de fréquentation normés
Le nombre de visites est l'indicateur standard des outils de mesure d'audience. Il représente la consultation de pages d'un site. L'utilisation de services numériques pour l'éducation nécessitant la plupart du temps une authentification, chaque visite est effectuée par un utilisateur.
N°17 | Exigence Pour répondre aux besoins de pilotage des projets et politiques numériques, les services numériques pour l'éducation sont capables de fournir a minima deux indicateurs principaux : la visite et l'utilisateur. |
Si un utilisateur reste inactif plus de trente minutes avant de reprendre son activité, il génère deux visites. Si sa période d'inactivité est inférieure à trente minutes, il ne génère qu'une visite.
Si deux utilisateurs se connectent depuis le même ordinateur (ou autre appareil) ; ils génèrent chacun une visite et sont considérés comme différents.
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6.5.2.2. Intégration dans le DNMA - dispositif de mesure d'audience
Le DNMA est défini comme service socle au chapitre 4 de la doctrine technique du numérique pour l'éducation.
Les services de type ENT qui s'inscrivent dans le DNMA bénéficient du cadre normalisé retenu pour ce dispositif. La définition des indicateurs produits par ce dispositif est celle retenue par l'ACPM (alliance pour les chiffres de la presse et des médias) et l'outil de recueil des indicateurs est certifié par cette association professionnelle française.
Le DNMA repose sur une solution de « marquage » externe conforme à un cahier des charges partagé qui définit le contenu et la structure des marqueurs. Le cahier des charges est composé :
- du référentiel fonctionnel et technique d'intégration (RFTI) :
- description des indicateurs utilisés ;
- liste de référence des indicateurs « service » et « outil » ;
- informations techniques et fonctionnelles nécessaires à la mise en œuvre du marqueur DNMA ;
- description des exigences pour être conforme au DNMA ;
- description des options d'implémentations complémentaires ;
- du plan de marquage :
- il s'agit de la table de correspondance entre les pages et fonctionnalités de la plateforme ENT et le référentiel des services du dispositif qui permet d'interpréter les statistiques du dispositif ;
- le plan de marquage est propre à chaque plateforme ENT ;
- le respect du plan de marquage est une exigence de conformité au DNMA.
6.5.3. Normes et standards pour la mesure de la fréquentation
N°18 | Exigence Pour répondre aux besoins de pilotage et fournir des indicateurs de fréquentation normés, les ressources et services numériques pour l'éducation s'appuient sur des indicateurs inscrits dans le DNMA. |
7. Synthèse des standards retenus
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Figure 7 : Synthèse des standards retenus
Champs | Organisme | Standards | Observation | Statut |
|---|
Protocole | IETF | HTTPS | HyperText Transfer Protocol Secure : combinaison du HTTP avec une couche de chiffrement TLS. | Cible |
Protocole | | REST | Representational state transfert. Style d' architecture logicielle définissant un ensemble de contraintes à utiliser pour créer des services web. | Cible |
Format | IETF | JSON | JavaScript Object Notation. Format de données textuel dérivé de la notation des objets du langage JavaScript. | Cible |
Format | W3C | XML | Extensible Markup Language. L'objectif initial de XML est de faciliter l'échange automatisé de contenus complexes entre systèmes d'informations hétérogènes. | En usage |
Protocole | OIDF | Open ID Connect (OIDC) | Couche d'identification basée sur OAuth 2.0, dispositif d'autorisation. | Cible |
Protocole | Internet engineering task force (IETF) | OAuth2 | Protocole d'autorisation. Inclus dans OIDC. | Cible |
Protocole | Organization for the Advancement of Structured Information Standards (OASIS) | SAML 2.0 | Utilisé par le GAR. Permet l'échange de données d'authentification et d'autorisation entre domaines de sécurité. | En usage |
Protocole | APEREO | CAS | Central Authentification Service (Système d'authentification unique). Support OIDC, OAuth2 et SAML | Fin de vie |
Protocole / format | 1EdTech | OneRoster | Profil français à venir, dans le cadre des travaux avec 1Edtech. Éléments d'échange de toutes les données de vie scolaire. | Cible |
Format | IETF | EML | Format de fichier pour les messages électroniques. | Cible |
Format | Internet Mail Consortium | vCard | Format de carnet d'adresses. | Cible |
Format | IETF | iCal | Internet Calendaring and Scheduling Core Object Specification pour l'échange et le déploiement des événements de calendrier et de planification. | Cible |
Données évènementielles / Protocole | ADIL/IEEE | xAPI | Un protocole pour rapporter et suivre les traces laissées par les activités. | Cible |
Données évènementielles / Protocole | 1EdTech | Caliper Analytics | Le standard Caliper offre un cadre normalisé et largement adopté pour la collecte et l'analyse des données événementielles liées à l'apprentissage, favorisant ainsi une meilleure compréhension de l'activité des élèves tout au long de leur parcours éducatif. | Cible |
Métadonnées de définitions des contenus / Modèle logique de données et sérialisation | 1EdTech | Common Cartridge | Une norme de packaging des contenus pour échanger des contenus et des parcours pédagogiques. | Cible |
Données pour le conditionnement et l'intégration des contenus / Modèle logique de données et sérialisation | ADL/IEEE | Scorm | Format pour développer et publier des ressources d'apprentissage numériques réutilisables à utiliser dans des systèmes de gestion de l'apprentissage et d'autres environnements d'apprentissage. | En fin de vie |
Données pour le conditionnement et l'intégration des contenus / Modèle logique de données et sérialisation | Groupe H5P | H5P | H5P est un plugin pour les systèmes de publication existants qui permet aux utilisateurs de créer du contenu interactif comme des vidéos interactives, des présentations, des jeux, des quiz et bien plus encore. | Cible |
Données pour le conditionnement et l'intégration des contenus | 1EdTech | QTI | Format d'échange de questions et de structures de test, d'informations sur la notation | Cible |
Données pour le conditionnement et l'intégration des contenus / Protocole | 1EdTech | LTI | Protocole permettant à un système de gestion de l'apprentissage d'intégrer des outils d'apprentissage personnalisés ou des expériences proposées par un autre système. | Cible |
Métadonnées de définitions des contenus / Dictionnaires de données, modèle logique de données et sérialisation | IEEE | ScoLOMFR | Description des ressources. | Cible |
Modèle de données | Commission Européenne | European Learning Model (ELM) | Modèle de données multilingues pour l'interopérabilité des possibilités d'apprentissage, des qualifications, de l'accréditation et des titres de compétences en Europe. | Cible |
Modèle de données | 1EdTech | Open Badge | méthode pour regrouper des informations sur une reconnaissance ou une réalisation unique, telle qu'une microcertification, une aptitude, une compétence ou un diplôme. | Cible |
8. Cas d'usage
8.1. Accéder à une ressource pédagogique
Description
Un élève souhaite accéder à une ressource numérique depuis son parcours pédagogique.
Exemple de scénario d'accès via le GAR
L'élève se connecte sur le service numérique de son établissement (ENT/OVS/LMS) via ÉduConnect.
A partir de son parcours pédagogique, l'élève accède à une ressource numérique (via un lien profond).
Une session d'apprentissage s'ouvre sur le fournisseur de ressources depuis le navigateur de l'élève.
Hypothèses
Les responsabilités liées à l'accès et l'utilisation des ressources sont encadrées par le contrat GAR / RGPD.
Le fournisseur de ressources est accessible via une URL du GAR
L'authentification unique (SSO) réalisée par l'élève via ÉduConnect permet au GAR d'identifier l'élève.
La ressource permet un accès granulaire.
Pas d'utilisation d'outil propriétaire pour la visualisation de contenu.
Normes et standards concernés par ce cas d'usage
Source | Destination | Protocole de transport | Norme d'échange | Contrat d'interface | Description |
|---|
ENT/OVS/LMS | ÉduConnect | HTTPS-REST | OIDC | ÉduConnect | Identité de l'élève fournie par ÉduConnect après authentification |
GAR | ENT/OVS/LMS | HTTPS | LTI | GAR | L'accès à la ressource est réalisé via une URL GAR. Celui-ci relaie l'accès au fournisseur de ressources après un contrôle d'autorisation |
ENT/OVS/LMS | Fournisseur de ressources | HTTPS | LTI | A définir | Ouverture d'une session LTI entre le navigateur de l'élève et le serveur du fournisseur de ressources |
ENT/OVS/LMS | ENT/OVS/LMS | REST | xAPI | A définir | Enregistrer les traces d'apprentissage |
8.2. Faciliter l'intégration des ressources dans un LMS pour une utilisation sans couture dans un parcours pédagogique
Description
Un enseignant souhaite créer un parcours pédagogique basé sur des ressources numériques fournies par plusieurs éditeurs tiers.
Exemple de scénario d'accès via le GAR
L'enseignant se connecte sur le service numérique de son établissement (ENT/OVS/LMS).
Il construit son parcours pédagogique en utilisant une liste de ressources accessibles, remontée par le GAR dans le médiacentre proposé par le service numérique.
Hypothèses
Le GAR est le fournisseur de métadonnées sur les ressources.
Le GAR reconnait l'identité de l'enseignant connecté sur son outil numérique.
La liste de ressources remontée par le GAR est à la fois accessible par l'enseignant et par les élèves auxquels est destiné le parcours pédagogique.
L'ENT est le fournisseur de l'identifiant de l'utilisateur pour le GAR.
Flux techniques et normes
Source | Destination | Protocole | Norme ou standard | Contrat d'interface | Description |
|---|
Guichet Agents | ENT/OVS/L MS | REST | OpenID Connect | Guichet Agents | Authentification et identification de l'enseignant |
GAR | ENT/OVS/L MS | REST | ScoLOMFR | GAR | Fourniture de la liste de ressources accessibles à l'enseignant |
8.3. Assurer la portabilité des contenus d'un parcours pédagogique lors d'un changement de LMS
Description :
Un enseignant / un personnel de direction souhaite, dans le cadre d'un changement d'établissement, faire le transfert et la reprise de ses données depuis la solution numérique de l'établissement de départ jusqu'à la solution numérique de l'établissement d'arrivée.
Exemple de scénario exécuté sur l'ENT de l'établissement de départ
L'enseignant/PERDIR se connecte sur l'ENT de son établissement de départ puis saisit une demande de changement d'établissement et de transfert de son dossier vers un établissement d'arrivée. Il sélectionne ensuite une liste des contenus à transférer.
L'ENT de départ envoie une demande à l'ENT d'arrivée avec la liste des contenus (cahier de texte, messagerie, parcours Moodle, ressources pédagogiques, etc.) et leurs formats sources.
L'ENT d'arrivée analyse la demande et répond avec la liste des contenus et formats compatibles.
Exemple de scénario exécuté sur l'ENT de l'établissement d'arrivée
L'enseignant/PERDIR se connecte sur l'ENT de son établissement d'arrivée.
L'ENT télécharge et intègre automatiquement les données dont le format est compatible avec la solution ENT de l'établissement d'arrivée.
L'enseignant/PERDIR réalise le téléchargement manuel des contenus dont le format n'est pas compatible avec l'ENT de l'établissement d'arrivée. L'opération est exécutée via l'IHM de l'ENT de l'établissement d'arrivée.
Hypothèses :
Les ENT de départ et d'arrivée sont capables de reconnaitre l'identité de l'enseignant/PERDIR demandant le transfert.
Source | Destination | Protocole de transport | Norme d'échange | Contrat d'interface | Description |
|---|
Guichet Agents | ENT1 (départ) / ENT2 (arrivée) | REST | OpenId Connect | Guichet Agents : +lien | Fourniture de l'identité de l'enseignant |
ENT1 (départ) | ENT2 (arrivée) | REST | JSON | Contrat d'interface unique pour les ENT : +lien | Liste des contenus avec leur formats locaux |
ENT2 (arrivée) | ENT1 (départ) | REST | JSON | Contrat d'interface unique pour les ENT : +lien | Liste des contenus avec les formats compatibles |
ENT1 (départ) | ENT2 (arrivée) | REST / S3 | Binaire, ScoLOMFR, Schema.org | Contrat d'interface unique pour les ENT : +lien | Téléchargement des contenus binaires, ou formatés comme les liste d'indexes SCOLORMFR/Schema.org |
Annexe
Annexe 3 JORFARTI000054883413
ANNEXE 3
RÉFÉRENTIEL DU NUMÉRIQUE RESPONSABLE POUR L'ÉDUCATION
Table des matières
1. Préambule
1.1. Contexte et objectifs du document
1.2. Cycle de vie du document et gouvernance
2. Éco-responsabilité numérique
2.1. Définition
2.2. Principes généraux d'éco-conception
2.3. Textes et outils de référence
2.4. Niveaux d'écoconception
2.5. Exigences pour les services numériques pour l'éducation
3. Accessibilité numérique
3.1. Définition et périmètre
3.2. Principes généraux d'accessibilité
3.3. Textes et outils de référence
3.4. Sanctions
3.5. Axes à prendre en compte pour la mise en accessibilité
3.6. Exigences pour les services numériques pour l'éducation
4. Usages des données et protection des personnels et des usagers
4.1. Définition
4.2. Textes de référence
4.3. Identité numérique des élèves
4.3.1. Définitions
4.3.2. Principes généraux
4.3.3. Exigences pour les services numériques pour l'éducation
4.4. Droit à la déconnexion
4.4.1. Définitions
4.4.2. Principes généraux
4.4.3. Exigences pour les services numériques pour l'éducation
5. Usages de l'IA et services numériques pour l'éducation
5.1. Définitions
5.2. Textes de référence
5.3. Principes généraux
5.4. Exigences pour les services numériques pour l'éducation
1. Préambule
1.1. Contexte et objectifs du document
Ce document constitue le référentiel du numérique responsable pour l'éducation. Il s'inscrit dans le corpus des référentiels de la doctrine technique du numérique pour l'éducation, et dans la stratégie du numérique pour l'éducation qui rappelle l'ambition du ministère pour le développement de la citoyenneté à l'ère du numérique tout autant que l'engagement nécessaire de chaque fournisseur de services numériques pour tendre vers un objectif commun de développement durable.
Il recense les exigences et recommandations en matière d'écoresponsabilité, d'accessibilité numérique, d'éthique et d'usage de l'IA pour l'ensemble des fournisseurs de services numériques pour l'éducation.
Il s'appuie sur des documents de référence généraux comme le RGESN ou le RGAA, le rapport de la commission « Écrans et enfants : à la recherche du temps perdu » et contextualise les exigences au périmètre des services numériques pour l'éducation. Le ministère, ses fournisseurs de services ainsi que l'ensemble des partenaires et acteurs des services numériques ont participé à l'élaboration de ce référentiel.
Dans le cadre de ce référentiel, il est entendu que le « numérique responsable » est un processus d'amélioration continue qui vise à réduire l'empreinte environnementale et sociale du numérique (14). Sur le plan environnemental, il revendique une utilisation plus sobre et moins énergivore de l'outil numérique en faisant évoluer les pratiques, les usages et les projets de déploiement des équipements et services vers plus de sobriété.
Sur le plan social, le numérique responsable vise à garantir l'inclusion numérique, l'accès équitable aux technologies et la protection des droits de l'homme. Cela inclut la lutte contre la fracture numérique et la promotion de l'éthique numérique.
Sur le plan économique, le numérique responsable encourage des modèles d'affaires durables, la transparence financière et la création d'emplois éthiques. Il s'agit de promouvoir une économie numérique qui contribue positivement au bien-être économique global.
1.2. Cycle de vie du document et gouvernance
Le ministère et ses services déconcentrés, les collectivités territoriales et les acteurs de la filière industrielle, ainsi que les représentants des personnels, des élèves et des familles, participent à l'élaboration de ce référentiel. L'ensemble des parties prenantes participe à la gouvernance de la doctrine et de ses référentiels via les instances de concertation.
Le présent document constitue la troisième version du référentiel du numérique responsable pour l'éducation.
Un réexamen annuel, avec l'ensemble des acteurs concernés incluant les représentants des personnels et des usagers, permet d'apprécier l'opportunité d'une actualisation du document. Ce dernier est ensuite soumis à l'avis du Conseil supérieur de l'éducation (CSE).
2. Responsabilité sociale et environnementale
2.1. Définition
Dans le cadre d'une politique de sobriété, le recours à des outils numériques doit toujours être interrogé d'un point de vue social et environnemental. Il faut ainsi renoncer au numérique s'il existe des recours moins coûteux écologiquement et socialement.
La responsabilité sociale et environnementale d'un service numérique éducatif consiste à intégrer des contraintes environnementales et sociales dans tous les processus de développement, afin de réduire les impacts environnementaux et sociaux du service numérique pendant son cycle de vie (15).
2.2. Principes généraux d'éco-conception
Plus la prise en compte des aspects environnementaux intervient tôt dans le cycle de vie du service numérique (avant son développement, pendant ou après), plus l'effet est important.
L'intégration de quelques principes de base doit permettre de réduire la consommation de ressources informatiques et énergétiques des terminaux, des réseaux et gisements de données :
- simplicité des fonctionnalités ;
- frugalité et sobriété de l'architecture applicative ;
- pertinence, soit : utilité / temps de réponse / accessibilité ;
- durabilité, en favorisant notamment la réutilisation et l'ouverture des briques logicielles, ainsi que l'utilisation d'API pour faciliter les échanges de données.
La planification de l'utilisation de données par le service numérique, en suivant le principe FAIR (Findable, Accessible, Interoperable, Reusable), soit faciles à trouver, accessibles, interopérables, réutilisables est une composante importante du processus (16).
Afin de répondre de manière efficace aux enjeux cités, il est nécessaire d'explorer les recommandations officielles et parallèlement la mise en œuvre de méthodes et d'outils appropriés.
2.3. Textes et outils de référence
Le Référentiel Général d'Écoconception des Services Numériques (RGESN) (17)
Il a été élaboré par l'Arcep et l'ARCOM, en collaboration avec l'ADEME, la DINUM, la CNIL et l'Inria. Ce document s'appuie en particulier sur les travaux antérieurs de la mission interministérielle Numérique écoresponsable (MiNumEco) menée par la DINUM et l'ADEME, en collaboration avec le ministère de la Transition écologique et l'Institut du numérique responsable (RGESN novembre 2022).
Rapport sur l'obsolescence logicielle du Conseil général de l'économie (18)
Il répertorie les différents textes nationaux et européens sur l'écoconception et l'obsolescence logicielle. Il permet de les consulter par fonctionnalité (obsolescence programmée, augmentation de la durée de fourniture des mises à jour, dissociations des mises à jour correctives/évolutives…).
Boite à outils du numérique écoresponsable (19)
Une boite à outils est mise à disposition sur le site de la MiNumÉco. Elle propose une sélection (non-exhaustive) de logiciels (libres et open source) dédiés aux impacts environnementaux du numérique.
Cette boite à outils permet notamment de réaliser une autoévaluation de la démarche d'écoconception d'un service numérique, sur la base des 79 critères du RGESN.
2.4. Niveaux d'écoconception
Comme cela est indiqué dans le RGESN, différents axes sont à prendre en compte pour s'inscrire dans une démarche d'écoconception des services numériques pour l'éducation :
Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page
2.5. Exigences pour les services numériques pour l'éducation
En complément du cadre général rappelé dans les paragraphes précédents, la liste ci-dessous identifie des critères d'exigences permettant d'intégrer de façon opérationnelle et concertée des actions pour l'écoconception dans le périmètre du numérique éducatif. Cette liste est évolutive et concertée avec les porteurs de projet.
N°1 | Exigence Les actions de développement des services numériques pour l'éducation doivent respecter un processus d'écoconception qui intègre les contraintes environnementales et les recommandations du RGSEN. |
N°2 | Exigence Chaque fournisseur de service numérique éducatif publie une déclaration d'écoconception. |
3. Accessibilité numérique
3.1. Définition et périmètre
L'accessibilité numérique consiste à rendre les contenus et services numériques compréhensibles et utilisables par les personnes en situation de handicap.
3.2. Principes généraux d'accessibilité
Depuis 2012, tous les sites publics doivent être accessibles et conformes à l'ensemble des critères du référentiel général d'amélioration de l'accessibilité (RGAA) (20) pour ainsi permettre à tous les usagers un égal accès à leurs droits, en complément d'une offre de services non numériques, nécessaires à l'inclusion de tous les usagers.
3.3. Textes et outils de référence
Les services publics numériques et certains services privés ont l'obligation d'être accessibles de façon équivalente à tout citoyen, qu'il soit ou non en situation de handicap. Un service numérique accessible est plus facile à utiliser pour les personnes handicapées et de meilleure qualité pour tous (21).
Afin de faciliter la mise en accessibilité des sites et services numériques, la direction interministérielle du numérique (Dinum) édite le référentiel général d'amélioration de l'accessibilité. Il contribue à la mise en œuvre de l'article 47 de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées (22) et son décret d'application n° 2019-768 du 24 juillet 2019 relatif à l'accessibilité aux personnes handicapées des services de communication au public en ligne (23).
Le volet technique du RGAA est une méthode d'application de la norme internationale (une norme internationale émise par le W3C (World Wide Web Consortium) : WCAG 2.1 [24] ; une norme européenne émise par le ETSI (European Telecommunications Standards Institute) : EN 301 549 v3.2.1 (2021-03) [25]).
Pour assurer la conformité d'un service numérique au RGAA, il convient de produire les éléments suivant dans chaque service en ligne :
- la déclaration d'accessibilité qui doit contenir les informations suivantes :
- un état de conformité ;
- un signalement des contenus non accessibles ;
- des dispositifs d'assistance et de contact ;
- la mention de la faculté pour la personne concernée de saisir le Défenseur des droits.
- afficher sur toutes les pages le taux de conformité au RGAA du site ou service :
- « Accessibilité : non conforme », si aucun audit n'a été effectué ou si le résultat est inférieur à 50 % ;
- « Accessibilité : partiellement conforme » si le résultat de l'audit est supérieur à 50 % ;
- « Accessibilité : totalement conforme » si le taux est égal à 100 %.
- chaque service en ligne propose un lien vers son schéma pluriannuel, d'une durée maximum de trois ans, présentant la politique de l'entité concernée en matière d'accessibilité numérique. Le schéma pluriannuel de mise en accessibilité détaille la mise en œuvre de l'accessibilité dans une organisation, elle se fait généralement en quatre étapes :
- évaluation : identification des services et évaluation de leur niveau d'accessibilité ;
- consignation : production d'une déclaration d'accessibilité par service ;
- organisation : mise en place d'une organisation pour améliorer les services et définition des plans d'actions annuels ;
- communication de ces éléments sur le site de l'organisation.
- tous les sites et applications utilisées au travers d'un navigateur web sont concernés :
- les sites internet, intranet, extranet et progiciels ;
- les applications mobiles ;
- le « mobilier numérique ».
Le RGAA fait régulièrement l'objet de nouvelles versions et mises à jour pour s'adapter aux évolutions du web mais aussi aux changements de normes et réglementations.
3.4. Sanctions
Le manquement aux obligations déclaratives décrites ci-dessus peut entraîner une sanction financière prononcée par l'ARCOM (26).
En cas de manquements relevés par des agents assermentés, l'ARCOM pourra mettre en demeure les personnes morales dont dépend le service de se conformer aux dispositions légales. Si celles-ci persistaient à ne pas se conformer à la loi, alors l'Autorité pourrait prononcer à leur encontre des sanctions pécuniaires, modulables en fonction de la nature, de la gravité et de la durée du manquement.
3.5. Axes à prendre en compte pour la mise en accessibilité
Comme cela est indiqué dans le RGAA, différents axes sont à prendre en compte pour s'inscrire dans un processus d'accessibilité qui intègre les contraintes techniques et les critères règlementaires à respecter.
Vous pouvez consulter l'intégralité du texte avec ses images à partir de l'extrait du Journal officiel électronique authentifié accessible en bas de page
3.6. Exigences pour les services numériques pour l'éducation
N°3 | Exigence Les services numériques pour l'éducation doivent être rendus accessibles conformément au RGAA. |
4. Usages des données et protection des personnels et des usagers
4.1. Définition
Les services numériques posent des questions éthiques et juridiques liées aux données, aux algorithmes et à leurs usages. Il s'agit de formuler et de soutenir des solutions en adéquation avec les valeurs constitutives de l'éducation et avec le cadre juridique existant.
Dans ce chapitre, sont exposés les principes partagés qui doivent guider le développement et l'utilisation des technologies numériques en éducation vers un numérique préservant l'intérêt de l'utilisateur et plus spécifiquement des élèves.
Le volet interopérabilité de la présente doctrine contribue également à faire norme pour assurer la neutralité de l'impact des choix technologiques et permettre un fonctionnement des services et ressources indépendamment des choix technologiques opérés par les porteurs de projet.
4.2. Textes de référence
1) La loi du 7 juillet 2023 visant à instaurer une majorité numérique et à lutter contre la haine en ligne.
Cette loi instaure une majorité numérique à 15 ans pour s'inscrire sur les réseaux sociaux. Des dispositions pour mieux prévenir et poursuivre les délits en ligne, comme le cyberharcèlement, complètent le texte.
2) La loi du 21 mai 2024 pour sécuriser et réguler l'espace numérique dite « SREN ».
Cette loi prend un certain nombre de mesures relativement aux filtres anti-arnaque, au blocage rapide des sites pornographiques accessibles aux enfants, à la peine de bannissement des réseaux sociaux des cyber-harceleurs afin de mieux réguler l'espace numérique et protéger les internautes, notamment les plus jeunes. Elle impose par ailleurs aux sites pornographiques de vérifier l'âge de leurs utilisateurs afin de protéger les enfants de la pornographie en ligne.
3) Le rapport « Enfants et écrans. A la recherche du temps perdu », remis en avril 2024 au Président de la République (27).
Ce rapport, établi par une commission d'experts, a évalué l'impact de l'exposition des enfants aux écrans et a formulé des propositions pour en déterminer le bon usage.
4) Le rapport IGESR n° 24-25 140C « Usages du numérique dans la relation Ecole-familles » (28).
Ce rapport évalue l'impact des espaces numériques de travail (ENT) et des logiciels de vie scolaire dans la relation Ecole-familles. Il formule des recommandations pour en réguler l'usage et préserver la qualité de cette relation.
4.3. Identité numérique des élèves
4.3.1. Définitions
L'identité peut être définie de façon générale comme « ce qui permet de nous distinguer des autres, sans ambiguïté possible, dans un contexte donné ». La notion de contexte est très importante pour appréhender la notion d'identité puisqu'elle détermine la population au sein de laquelle on veut distinguer l'individu.
Pour l'identité numérique, selon le contexte, un ensemble de données plus ou moins important sera donc nécessaire à l'identification d'un individu. Et selon la sensibilité du service auquel cet individu veut accéder, le fournisseur de ce service exigera une procédure d'authentification de cette identité plus ou moins forte.
L'identité numérique se réfère donc à l'association d'un identifiant unique avec des attributs spécifiques (nom, prénom, date de naissance, etc.), exploitables par divers services numériques. Elle est indispensable pour faire fonctionner des services en accès individuels.
Tout au long de son existence, chacun a plusieurs identités numériques, reliées à son identité.
Dans le cadre scolaire, l'identité numérique des élèves renvoie aux attributs spécifiques qui leur permettent d'accéder individuellement aux différents services numériques qui leur sont fournis du fait de leur appartenance à un établissement scolaire, une académie ou un territoire, voire au niveau national. L'accès individuel aux services et ressources numériques nécessite en général une identification (reconnaissance de façon unique d'une entité - utilisateur ou dispositif) et une authentification (complétant l'identification par l'apport d'une preuve de son identité).
L'élève prouve son identité en associant à l'identification un élément personnel, secret et révocable (par exemple : un mot de passe, une clé ou un code de sécurité). Ce mécanisme permet de garantir un accès approprié à des services et ressources en ligne à caractère personnel.
La majorité numérique désigne l'âge à partir duquel un mineur est juridiquement considéré comme apte à consentir seul à l'utilisation de ses données personnelles en ligne, en particulier pour s'inscrire sur les réseaux sociaux, sans avoir besoin de l'autorisation d'un représentant légal.
4.3.2. Principes généraux
Afin d'assurer la protection des élèves, en particulier les plus jeunes, en termes d'exposition aux écrans et aux services numériques, il est nécessaire de graduer leurs usages et de les accompagner dans l'appropriation de leur identité numérique.
Les services numériques pour l'éducation doivent donc intégrer des principes de fonctionnement respectueux des missions éducatives et besoins pédagogiques selon les niveaux ou cycles d'enseignement.
La présente version du document traite des exigences spécifiques aux « jeunes élèves » (plus particulièrement les élèves des cycles 1 et 2) en matière d'identité numérique.
4.3.3. Exigences pour les services numériques pour l'éducation
N°4 | Exigence Lorsqu'ils s'adressent aux élèves des cycles 1 et 2, les services/ressources numériques ne doivent pas nécessiter une authentification (29) individuelle pour réaliser une activité. La gestion de l'accès des élèves à ces ressources peut être réalisée par l'enseignant via la simple mise à disposition d'un compte classe par exemple. |
N°5 | Exigence Lorsqu'ils s'adressent aux élèves des cycles 1 et 2, les services/ressources numériques sont réservés à un usage en classe et sous supervision de l'enseignant. Il n'y a donc pas nécessité d'identification/authentification pour des activités en autonomie à la maison. |
N°6 | Exigence S'agissant des ressources numériques éducatives proposant des activités personnalisées (exemple : parcours adaptatifs) ou évaluées individuellement, la mise en place d'un accès authentifié n'est pas admise pour les cycles 1 et 2. Toutefois, pour le cycle 2, une modalité d'identification individuelle permettant l'accès de chaque élève à ce type de ressource reste admise, sous réserve que les usages associés soient bien supervisés par l'enseignant sur le temps scolaire. |
N°7 | Exigence Pour le cycle 2, le suivi des traces d'apprentissage peut être réalisé par identification individuelle des élèves. L'authentification - visant à prouver l'identité - ne doit pas être exigée par le service / la ressource pour permettre ce suivi. En conséquence, il est exclu que le dossier scolaire de l'élève puisse s'appuyer sur la remontée automatique de traces d'apprentissage. |
4.4. Droit à la déconnexion
4.4.1. Définitions
Le droit à la déconnexion est inscrit depuis 2017 dans le code du travail, pour le contexte professionnel. C'est un principe selon lequel un salarié est en droit de ne pas être connecté aux outils numériques professionnels (téléphone portable, courriels, etc.) hors des horaires de travail (30).
4.4.2. Principes généraux
En accord avec les propositions de la commission « Enfants et écrans » et les recommandations de l'Inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR), la suspension des mises à jour d'information est instaurée, le soir et en fin de semaine, pour tous les outils numériques qui servent à assurer le lien entre les écoles, les établissements, les élèves et les familles (logiciels de vie scolaire et ENT notamment) est instaurée.
Cette disposition conduit à paramétrer par défaut ces outils pour qu'ils ne diffusent aucune nouvelle information ou contenu, entre 20 heures et le lendemain 7 heures en semaine, et du vendredi 20 heures au lundi matin 7 heures en fin de semaine. Cela concerne aussi bien les outils de communication (messagerie, blog, tchat…), que les notes, les devoirs et toute information de vie scolaire.
Les personnels de direction restent autonomes pour paramétrer finement l'application de cette disposition en fonction des particularités de leur territoire, de leur établissement et des éventuelles situations d'urgence.
4.4.3. Exigences pour les services numériques pour l'éducation
Les espaces numériques de travail et suites de vie scolaire comportent déjà certaines fonctionnalités pour permettre un paramétrage au niveau de l'établissement scolaire.
Le délai d'application des exigences de la doctrine technique prendra en compte les contraintes d'inscription dans les feuilles de route annuelles des éditeurs pour leurs produits.
N°8 | Exigence Les services numériques qui contribuent au lien entre les écoles, les établissements, les élèves et les familles (suites de vie scolaire et ENT notamment) sont paramétrés par défaut pour suspendre toute diffusion de nouvelles informations en semaine entre 20 heures et 7 heures le lendemain et du vendredi soir 20 h au lundi matin 7 h en fin de semaine. L'accès aux services numériques reste possible en consultation et en saisie durant la plage de suspension. Le cas échéant, la visibilité donnée aux destinataires sur les saisies effectuées durant la plage de suspension concernée est différée à la fin de cette plage. Afin de sensibiliser l'émetteur, les services numériques prévoient l'affichage d'un message de rappel du droit à la déconnexion. |
N°9 | Exigence Les services numériques qui contribuent au lien entre les écoles, les établissements, les élèves et les familles (suites de vie scolaire et ENT notamment) proposent des possibilités de paramétrage aux personnels de direction, permettant d'ajuster les règles de gestion du droit à la déconnexion aux contraintes territoriales, aux besoins spécifiques de l'établissement et au traitement des situations d'urgence. |
5. Usages de l'IA et services numériques pour l'éducation
5.1. Définitions
L'IA est définie comme tout service numérique fondé sur des algorithmes probabilistes, s'appuyant sur le traitement statistique de vastes ensembles de données sur lesquels ils sont entraînés et capables de produire des résultats comparables à ceux obtenus par une activité cognitive humaine.
On parle d'IA « prédictive » pour les modèles permettant de classifier des données ou d'anticiper des événements, tendances ou risques, et d'IA « générative » pour les modèles capables de produire des contenus (texte, image, son, vidéo).
Le règlement (UE) n° 2024/1689 du 13 juin 2024 établissant des règles harmonisées concernant l'intelligence artificielle (dit « Règlement IA ») définit le « système d'IA » comme un « système automatisé qui est conçu pour fonctionner à différents niveaux d'autonomie et peut faire preuve d'une capacité d'adaptation après son déploiement, et qui, pour des objectifs explicites ou implicites, déduit, à partir des entrées qu'il reçoit, la manière de générer des sorties telles que des prédictions, du contenu, des recommandations ou des décisions qui peuvent influencer les environnements physiques ou virtuels. »
5.2. Textes de référence
- Règlement (UE) n° 2024/1689 du 13 juin 2024 établissant des règles harmonisées concernant l'intelligence artificielle (dit « Règlement IA ») (31) ;
- Convention-cadre sur l'intelligence artificielle et les droits de l'homme, la démocratie et l'Etat de droit, adopté par le Conseil de l'Europe le 17 mai 2024 (32) ;
- Réglementation relative à la protection des données personnelles, et notamment le RGPD, pour les systèmes ou modèles d'IA impliquant la mise en œuvre de traitements de données à caractère personnel (33).
Les recommandations générales concernant le recours à des systèmes d'intelligence artificielle dans le contexte de l'éducation sont décrites dans le « cadre d'usage de l'IA en éducation ».
La CNIL apporte également des précisions utiles pour l'utilisation des systèmes d'IA dans les établissements scolaires.
5.3. Principes généraux
Le « cadre d'usage de l'IA en éducation » précise les grands principes à respecter :
- respecter le cadre légal (notamment le RGPD et le RIA) ;
- s'assurer de la plus-value pédagogique du recours à l'IA ;
- veiller à la protection des données saisies dans les outils et ne pas avoir recours aux IA génératives grand public si des données à caractère personnel sont en jeu ;
- être conscient de l'impact environnemental de l'IA générative et ne pas y avoir recours si des solutions plus écologiques répondent au besoin ;
- faire preuve de transparence dans son utilisation ;
- exercer son esprit critique face aux contenus produits.
Il fixe également des règles d'utilisation concrètes pour les élèves : l'utilisation pédagogique en classe des services d'IA générative est, par exemple, autorisée à partir de la classe de 4 e , conformément aux recommandations de l'UNESCO. L'utilisation autonome des services d'IA générative est possible au lycée dans un cadre pédagogique explicitement défini par l'enseignant. Tout recours à l'IA générative pour réaliser un devoir scolaire, sans autorisation explicite de l'enseignant et sans travail personnel d'appropriation, est considéré comme une fraude.
Ce cadre s'inscrit également dans une stratégie plus large de formation des enseignants à la pensée informatique et à l'IA, en formation initiale et continue.
5.4. Exigences pour les services numériques pour l'éducation
N° 10 | Exigence Les services/ressources numériques pour l'éducation doivent prendre en compte les principes fixés dans le « cadre d'usage de l'IA en éducation (34) ». |
N° 11 | Exigence Les services/ressources numériques éducatifs peuvent intégrer des outils d'IA générative pour une utilisation en classe par les élèves, uniquement si leur accès est réellement anonymisé et sécurisé à travers le GAR, à partir de la classe de 4e sous supervision d'un enseignant et en autonomie à partir du lycée dans un cadre défini par l'enseignant. |
Annexe
Annexe 4 JORFARTI000054883418
ANNEXE 4
Les critères de conformité par type de service concernés et délais d'application associés
| Délai applicable en mois à partir de la date de publication de l'arrêté selon le type de service |
|---|
Thématique | N° | Critères de conformité | Services assurant des fonctions d'emploi du temps | Services assurant des fonctions de présentation des outils pédagogiques et éducatifs à la communauté éducative d'un établissement scolaire (ENT, médiacentre…) | Services fournissant des contenus pédagogiques et/ou services pédagogiques | Services assurant des fonctions de gestion des infrastructures et des équipements | Services assurant des fonctions de gestion administrative, de formalités et démarches de l'éducation nationale ou de fonctions support | Services outillant les missions de vie scolaire |
|---|
Sécurité | 1 | Capacité à fournir les éléments documentaires nécessaires pour répondre aux différents contrôles de sécurité et aux audits définis par les porteurs de projet ou le groupe de travail compétent | 10 | 10 | 10 | 10 | 10 | 10 |
Sécurité | 2 | Capacité à intervenir en cas d'incident de sécurité pour répondre aux demandes des porteurs de projets | 10 | 10 | 10 | 10 | 10 | 10 |
Sécurité | 3 | Capacité à mettre en œuvre les ressources nécessaires pour répondre aux exigences de la politique opérationnelle de sécurité numérique (POSN) du ministère | 10 | 10 | 10 | 10 | 10 | 10 |
Interopérabilité | 4 | Interfaçage avec ÉduConnect en cas de nécessité d'identification et d'authentification des élèves et de leurs responsables | Sans objet | 10 | Sans objet | 34 | 34 | 10 |
Interopérabilité | 5 | Interfaçage avec les Guichets Agents en cas de nécessité d'identification et d'authentification des agents | 22 | 22 | Sans objet | 22 | 22 | 22 |
Thématique | N° | Critères de conformité | Services assurant des fonctions d'emploi du temps | Services assurant des fonctions de présentation des outils pédagogiques et éducatifs à la communauté éducative d'un établissement scolaire (ENT, médiacentre…) | Services fournissant des contenus pédagogiques et/ou services pédagogiques | Services assurant des fonctions de gestion des infrastructures et des équipements | Services assurant des fonctions de gestion administrative, de formalités et démarches de l'éducation nationale ou de fonctions support | Services outillant les missions de vie scolaire |
|---|
Interopérabilité | 6 | Capacité à utiliser des API exposées par Scope sortie pour consommer des données d'organisation pédagogique en respect du contrat d'interface Scope en vigueur | Sans objet | 10 | 34 | 34 | Sans objet | 10 |
Interopérabilité | 7 | Interfaçage avec le Gestionnaire d'accès aux ressources (GAR) | Sans objet | 10 | 10 | Sans objet | Sans objet | 22 |
Interopérabilité | 8 | Utilisation de l'outil de marquage du Dispositif national de mesure d'audience (DNMA) | Sans objet | 10 | Sans objet | Sans objet | Sans objet | 22 |
Interopérabilité | 9 | Capacité à fournir dans le service Scope, pour les finalités de fonctionnement des ENT, en respect du contrat d'interface "Scope entrée" en vigueur, les données spatio-temporelles de l'organisation des enseignements, des activités facultatives et des actions d'accompagnement mises en œuvre dans l'établissement | 12 | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
Thématique | N° | Critères de conformité | Services assurant des fonctions d'emploi du temps | Services assurant des fonctions de présentation des outils pédagogiques et éducatifs à la communauté éducative d'un établissement scolaire (ENT, médiacentre…) | Services fournissant des contenus pédagogiques et/ou services pédagogiques | Services assurant des fonctions de gestion des infrastructures et des équipements | Services assurant des fonctions de gestion administrative, de formalités et démarches de l'éducation nationale ou de fonctions support | Services outillant les missions de vie scolaire |
|---|
Interopérabilité | 10 | Capacité à fournir dans le service Scope, en respect du contrat d'interface Scope entrée en vigueur, les données relatives aux groupes et aux relations élèves-groupes produites par toute solution d'emploi du temps | 10 | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
Interopérabilité | 11 | Capacité à fournir des indicateurs de fréquentation des services conformes à ceux définis dans le référentiel d'interopérabilité | Sans objet | 10 | 22 | Sans objet | 34 | 22 |
Interopérabilité | 12 | Capacité à fournir la grille de conformité spécifique ENT complétée à la demande des porteurs de projet | Sans objet | 10 | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
Interopérabilité | 13 | Respect des nomenclatures de l'éducation nationale en vigueur dont la Base Centrale des Nomenclatures (BCN) | 10 | 10 | 10 | 10 | 10 | 10 |
Interopérabilité | 14 | Respect des standards d'interfaçage ouverts et documentés définis dans le référentiel d'interopérabilité pour les solutions s'interfaçant avec les outils de conception de parcours pédagogiques via le GAR ou en intégration | Sans objet | 22 | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
Thématique | N° | Critères de conformité | Services assurant des fonctions d'emploi du temps | Services assurant des fonctions de présentation des outils pédagogiques et éducatifs à la communauté éducative d'un établissement scolaire (ENT, médiacentre…) | Services fournissant des contenus pédagogiques et/ou services pédagogiques | Services assurant des fonctions de gestion des infrastructures et des équipements | Services assurant des fonctions de gestion administrative, de formalités et démarches de l'éducation nationale ou de fonctions support | Services outillant les missions de vie scolaire |
|---|
Interopérabilité | 15 | Utilisation des exports de l'Annuaire fédérateur | Sans objet | 10 | Sans objet | 10 | Sans objet | 34 |
Interopérabilité | 16 | Fourniture à l'utilisateur d'une fonction d'export dans un format ouvert et documenté mentionné dans le référentiel d'interopérabilité de ses données usagers produites dans le cadre de l'utilisation du service | 10 | 10 | 10 | Sans objet | 10 | 10 |
Interopérabilité | 17 | Utilisation d'un format ouvert et documenté mentionné dans le référentiel d'interopérabilité pour l'échange et la circulation des données d'organisation pédagogique | 10 | 10 | 22 | 22 | 22 | 10 |
Interopérabilité | 18 | Respect des protocoles ouverts et documentés (mentionnés dans le référentiel d'interopérabilité) pour les fonctions d'identification et d'authentification des acteurs | 10 | 10 | 10 | 10 | 10 | 10 |
Interopérabilité | 19 | Capacité des ressources à utiliser des descriptions normalisées de façon à pouvoir intégrer des granules | Sans objet | 22 | 22 | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
Thématique | N° | Critères de conformité | Services assurant des fonctions d'emploi du temps | Services assurant des fonctions de présentation des outils pédagogiques et éducatifs à la communauté éducative d'un établissement scolaire (ENT, médiacentre…) | Services fournissant des contenus pédagogiques et/ou services pédagogiques | Services assurant des fonctions de gestion des infrastructures et des équipements | Services assurant des fonctions de gestion administrative, de formalités et démarches de l'éducation nationale ou de fonctions support | Services outillant les missions de vie scolaire |
|---|
Interopérabilité | 20 | Capacité à offrir aux utilisateurs des fonctionnalités de construction de parcours pédagogiques ou à intégrer un service tiers le permettant | Sans objet | 10 | 10 | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
Interopérabilité | 21 | Utilisation d'un format ouvert et documenté mentionné dans le référentiel d'interopérabilité en cas de mise à disposition d'une fonctionnalité de suivi de l'activité de l'élève tout au long d'un parcours (données événementielles dites "traces d'apprentissage") | Sans objet | 22 | 22 | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
Interopérabilité | 22 | Utilisation d'un format ouvert et documenté mentionné dans le référentiel d'interopérabilité en cas d'utilisation de granules pédagogiques dans un parcours d'apprentissage ou en cas de mise à disposition d'une fonctionnalité d'import ou d'export de granules ou de parcours pédagogiques | Sans objet | 22 | 22 | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
Thématique | N° | Critères de conformité | Services assurant des fonctions d'emploi du temps | Services assurant des fonctions de présentation des outils pédagogiques et éducatifs à la communauté éducative d'un établissement scolaire (ENT, médiacentre…) | Services fournissant des contenus pédagogiques et/ou services pédagogiques | Services assurant des fonctions de gestion des infrastructures et des équipements | Services assurant des fonctions de gestion administrative, de formalités et démarches de l'éducation nationale ou de fonctions support | Services outillant les missions de vie scolaire |
|---|
Interopérabilité | 23 | Fourniture à l'utilisateur d'une fonction d'export dans un format ouvert et documenté mentionné dans le référentiel d'interopérabilité de ses données usagers en cas de mise à disposition de fonctionnalités de gestion des données liées aux examens, aux certifications de compétences ou aux concours | Sans objet | 10 | 10 | Sans objet | 10 | 10 |
Interopérabilité | 24 | Fourniture d'API orientées utilisateur afin de faire circuler les informations relatives à l'utilisateur en temps réel et sous couvert d'authentification | 10 | Sans objet | Sans objet | Sans objet | Sans objet | 10 |
Interopérabilité | 25 | Respect des recommandations du cadre de référence des services d'infrastructures numériques d'établissements scolaires et d'écoles (CARINE) | Sans objet | Sans objet | Sans objet | 10 | Sans objet | Sans objet |
Interopérabilité | 26 | Respect des recommandations fournies par le cadre de référence pour l'accès aux ressources pédagogiques via un équipement mobile (CARMO) en cas de projet d'équipement mobile | Sans objet | 10 | 10 | 10 | Sans objet | 10 |
Thématique | N° | Critères de conformité | Services assurant des fonctions d'emploi du temps | Services assurant des fonctions de présentation des outils pédagogiques et éducatifs à la communauté éducative d'un établissement scolaire (ENT, médiacentre…) | Services fournissant des contenus pédagogiques et/ou services pédagogiques | Services assurant des fonctions de gestion des infrastructures et des équipements | Services assurant des fonctions de gestion administrative, de formalités et démarches de l'éducation nationale ou de fonctions support | Services outillant les missions de vie scolaire |
|---|
Interopérabilité | 27 | Capacité des ressources proposées à s'interfacer avec d'autres services numériques dans un format ouvert et documenté décrit dans le référentiel d'interopérabilité | Sans objet | Sans objet | 10 | Sans objet | Sans objet | Sans objet |
Numérique responsable | 28 | Inscription dans les processus d'écoconception des services numériques du Référentiel Général d'Écoconception des Services Numériques (RGESN) | 34 | 34 | 34 | 34 | 34 | 34 |
Numérique responsable | 29 | Publication d'une déclaration d'écoconception des services numériques | 34 | 34 | 34 | 34 | 34 | 34 |
Numérique responsable | 30 | Capacité à fournir un paramétrage par défaut pour suspendre toute diffusion de nouvelles informations en semaine entre 20 heures et 7 heures le lendemain, et en fin de semaine du vendredi soir 20h au lundi matin 7h. | Sans objet | 10 | 10 | Sans objet | Sans objet | 10 |
Numérique responsable | 31 | Maintien de l'accès aux services numériques, en consultation comme en saisie, durant les plages de suspension journalière et hebdomadaire relatives à la diffusion de nouvelles informations | Sans objet | 10 | 10 | Sans objet | Sans objet | 10 |
Thématique | N° | Critères de conformité | Services assurant des fonctions d'emploi du temps | Services assurant des fonctions de présentation des outils pédagogiques et éducatifs à la communauté éducative d'un établissement scolaire (ENT, médiacentre…) | Services fournissant des contenus pédagogiques et/ou services pédagogiques | Services assurant des fonctions de gestion des infrastructures et des équipements | Services assurant des fonctions de gestion administrative, de formalités et démarches de l'éducation nationale ou de fonctions support | Services outillant les missions de vie scolaire |
|---|
Numérique responsable | 32 | Capacité à fournir une visibilité différée accordée aux destinataires dans le cas de saisies réalisées durant les plages de suspension journalière et hebdomadaire relatives à la diffusion de nouvelles informations | Sans objet | 10 | 10 | Sans objet | Sans objet | 10 |
Numérique responsable | 33 | Capacité à afficher un message rappelant le droit à la déconnexion pendant les plages de suspension journalière et hebdomadaire relatives à la diffusion de nouvelles informations. | Sans objet | 10 | 10 | Sans objet | Sans objet | 10 |
Numérique responsable | 34 | Capacité à fournir un paramétrage à destination des personnels de direction leur permettant d'ajuster les règles de gestion du droit à la déconnexion en fonction des contraintes territoriales, des besoins spécifiques de l'établissement et du traitement des situations d'urgence. | Sans objet | 10 | Sans objet | Sans objet | Sans objet | 10 |
Thématique | N° | Critères de conformité | Services assurant des fonctions d'emploi du temps | Services assurant des fonctions de présentation des outils pédagogiques et éducatifs à la communauté éducative d'un établissement scolaire (ENT, médiacentre…) | Services fournissant des contenus pédagogiques et/ou services pédagogiques | Services assurant des fonctions de gestion des infrastructures et des équipements | Services assurant des fonctions de gestion administrative, de formalités et démarches de l'éducation nationale ou de fonctions support | Services outillant les missions de vie scolaire |
|---|
Numérique responsable | 35 | Capacité de l'application proposant des fonctionnalités basées sur l'intelligence artificielle à prendre en compte le « cadre d'usage de l'IA en éducation ». | 10 | 10 | 10 | Sans objet | 10 | Sans objet |
Numérique responsable | 36 | En cas de proposition de fonctionnalités basées sur l'IA générative : capacité à mettre en place une supervision par l'enseignant pour une utilisation en classe par les élèves à partir de la 4ème et un mode autonome pour les élèves à partir du lycée dans le cadre défini par l'enseignant | 10 | 10 | 10 | Sans objet | 10 | Sans objet |
(1) https://cyber.gouv.fr/le-reglement-eidas-n9102014
(2) https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049563368
(3) https://cyber.gouv.fr/sites/default/files/2020/01/anssi-guide-securite_numerique_collectivites_territoriales-reglementation1.pdf
(4) Référentiel général d'interopérabilité Version 2.0 - décembre 2015 : https://www.numerique.gouv.fr/uploads/Referentiel_General_Interoperabilite_V2.pdf
(5) https://joinup.ec.europa.eu/collection/interoperable-europe/interoperable-europe
(6) https://joinup.ec.europa.eu/collection/interoperable-europe/interoperable-europe
(7) http://infocentre.pleiade.education.fr/bcn/
(8) https://eduscol.education.fr/1086/le-referentiel-scolomfr
(9) https://brandtredd.org/
(10) https://www.edmatrix.org/
(11) SNE : services numériques pour l'éducation.
(12) Référentiel général d'interopérabilité Version 2.0 - décembre 2015 : https://www.numerique.gouv.fr/uploads/Referentiel_General_Interoperabilite_V2.pdf
(13) Les éditeurs peuvent demander à s'y inscrire en écrivant à communication-editeurs@education.gouv.fr
(14) Qu'est-ce que le numérique responsable ? https://ecoresponsable.numerique.gouv.fr/publications/guide-pratique-achats-numeriques-responsables/demarche-numerique-responsable/definition/
(15) Luc, N. (2023, 30 janvier). L'éco-conception des produits. Ministères écologie énergie territoires. https://www.ecologie.gouv.fr/leco-conception-des-produits
(16) Pasteur, C.-. I. (2023, août 2). Les principes FAIR : findable, accessible, interoperable, reusable. Open science : évolutions, enjeux et pratiques. https://openscience.pasteur.fr/2020/10/05/les-principes-fair-findable-accessible-interoperable-reusable/
(17) https://www.arcep.fr/mes-demarches-et-services/entreprises/fiches-pratiques/referentiel-general-ecoconception-services-numeriques.html
(18) https://www.economie.gouv.fr/cge/obsolescence-logicielle
(19) https://ecoresponsable.numerique.gouv.fr/publications/boite-outils/
(20) https://accessibilite.numerique.gouv.fr/
(21) https://accessibilite.numerique.gouv.fr/methode/criteres-et-tests/
(22) https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000809647
(23) https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000038811937
(24) https://www.w3.org/TR/WCAG21/
(25) https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=CELEX:32021D1339
(26) Source : https://www.arcom.fr/nous-connaitre/nos-missions/garantir-le-pluralisme-et-la-cohesion-sociale/les-droits-des-personnes-handicapees/accessibilite-des-sites-et-des-services-numeriques
(27) https://www.elysee.fr/admin/upload/default/0001/16/fbec6abe9d9cc1bff3043d87b9f7951e62779b09.pdf
(28) https://www.education.gouv.fr/usages-du-numerique-dans-la-relation-ecole-familles-450666
(29) Voir Glossaire pour la distinction « authentification » / « identification » et leur définition.
(30) Article L. 2242-8 du code du travail : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000037389692/2018-09-07
(31) https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=OJ:L_202401689
(32) https://www.coe.int/fr/web/artificial-intelligence/la-convention-cadre-sur-l-intelligence-artificielle
(33) https://www.cnil.fr/fr/developpement-des-systemes-dia-les-recommandations-de-la-cnil-pour-respecter-le-rgpd
(34) https://www.education.gouv.fr/cadre-d-usage-de-l-ia-en-education-450647
Fait le 7 septembre 2026.
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur du numérique pour l'éducation, A. LE BARON
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