Le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, porte-parole du Gouvernement, et le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire,
Vu le décret n° 90-90 du 24 janvier 1990 modifié relatif au statut particulier des professeurs de lycée professionnel agricole ;
Vu l'arrêté du 14 avril 2010 fixant les sections et les modalités d'organisation des concours d'accès au corps des professeurs de lycée professionnel agricole,
Arrêtent :
Article 1 JORFARTI000024198631
L'article 1er de l'arrêté du 14 avril 2010 susvisé est modifié ainsi qu'il suit :
1° Au premier alinéa, les mots : « l'enseignement du second degré » sont remplacés par les mots : « lycée professionnel » ;
2° Après les dispositions relatives à la section chef de travaux, est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Section ingénierie de formation professionnelle ; ».
Article 2 JORFARTI000024198634
A l'annexe I du même arrêté, après le descriptif des épreuves pour la section chef de travaux, sont insérées les dispositions suivantes :
Article (sans numéro) JORFARTI000024198635
« SECTION INGÉNIERIE DE FORMATION PROFESSIONNELLE
Concours externe
NATURE DES ÉPREUVES | DURÉE | COEFFICIENT |
|---|
Epreuves écrites d'admissibilité |
|
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1. Culture disciplinaire | 5 heures | 2 |
2. Etude de thème(s) | 5 heures | 2 |
Epreuves orales d'admission |
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3. Exercice pédagogique | Préparation : 2 heures | 3 |
| Exposé : 30 minutes maximum Entretien : 30 minutes maximum |
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4. Epreuve professionnelle : exposé et entretien avec le jury | Préparation : 1 heure | 3 |
| Exposé : 15 minutes maximum Entretien : 30 minutes maximum |
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Epreuves écrites d'admissibilité :
1. La première épreuve d'admissibilité porte sur les connaissances fondamentales en sciences de l'ingénierie de la formation et sur la capacité des candidats à les mobiliser dans l'exercice des missions d'un chargé d'ingénierie au sein de l'enseignement agricole.
L'épreuve s'appuie sur un corpus de documents mettant en avant une thématique. A partir de l'analyse critique de ces documents et d'un questionnement mettant en jeu des aspects relevant du champ de l'ingénierie, le candidat construit une argumentation structurée en mobilisant des connaissances relatives aux dispositifs de formation et à la structuration de l'appareil de formation, dans un contexte social, professionnel et réglementaire.
L'épreuve doit permettre d'apprécier :
― le niveau des savoirs, des connaissances et des démarches exposées ou mobilisées ;
― la capacité du candidat à faire des choix pertinents concernant les aspects à développer au regard du sujet et à les argumenter ;
― la capacité du candidat à situer son analyse et ses propositions dans un contexte social, professionnel et réglementaire ;
― la capacité du candidat à structurer son exposé et la qualité de l'expression écrite.
2. La deuxième épreuve d'admissibilité consiste en une étude de cas portant sur l'exercice des missions de l'enseignement agricole, au niveau des établissements, centres de formation et réseaux. Elle vise à vérifier les capacités du candidat à utiliser ses compétences en matière d'ingénierie. Le candidat pourra être amené à analyser et à interpréter le cas sous les aspects suivants : techniques, humains, pédagogiques, réglementaires, juridiques et financiers.
L'épreuve doit permettre d'apprécier :
― la capacité du candidat à mobiliser ses connaissances en ingénierie dans l'étude d'une situation professionnelle ;
― la capacité de réflexion du candidat sur la place de l'ingénierie de formation dans le système éducatif, et en particulier dans un établissement d'enseignement technique agricole ;
― les capacités d'expression et de communication du candidat.
Epreuves orales d'admission :
3. L'épreuve consiste en la présentation d'un exposé destiné à un public prédéfini relatif :
― soit à une action d'élaboration, d'organisation et de gestion d'une formation ;
― soit aux modalités d'accompagnement, de suivi et de régulation de parcours de formation ;
― soit à une action de coordination et d'animation d'une équipe de formateurs face à une situation contextualisée ;
― soit à une action de coordination et d'animation de professionnels associés à la formation.
Le candidat peut disposer de documents correspondant au thème proposé mis à disposition par le jury. Il peut aussi lui être proposé de choisir une situation liée à son expérience personnelle.
L'exposé est suivi d'un entretien avec le jury portant sur l'exposé réalisé et sur d'autres aspects de l'activité professionnelle d'un chargé d'ingénierie de formation en établissement public local d'enseignement et de formation professionnelle agricole.
L'épreuve vise à évaluer :
― la cohérence, la faisabilité et la pertinence de la démarche proposée par le candidat en fonction du contexte défini ;
― la capacité du candidat à conduire une action d'ingénierie dans un contexte défini ;
― la capacité du candidat à adopter des modes de communication adaptés, à animer et à réguler un groupe ;
― la capacité du candidat à analyser ses propres pratiques.
4. Cette épreuve est présentée aux articles 3 et 4 du présent arrêté. »
Article 3 JORFARTI000024198636
A l'annexe II du même arrêté, après le descriptif des épreuves pour la section chef de travaux, sont insérées les dispositions suivantes :
Article (sans numéro) JORFARTI000024198637
« SECTION INGÉNIERIE DE FORMATION PROFESSIONNELLE
Concours interne
NATURE DES ÉPREUVES | DURÉE | COEFFICIENT |
|---|
Epreuve écrite d'admissibilité |
|
|
1. Etude de thème(s) d'enseignement | 5 heures | 2 |
Epreuve orale d'admission |
|
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2. Epreuve professionnelle | Préparation : 30 minutes | 3 |
| Exposé : 15 minutes maximum Entretien : 40 minutes maximum |
|
Epreuve écrite d'admissibilité :
1. Cette épreuve consiste en une étude de cas portant sur l'exercice des missions de l'enseignement agricole, au niveau des établissements, centres de formation et réseaux. Elle vise à vérifier les capacités du candidat à utiliser ses compétences en matière d'ingénierie. Le candidat pourra être amené à analyser et à interpréter le cas sous les aspects suivants : techniques, humains, pédagogiques, réglementaires, juridiques et financiers.
L'épreuve doit permettre d'apprécier :
― la capacité du candidat à conduire une action d'ingénierie dans un contexte défini ;
― la capacité de réflexion du candidat sur la place de l'ingénierie de formation dans le système éducatif, et en particulier dans un établissement d'enseignement technique agricole ;
― les capacités d'expression et de communication du candidat.
Epreuve orale d'admission :
2. Cette épreuve s'appuie sur un dossier fourni par le candidat, qui comprend :
― un curriculum vitae de deux pages dactylographiées maximum ;
― un rapport d'activités professionnelles de dix pages dactylographiées maximum et sans annexes ; il présente de façon plus approfondie l'analyse de deux actions d'ingénierie distinctes, dont au moins une inclura un volet pédagogique.
L'épreuve comporte un exposé oral sur une seule des deux situations, au choix du jury, suivi d'un entretien. Ce dernier sera élargi à partir de l'ensemble des éléments du dossier.
L'étude du dossier par le jury et l'entretien avec le candidat permettent d'évaluer les compétences requises, l'aptitude à exercer les missions et les fonctions de professeur de lycée professionnel agricole en ingénierie de formation.
L'épreuve vise à évaluer :
― la maîtrise et la mobilisation des connaissances et compétences acquises ;
― la cohérence, la faisabilité et la pertinence des démarches proposées par le candidat en fonction du contexte ;
― la capacité du candidat à adopter des modes de communication adaptés à l'exercice des fonctions d'ingénierie ;
― la capacité du candidat à analyser ses propres pratiques et à intégrer les évolutions des problématiques d'ingénierie. »
Article 4 JORFARTI000024198638
Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 16 juin 2011.
Le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire,
Pour le ministre et par délégation :
Le chef du service des ressources humaines, P. Mérillon Le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat, porte-parole du Gouvernement,
Pour le ministre et par délégation :
Par empêchement du directeur général de l'administration et de la fonction publique :
La chef de service, M.-A. Lévêque
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