Annexe II JORFARTI000048530514
ANNEXE II
RÉFÉRENTIEL DES ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES
Les activités du secteur de l'immobilier sont régies par la loi du 2 janvier 1970 réglementant les conditions d'exercice des activités relatives à certaines opérations portant sur les immeubles et les fonds de commerce, appelée également loi Hoguet. Si cette loi énonce les cadres d'exercice de plusieurs activités, le cadre réglementaire à l'œuvre dans l'immobilier est en évolution constante. Ainsi il s'avère indispensable d'intégrer dans le référentiel les dernières évolutions juridiques et de doter le titulaire du diplôme des compétences nécessaires pour actualiser ses connaissances juridiques afin qu'il puisse maintenir son employabilité.
Au plan économique, l'activité immobilière est en expansion avec l'apparition d'évolutions importantes liées aux évolutions sociétales et environnementales.
1. Présentation du diplôme
1.1. Définition des missions du titulaire du diplôme
L'ensemble des activités relevant des professions immobilières s'inscrit dans un cadre réglementaire spécifique.
Le titulaire du BTS « professions immobilières » exerce ses missions dans trois pôles principaux d'activités : les activités de location de biens immobiliers, de gestion de copropriétés et de vente immobilière.
Pour les activités de location, le titulaire du BTS est en responsabilité d'un portefeuille de biens, pour lequel :
- il conseille et accompagne les propriétaires bailleurs ainsi que les locataires ;
- il assure la mise en location et/ou la gestion locative.
Pour les activités de gestion de copropriété, le titulaire du BTS occupe un poste d'assistant ou d'assistante, ou bien de gestionnaire :
- en tant qu'assistant ou assistante, il participe, sous l'autorité d'un gestionnaire, à la gestion de copropriétés ;
- en tant que gestionnaire, il est en autonomie pour la gestion courante d'un portefeuille de copropriétés.
Pour les activités de vente, le titulaire de BTS met en relation vendeurs et acquéreurs de biens immobiliers sous un statut de salarié ou d'indépendant :
- il constitue un portefeuille de biens et de prospects ;
- il conseille le vendeur et l'acquéreur dans leurs stratégies patrimoniales respectives ;
- Il accompagne le vendeur et l'acquéreur jusqu'à la conclusion de l'acte définitif.
Le titulaire du diplôme exerce ses missions dans les principaux métiers liés aux activités immobilières et au sein des différentes organisations immobilières.
Le titulaire du diplôme peut exercer son activité dans une diversité de contextes professionnels, principalement dans l'immobilier résidentiel dans les secteurs privé et social, mais aussi dans la promotion de la construction immobilière et plus marginalement dans l'immobilier d'entreprise.
1.2. Environnement professionnel
Champs et secteurs d'activités économiques :
Le titulaire du BTS « professions immobilières » exerce principalement dans le secteur de l'immobilier, un secteur offrant une diversité d'activités professionnelles dont certaines sont encadrées par la loi Hoguet n° 70-9 du 2 janvier 1970.
L'entremise ainsi que la gestion d'immeubles et de fonds de commerce forment le socle des activités professionnelles dans lesquelles le titulaire du diplôme évolue.
Ces activités s'exercent au sein du parc privé de logements ou dans le cadre du parc social. Elles font intervenir des acteurs privés (agents immobiliers, syndics, administrateurs de biens, gestionnaires de patrimoine, promoteurs/constructeurs, etc.) et des acteurs publics (offices publics de l'habitat, entreprises sociales pour l'habitat, agences immobilières à vocation sociale, etc.). Elles ont comme champ d'action l'ensemble des typologies de biens :
- biens en état futur d'achèvement, neufs, anciens ;
- ensembles immobiliers résidentiels, d'entreprise (individuels ou collectifs), de loisirs ou de résidences spécialisées.
Dans ce cadre, le titulaire du diplôme accompagne et conseille ses clients dans la réalisation de leur projet immobilier. Ces derniers vendent ou achètent un bien en résidence principale ou en résidence secondaire, investissent dans l'optique de se constituer un patrimoine avec éventuellement la volonté d'en confier la gestion. Le titulaire du diplôme les conseille à chaque étape du projet immobilier afin de trouver les solutions répondant à leurs objectifs personnels, familiaux et/ou patrimoniaux. Dans ce cadre, on distingue les activités liées à la transaction sur immeubles et fonds de commerce et celles relatives à la gestion d'un patrimoine immobilier individuel ou collectif :
- l'activité professionnelle liée à la transaction sur immeubles et fonds de commerce consiste à assurer un rôle d'intermédiaire en matière de recherche, d'achat, de vente et de location de biens immobiliers bâtis ou non bâtis pour le compte d'un tiers avec lequel un mandat a été conclu ;
- l'activité professionnelle liée à la gestion locative consiste à administrer, à entretenir, à gérer, à valoriser un patrimoine immobilier pour une période donnée et pour le compte d'un tiers avec lequel un mandat a été conclu ;
- l'activité professionnelle liée à l'administration des copropriétés s'exerce dans le cadre d'un mandat de syndic. Ce dernier prévoit de gérer les parties communes et de veiller à l'entretien et à la valorisation de l'immeuble, dans le respect de la réglementation en la matière, et notamment la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis.
Le titulaire du BTS « professions immobilières » peut aussi s'engager professionnellement dans des activités périphériques et/ou complémentaires au domaine de l'immobilier : le secteur de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire, le secteur du diagnostic immobilier, le secteur bancaire, le secteur des assurances, etc.
Emplois concernés :
Le titulaire du BTS « professions immobilières » s'insère principalement soit dans une agence immobilière, soit dans un cabinet d'administration de biens ou de gestion de copropriétés, que ces établissements soient indépendants ou membres d'un réseau.
Les emplois occupés reprennent les trois grandes activités :
En location :
- le négociateur ou la négociatrice, le conseiller ou la conseillère est en charge de la prospection des clients et de la commercialisation des biens. Il ou elle accompagne juridiquement les propriétaires bailleurs et les locataires jusqu'à la signature du bail et l'entrée dans les lieux. Il ou elle est particulièrement attentif(ve) aux questions d'accessibilité pour les personnes porteuses de handicap ;
- le gestionnaire ou la gestionnaire locatif(ve) gère le bien pour le compte du propriétaire, selon les termes du mandat de gestion signé, sur les plans juridique, administratif et comptable. Il ou elle rend compte régulièrement de sa gestion au propriétaire bailleur. Il ou elle conseille le propriétaire sur l'entretien et la conservation du bien dans une optique patrimoniale et/ou de développement durable et d'adaptation au changement climatique.
En gestion de copropriété :
- l'assistant ou l'assistante de copropriété prend en charge le suivi quotidien et administratif de l'immeuble ;
- le ou la gestionnaire principal(e) est un acteur de terrain. Il ou elle est directement en contact avec les copropriétaires et l'ensemble des prestataires et partenaires. Il ou elle tient les assemblées générales, prend en charge les sinistres, suit les travaux. Il ou elle veille à mettre en place une communication accessible à tous les publics.
Une attention particulière est portée à l'accessibilité et à l'aménagement des locaux d'accueil pour les personnes porteuses de handicap. De même, le professionnel veille à conseiller le syndicat des copropriétaires conformément aux dispositions favorisant le développement durable et l'environnement.
En vente :
Le négociateur ou la négociatrice, le conseiller ou la conseillère est en charge de la prospection des clients, des estimations, de la signature des mandats, de la commercialisation des biens et de la signature des avant-contrats. Il ou elle est attentif(ve) aux attentes particulières du client en lui apportant des conseils pertinents. L'accompagnement du client se décline jusqu'à l'acte définitif.
Dans le cadre de cette relation avec le client, le titulaire du diplôme est attentif aux personnes porteuses de handicap pour la proposition de biens adaptés, pour les modalités de réalisation des visites.
Pour ces trois activités, la conduite d'une veille concurrentielle et informationnelle régulière s'avère nécessaire.
Les évolutions possibles :
Le BTS « professions immobilières » permet de remplir la condition d'aptitude professionnelle pour l'obtention de la carte professionnelle nécessaire pour exercer en responsabilité les métiers soumis à la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 dite « Loi Hoguet » dans une agence immobilière, un cabinet d'administration de biens ou de syndic de copropriété.
Le titulaire du diplôme peut envisager de nombreuses perspectives d'évolution après trois à cinq ans d'expérience :
- en transaction vente ou location, le conseiller ou la conseillère/négociateur ou négociatrice peut évoluer vers un poste de responsable de service, et plus tard une direction de bureau ou d'agence. En gestion locative ou de copropriété, l'assistant ou l'assistante peut prétendre à devenir gestionnaire ou gestionnaire principal(e) puis directeur ou directrice de copropriété ;
- le titulaire du BTS, ayant la possibilité de d'obtenir la carte professionnelle, peut développer un projet entrepreneurial.
Les types d'entreprises et d'établissements où se situent ces emplois :
Les agences immobilières :
Il est possible de distinguer trois types d'agences immobilières :
- les agences indépendantes, non rattachées à un réseau sous enseigne ;
- les réseaux sous enseigne ;
- les mandataires immobiliers.
Les cabinets d'administration de biens, dans la gestion locative de biens ou la gestion de copropriétés :
On distingue :
- les administrateurs indépendants ;
- les réseaux de gestionnaires immobiliers ;
- les plateformes de gestion immobilières.
Les organismes du logement social :
L'Union sociale pour l'habitat regroupe la majorité des organismes de logement social, et dénombre 720 organismes HLM (données 2023).
Par ailleurs, la digitalisation des usages a fait apparaître de nouveaux acteurs, dont les plateformes et les acteurs issus des nouvelles technologies, aujourd'hui désignées comme entreprises de « property technology ».
Place dans l'organisation de l'entreprise, niveau d'autonomie et de responsabilité :
En première insertion professionnelle, la place du titulaire du BTS « professions immobilières » varie en fonction du métier exercé et de la structure au sein de laquelle il évolue.
Pour les structures dont l'activité principale entre dans le champ d'application de la loi Hoguet :
- s'agissant des métiers de la gestion locative ou de gestion de copropriétés, il exerce les fonctions d'assistant de gestionnaire ou d'assistante de gestionnaire locatif ou de gestionnaire de copropriétés ou de gestionnaire « junior ». A ce titre, il ou elle accomplit en autonomie un certain nombre de tâches sous la supervision du titulaire de la carte professionnelle ;
- s'agissant des métiers de la transaction immobilière, les missions confiées peuvent rapidement être accomplies en autonomie mais toujours sous la supervision du titulaire de la carte professionnelle.
Pour les autres structures, la place dans l'organisation et le degré d'autonomie varient selon le métier, la taille de la structure et les pratiques managériales. Ainsi, à titre d'illustration au sein d'une entreprise de promotion immobilière, le métier de prospecteur ou de prospectrice foncier peut présenter un degré d'autonomie élevé, alors qu'au sein d'un organisme de logement social les activités de gestion ou de transaction locative s'inscrivent dans un encadrement précis des missions confiées au collaborateur.
Conditions générales d'exercice :
Les professions immobilières sont marquées par une dimension juridique forte. La réglementation évolue constamment et nécessite que le professionnel mette en œuvre une veille juridique permanente et systématique dans toutes les activités du secteur.
Un cadre juridique spécifique :
Les professions immobilières préparées et visées par le titulaire du BTS sont régies par la loi n° 70-9 du 2 janvier 1970, dite « loi Hoguet », et son décret d'application n° 72-678 du 20 juillet 1972.
Les dispositions de cette loi, en effet, s'appliquent aux personnes physiques ou morales qui, d'une manière habituelle, se livrent ou prêtent leur concours, même à titre accessoire, aux opérations portant sur les biens d'autrui et relatives à :
« 1° L'achat, la vente, la recherche, l'échange, la location ou sous-location, saisonnière ou non, en nu ou en meublé d'immeubles bâtis ou non bâtis ;
2° L'achat, la vente ou la location-gérance de fonds de commerce ; […]
4° La souscription, l'achat, la vente d'actions ou de parts de sociétés immobilières ou de sociétés d'habitat participatif donnant vocation à une attribution de locaux en jouissance ou en propriété ; […]
6° La gestion immobilière ;
7° A l'exclusion des publications par voie de presse, la vente de listes ou de fichiers relatifs à l'achat, la vente, la location ou sous-location en nu ou en meublé d'immeubles bâtis ou non bâtis, ou à la vente de fonds de commerce ;
8° La conclusion de tout contrat de jouissance d'immeuble à temps partagé ;
9° L'exercice des fonctions de syndic de copropriété dans le cadre de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis. »
Ces professions immobilières peuvent être exercées soit à titre individuel, soit dans le cadre d'une structure sociétaire, voire même par le biais d'une association régie par la loi du 1er juillet 1901. En revanche, elles ne peuvent pas être exercées dans le cadre du statut de micro-entrepreneur.
L'exercice de ces activités en responsabilité requiert l'exécution de formalités administratives particulières :
- l'obtention d'une carte professionnelle, soumise à des conditions d'aptitude professionnelle et de moralité, délivrée par le président de la chambre de commerce et d'industrie territoriale (CCI) selon le décret n° 72-678 du 20 juillet 1972. Est reconnue comme justifiant de l'aptitude professionnelle requise pour obtenir la carte professionnelle prévue à l'article 1er, notamment la personne titulaire du BTS « professions immobilières » ;
- la souscription d'une garantie financière auprès d'une banque ou d'une organisation professionnelle en cas de détention de fonds, d'effets ou de valeurs déposés par les clients, ainsi que l'attestation d'ouverture de comptes séquestres pour les fonds des mandants (ces obligations ne sont pas requises lorsque les agences de transaction se sont engagées sur l'honneur à ne recevoir d'autres sommes que celles de leur rémunération) ;
- la souscription d'une assurance responsabilité civile professionnelle (RCP) ;
- la justification de l'absence d'incapacité ou d'interdiction d'exercer ;
- la justification de l'obligation légale de formation continue est nécessaire pour le renouvellement de la carte.
Les négociateurs immobiliers (salariés ou agents commerciaux) habilités à négocier, s'entremettre ou s'engager pour le compte du titulaire de la carte professionnelle doivent justifier de leur qualité et de l'étendue de leurs pouvoirs au moyen d'une attestation. Cette attestation est délivrée par le titulaire de la carte et doit être visée par le président de la CCI compétente.
Le professionnel de l'immobilier doit détenir un mandat écrit l'autorisant à négocier ou à s'engager pour le compte du propriétaire vendeur, du propriétaire bailleur ou du syndicat de copropriétaires. Ce mandat doit donc être détenu préalablement à tout acte d'entremise, de négociation ou de gestion.
Quels que soient le poste occupé et la nature de son activité, le titulaire du diplôme est tenu, de respecter aussi bien les règles de déontologie que la réglementation régissant les professions immobilières.
Des relations avec divers partenaires :
L'activité immobilière implique des contacts multiples avec des partenaires divers relevant des secteurs public et privé, notamment les services de la publicité foncière et de l'enregistrement, les services du cadastre, les services d'urbanisme, les greffes des tribunaux, les notaires, les avocats, les géomètres- experts, les architectes, les commissaires de justice, les diagnostiqueurs, les entreprises de services (nettoyage, entretien des équipements, etc.) et de travaux, les assureurs, les organismes bancaires, etc. L'ensemble des activités suppose l'utilisation d'une documentation juridique et d'outils numériques adaptés dans un contexte de dématérialisation des actes.
Environnement économique et technologique :
Le contexte économique :
Le secteur immobilier est très développé en France et continue de progresser. Par ailleurs, le secteur s'est fortement professionnalisé.
Le marché se caractérise aujourd'hui par une tendance oligopolistique, avec quelques grands réseaux face à une multitude d'agents de petite taille.
La demande évolue fortement, du fait des changements sociétaux (taille des ménages, préoccupation environnementale), des crises (économiques, financières, sanitaires, climatiques, etc.) et de l'évolution des règles d'urbanisme.
L'évolution de la demande incite les professionnels à développer de nouveaux services. A titre d'exemple, de nouvelles modalités d'accès au logement (bail réel solidaire, vente aux enchères gérée par l'agence immobilière) se mettent en place pour répondre aux attentes des consommateurs et aux difficultés d'accès à la propriété.
La connaissance de l'environnement économique permet au titulaire du diplôme de comprendre le contexte dans lequel s'inscrivent les missions des professionnels de l'immobilier.
Le contexte environnemental :
Le secteur du bâtiment représente près de 43 % de l'énergie consommée en France, et émet plus de 120 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an, soit près du quart des émissions nationales. Ces données associées à l'engagement de la France en matière d'adaptation face à au changement climatique - qui se traduit par un ensemble de textes et de lois dont les accords de Paris en 2015, le plan Climat en 2017 et la loi Climat et résilience de 2021 - placent le secteur immobilier au centre de la problématique de l'atténuation du changement climatique. Les professionnels du secteur doivent désormais prendre en compte ces nouveaux enjeux, et modifier fortement leurs raisonnements et leurs pratiques, tant pour les constructions neuves que pour les bâtiments existants. L'évolution permanente de la réglementation en la matière nécessite donc une veille professionnelle et juridique continue.
Les évolutions technologiques :
Le secteur immobilier est marqué par l'entrée en force du numérique et par l'arrivée de nouveaux acteurs déjà inscrits dans une logique de digitalisation. Ce nouveau contexte induit le développement de nombreux outils de communication et d'information qui se doivent d'être pensés en amont comme accessibles à tous les publics, en particulier aux personnes porteuses de handicap. Ces outils sont aussi à l'origine de nouvelles pratiques professionnelles qui révolutionnent notamment « l'expérience client » :
- expérience d'anticipation : l'enjeu est de susciter l'attention du client notamment par l'usage de storytelling, les possibilités de visites virtuelles et l'accompagnement du parcours client à l'aide de l'intelligence artificielle, etc. ;
- expérience d'achat, de location ou de gestion de copropriété : l'enjeu est de créer une relation dédiée à la compréhension et à la satisfaction du client (plus informé, il attend plus d'expertise), afin de créer de la valeur ;
- expérience post-achat, post-location ou de gestion de copropriété : l'enjeu est de transformer le client en ambassadeur et de disposer d'un fichier client (importance de la gestion de la relation client et de la data).
Délimitation et pondération des activités :
L'ensemble des activités exercées par le futur titulaire du diplôme prend nécessairement appui sur des connaissances juridiques, de gestion et une culture relative aux bâtiments. Les méthodologies d'analyses et de résolution de problèmes ainsi que la capacité à communiquer sont également mobilisées.
L'activité du futur titulaire du diplôme s'exerce dans le cadre des trois pôles d'activité suivants :
- conduite du projet immobilier du client en vente et/ou location ;
- administration des copropriétés et de l'habitat social ;
- conseil en gestion du bâti dans le contexte de changement climatique.
2. Description des activités professionnelles
Pôle d'activités 1. - Conduite du projet immobilier du client en vente et/ou location
Le titulaire du diplôme accompagne les clients dans la diversité de leurs projets : de la vente/acquisition d'un bien immobilier à la mise en location et/ou à la gestion de ce(s) bien(s).
Le conseiller ou la conseillère immobilier est chargé(e) d'identifier des prospects afin de préciser, voire susciter, des projets de vente ou de mise en location de biens immobiliers. Accompagner les propriétaires, les futurs acquéreurs ou futurs locataires constitue une tâche essentielle qui nécessite une connaissance fine du marché, du droit de l'immobilier et de ses évolutions, etc. Cet accompagnement devra s'adapter aux personnes porteuses de handicap, notamment par le recours à un environnement et à des outils numériques accessibles à tous.
La relation client est au cœur de ce pôle d'activités et nécessite anticipation, adaptabilité pour répondre, avec déontologie, aux besoins d'une clientèle (propriétaires, acquéreurs, locataires) toujours plus informée.
Les activités et tâches caractéristiques du pôle | Activité 1 - Prospection et négociation du mandat - A1.1.1 - Identification du projet du client - A1.1.2 - Mise en œuvre d'une stratégie de prospection - A1.1.3 - Captation du mandat - A1.1.4 - Constitution du dossier de vente ou de location Activité 2 - Commercialisation du bien proposé à la vente ou à la location - A1.2.1 - Définition et mise en œuvre d'une stratégie commerciale - A1.2.2 - Élaboration de supports commerciaux - A1.2.3 - Évaluation et actualisation des choix stratégiques mis en place auprès du propriétaire Activité 3 - Accompagnement du client acquéreur - A1.3.1 - Analyse du projet d'achat et de la capacité financière du client - A1.3.2 - Présentation des biens et négociation en cas d'acquisition - A1.3.3 - Préparation de l'avant-contrat et accompagnement du client acquéreur jusqu'à l'acte définitif Activité 4 - Accompagnement du client bailleur et locataire - A1.4.1 - Analyse du projet du bailleur et des besoins du locataire - A1.4.2 - Gestion des visites - A1.4.3 - Sélection du locataire - A1.4.4 - Rédaction du bail - A1.4.5 - Entrée dans les lieux Activité 5 - Suivi administratif et financier de la location - A1.5.1 - Suivi, recouvrement et évolution des loyers et charges - A1.5.2 - Conseil en fiscalité des revenus locatifs - A1.5.3 - Renouvellement du bail - A1.5.4 - Gestion des congés Activité 6 - Dynamisation et personnalisation de la relation client - A1.6.1 - Construction et développement de l'image et de la notoriété de l'entreprise immobilière - A1.6.2 - Exploitation et animation du fichier clients |
Résultats attendus | - Développement du portefeuille de biens et de prospects - Identification du besoin du client pour la conclusion du mandat adapté - Conclusion de mandats (de vente, de recherche, de location et/ou de gestion) - Mise en œuvre d'une communication commerciale - Conclusion d'une relation sécurisée pour les parties - Information du client sur les conséquences de la signature de document - Fidélisation des clients (propriétaires, acquéreurs et locataires) - Prise en charge de la totalité du projet d'un client - Mise en œuvre de l'obligation d'information et du devoir de conseil - Recouvrement des loyers et des charges - Mise en œuvre du conseil en matière patrimoniale. - Pérennisation de la relation avec le propriétaire bailleur - Respect des obligations légales du professionnel de l'immobilier |
Conditions de réalisation des activités | Contexte informationnel : - Veille juridique : réglementation nationale et évolution de la réglementation au vu du changement climatique, aides pour le bailleur et/ou le locataire - Veille commerciale - Connaissance du marché Contexte numérique : - Bases de données, logiciels métiers - Signature électronique, échanges de données informatisées (EDI) - Outils de visites virtuelles, logiciels de retouche d'images - Outils de communication, réseaux sociaux - Progiciel de Gestion Intégré (PGI) - Messageries interne et externe |
Niveau d'autonomie | En statut salarié, la supervision du directeur d'agence s'exerce pour l'ensemble des activités Pour les agents commerciaux sous mandat d'une agence, la signature des avant- contrats demeure de la responsabilité de l'agence |
Pôle d'activités 2. - Administration des copropriétés et de l'habitat social
Toute copropriété doit avoir un syndic pour son administration ainsi que pour sa gestion. Son rôle est :
- d'assurer l'exécution des dispositions du règlement de copropriété et des décisions prises lors de l'assemblée générale ;
- d'administrer l'immeuble (notamment convoquer, animer et assurer le suivi des assemblées générales), d'entretenir l'immeuble et de pourvoir à sa conservation (en bon état) dans le cadre du budget voté par les copropriétaires ;
- en cas d'urgence, de faire exécuter des travaux nécessaires à sa sauvegarde ;
- de représenter le syndicat dans tous les actes civils et en justice ;
- d'assurer la gestion comptable et financière du syndicat.
Le syndic assure donc en lien avec le conseil syndical la gestion administrative, financière et technique d'une copropriété. A ce titre, il en gère les finances, établit son budget, veille à l'entretien des parties communes de l'immeuble tout en prenant garde aux questions d'accessibilité.
Il met en œuvre les décisions votées par l'assemblée générale des copropriétaires et représente le syndicat des copropriétaires pour tous les actes civils et en justice.
Ainsi, le syndic guide les copropriétaires dans un environnement juridique et technique complexe. L'exercice de ce métier est fortement encadré par le droit. Il s'effectue en mode projet et nécessite également des capacités de communication importantes ainsi que de la rigueur.
L'habitat social est géré de façon spécifique et nécessite un suivi tout particulier dans le respect du cadre juridique qui lui est propre. Le professionnel attribue le logement, rédige le bail social et suit le locataire selon le cadre réglementaire fixé.
Le logement social peut se trouver à l'origine de nombreuses copropriétés, notamment par l'impossibilité d'acquérir l'ensemble d'un immeuble lors d'un investissement et/ou par les processus d'accession à la propriété des locataires.
Les activités et tâches caractéristiques du pôle | Activité 1 - Présentation d'une copropriété (prise de connaissance de l'immeuble) - A2.1.1 - Repérage des caractéristiques d'une copropriété - A2.1.2 - Identification du cadre juridique d'une copropriété Activité 2 - Conclusion du contrat de syndic - A2.2.1 - Collecte des informations sur la copropriété - A2.2.2 - Conseil sur le mode de gestion de la copropriété - A2.2.3 - Négociation et rédaction du contrat de syndic Activité 3 - Processus de décision en copropriété - A2.3.1 - Élaboration de la convocation à l'assemblée générale - A2.3.2 - Tenue de l'assemblée générale - A2.3.3 - Suivi de l'assemblée générale Activité 4 - Gestion administrative et comptable de la copropriété - A2.4.1 - Élaboration et suivi des budgets - A2.4.2 - Suivi des comptes des copropriétaires - A2.4.3 - Diffusion, mise à jour et conservation des informations de la copropriété - A2.4.4 - Traitement de la mutation d'un lot. Activité 5 - Gestion du personnel de la copropriété - A2.5.1- Conseil sur le choix des modalités juridiques et techniques d'entretien et de surveillance - A2.5.2 - Recrutement et gestion du personnel - A2.5.3 - Management du personnel d'immeuble Activité 6 - Gestion des contentieux au sein de la copropriété - A2.6.1 - Prévention des difficultés des copropriétés - A2.6.2 - Suivi des contentieux avec les copropriétaires Activité 7 - Accès au logement social - A2.7.1 - Repérage des caractéristiques du logement social - A2.7.2 - Attribution d'un logement social - A2.7.3 - Détermination des principales clauses du bail social - A2.7.4 - Suivi adapté des bénéficiaires de logements sociaux |
Résultats attendus | - Préparation d'un contrat de syndic adapté à la copropriété - Organisation de l'assemblée générale - Animation de l'assemblée générale - Mise en œuvre de l'obligation d'information et du devoir de conseil - Mise en œuvre des décisions votées - Exécution conforme des décisions - Suivi administratif et comptable d'une copropriété - Responsabilisation des personnels (salariés ou prestataires) au service de la copropriété et des occupants - Mise en œuvre d'une protection adaptée du syndicat - Identification des indicateurs permettant de repérer les difficultés - Mise en place de solutions adaptées au contentieux - Mise en œuvre du conseil aux copropriétaires relatif au bâti (notamment sur la question environnementale) - Mise à jour de l'intranet et de l'extranet de la copropriété - Contribution au bon entretien technique de l'immeuble - Actualisation de l'espace numérique - Suivi des travaux - Suivi des contentieux - Identification des spécificités du logement social - Suivi de l'attribution du logement social - Suivi adapté des bénéficiaires de logements sociaux |
Conditions de réalisation des activités | Contexte informationnel : - Veille juridique sur la réglementation en matière de copropriété - Le règlement d'une copropriété donnée - Veille informationnelle sur les aides financières destinées à la copropriété Contexte numérique : - Gestion de bases de données, logiciels métiers - PGI - Espace de travail collaboratif - Exploitation de l'intranet de la copropriété La communication : - Outils de communication, réseaux sociaux - Utilisation professionnelle de messagerie interne et externe |
Niveau d'autonomie | Comme salarié, toute activité s'opère sous la responsabilité de la personne disposant de la carte professionnelle. |
Pôle d'activités 3. - Conseil en gestion du bâti dans le contexte de changement climatique
Les contextes de changement climatique et de transition énergétique s'imposent aujourd'hui à l'ensemble des activités de vente, de location et de gestion de copropriété ; cela se traduit par un besoin accru de conseil pour les clients, mais aussi par la prise en compte d'une évolution importante et continue des obligations légales. Ainsi, la mise en œuvre de politiques publiques d'adaptation du bâti aux enjeux du développement durable et du changement climatique a un impact sur l'exercice des activités du titulaire du diplôme.
Le conseil en gestion du bâti, que ce soit lors de la construction d'un bien immobilier, de son entretien, de sa rénovation, de son amélioration s'impose pour toutes les activités immobilières.
Les activités et tâches caractéristiques du pôle | Activité 1 - Information du client sur les incidences du changement climatique sur le patrimoine immobilier - A3.1.1 - Identification des enjeux sociétaux et environnementaux du changement climatique - A3.1.2 - Analyse des capacités d'adaptation d'un bien immobilier donné aux conséquences du changement climatique - A3.1.3 - Accompagnement du client en matière d'adaptation au changement climatique Activité 2 - Accompagnement du client lors des opérations de travaux - A3.2.1 - Identification des besoins en travaux de l'immeuble - A3.2.2 - Conseil sur les dispositifs de financement des travaux - A3.2.3 - Identification des modalités de mise en œuvre des travaux - A3.2.4 - Relations avec les différents partenaires et collecte des devis - A3.2.5 - Prise de décision et suivi des travaux Activité 3 - Gestion des risques et des sinistres - A3.3.1 - Identification des besoins en termes d'assurance et de choix de la solution adaptée - A3.3.2 - Mise en œuvre de l'assurance en cas de sinistre - A3.3.3 - Traitement des contentieux liés aux travaux à réaliser Activité 4 - Prise en compte de la politique d'aménagement du territoire dans le conseil au client - A3.4.1 - Identification des contraintes, des outils d'aménagement du territoire et des différents acteurs - A3.4.2 - Interprétation et analyse des documents de référence et des procédures en matière d'urbanisme - A3.4.3 - Analyse du projet du client au regard des évolutions de la politique d'aménagement du territoire Activité 5 - Participation à des opérations de Vente en l'État Futur d'Achèvement (VEFA) dans un contexte de changement climatique - A3.5.1- Identification et présentation des caractéristiques du projet - A3.5.2 - Présentation au client des étapes et des acteurs impliqués dans la construction - A3.5.3 - Suivi d'une vente en l'état futur d'achèvement |
Résultats attendus | - Identification des impacts du changement climatique et de la transition énergétique sur l'usage d'un bâtiment au regard de ses caractéristiques. - Conseil au(x) client(s)en matière de choix énergétique - Identification, priorisation et planification des travaux à réaliser - Accompagnement du client dans la mise en œuvre et le suivi des travaux - Identification des besoins du client en matière d'assurance - Mise en œuvre de la couverture assurancielle en cas de sinistre - Participation au montage d'opérations immobilières (prospection foncière, appréciation de l'équilibre d'une opération) - Présentation et communication d'un projet de promotion immobilière - Suivi d'une vente en l'état futur d'achèvement - Application de la règlementation en matière d'urbanisme pour un bien immeuble au sein d'une zone géographique - Compréhension et analyse de la politique d'urbanisme d'un territoire |
Conditions de réalisation des activités | Contexte informationnel : - Veille en matière de transition climatique et énergétique et de ses incidences - Veille juridique en matière d'urbanisme et d'aménagement du territoire Contexte numérique : - Logiciel professionnel (plan, vision en 3D, architecture, plan) |
Niveau d'autonomie | - Salarié sous supervision d'un manager |
Annexe JORFARTI000048530528
Sous-épreuve E2.2. - Production orale en continu et en interaction
Coefficient 2
L'épreuve porte sur la production orale en continu et en interaction.
1. Finalités et objectifs
L'étude de l'anglais contribue à la formation intellectuelle et à l'enrichissement culturel de l'individu. A ce titre, elle a plus particulièrement vocation à :
- favoriser la connaissance des patrimoines culturels des aires linguistiques étudiées ;
- susciter le goût et le plaisir de la pratique de la langue ;
- donner confiance pour s'exprimer ;
- former le titulaire du diplôme à identifier les situations de communication, les genres de discours auxquels ils sont exposés et qu'ils doivent apprendre à maîtriser ;
- favoriser le développement d'une capacité réflexive ;
- développer l'autonomie ;
- préparer le titulaire du diplôme à la mobilité professionnelle.
L'évaluation est adossée au Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). Le niveau attendu est B2. Le niveau B2 est défini de la façon suivante : « Une élève ou un élève peut comprendre le contenu essentiel de sujets concrets ou abstraits dans un texte complexe, y compris une discussion technique dans sa spécialité. Elle ou il peut communiquer avec un degré de spontanéité et d'aisance tel qu'une conversation avec un locuteur natif ne comporte de tension ni pour l'un ni pour l'autre. Elle ou il peut s'exprimer de façon claire et détaillée sur une grande gamme de sujets, émettre un avis sur un sujet d'actualité et exposer les avantages et les inconvénients de différentes possibilités ».
Production orale en continu et en interaction :
Elle est évaluée sous forme ponctuelle.
2. Modalités d'évaluation - Forme ponctuelle (durée : 20 minutes et 20 minutes de préparation)
2.1. L'épreuve prend appui sur un ou deux documents écrits à caractère professionnel (prise de connaissance du ou des documents, restitution et analyse en présentation orale et dialogue avec l'examinateur).
Nature des documents : les documents supports présentent des situations en lien avec le domaine de l'immobilier et de ses différents types d'activité, sans toutefois présenter une technicité excessive. Il pourra s'agir d'articles de presse, de commentaires écrits de situations professionnelles, ou de documents issus de sites internet spécialisés. Il ne s'agira en aucune façon de documents authentiques didactisés ou de documents issus de manuels. On évitera les documents qui présentent une trop grande complexité ou spécificité, ou encore tout autre ancrage dans une situation professionnelle particulière. En effet, le fait qu'ils soient rédigés dans une langue étrangère écrite assez technique ou dans un cadre culturel spécifique (pays étranger, législation différente) complique la tâche du candidat, et ce également en termes de maîtrise du lexique spécifique. Le ou les documents seront accompagnés d'une question de problématisation visant à orienter le candidat et rédigée en anglais ou en français.
Longueur du ou des documents : la longueur du dossier (un ou deux documents) n'excèdera pas 25 lignes (environ 200 mots), le ou les documents pouvant comporter une partie iconographique (photo, illustration). Dans le cas d'un dossier comportant deux documents, on veillera à ce qu'ils soient, dans la toute mesure du possible, de nature différente : article de presse et document tiré d'un site internet en lien avec le domaine, par exemple.
2.2. Déroulement de l'épreuve
Préparation (compréhension de l'écrit ; durée : 20 minutes) :
La candidate ou le candidat prend connaissance du ou des documents fournis, en tenant compte de la consigne fournie (question de problématisation rédigée en anglais ou en français).
Restitution orale et entretien (restitution en prise de parole en continue puis prise de parole en interaction ; durée : 20 minutes) :
Dans un premier temps, la candidate ou le candidat rend compte de façon autonome de ce qu'elle ou il a compris (5 à 10 minutes). Puis suit un entretien destiné à l'amener à reformuler ou préciser certains points, à s'assurer de la compréhension des éléments essentiels et/ou de certains détails, voire à faire part de ses réactions ou propositions, si la compréhension est satisfaisante. L'examinateur peut également en s'appuyant sur la consigne, proposer, au besoin, des pistes de relance et élargir le spectre des échanges.
3. Modalités d'évaluation - Contrôle en cours de formation
Il est constitué de deux situations d'évaluation de même poids se déroulant au cours de la deuxième année et correspondant aux activités langagières évaluées en épreuve ponctuelle : restitution orale et entretien. Les modalités de l'épreuve sont identiques à celles de l'épreuve ponctuelle.
Epreuve E3. - Environnement juridique et économique des activités immobilières
Coefficient 4
1. Objectifs
L'épreuve E3 « Environnement juridique et économique des activités immobilières » valide la capacité à mobiliser de manière rigoureuse et méthodique des savoirs juridiques et économiques fondamentaux inscrits dans le bloc « Environnement juridique et économique des activités immobilières », qui sont nécessaires au collaborateur dans le traitement de dossiers immobiliers.
L'objectif de l'épreuve est de vérifier la capacité du candidat à :
- analyser des situations auxquelles l'entreprise immobilière est confrontée ;
- exploiter une base documentaire économique et/ou juridique en lien avec l'immobilier ;
- proposer des solutions argumentées en mobilisant des notions économiques ou juridiques et les méthodologies adaptées aux situations proposées ;
- prendre des décisions opérationnelles intégrant les dimensions économique et/ou juridique ;
- exposer des analyses et des propositions de manière cohérente et argumentée.
2. Critères d'évaluation
Pour justifier de la maîtrise des compétences attendues, le candidat devra faire preuve :
- de justesse dans l'analyse d'une documentation juridique et/ou économique et de sa portée ;
- de rigueur et de pertinence dans la mobilisation des concepts juridiques ou économiques ;
- de l'emploi du vocabulaire scientifique approprié ;
- de clarté et de cohérence dans les raisonnements conduits en droit et en économie ;
- d'une maîtrise de la (ou des) méthodologie(s) d'analyse mise(s) en place ;
- d'une capacité d'abstraction dans la formalisation d'une problématique ;
- de bonnes capacités rédactionnelles et argumentatives permettant de répondre de manière structurée à une problématique juridique.
3. Modalités d'évaluation
3.1. Contrôle en cours de formation
Cette épreuve E3 prend appui sur plusieurs situations d'évaluation conduites en cours de formation lors de l'enseignement du bloc « Environnement juridique et économique des activités immobilières », situations d'évaluation que le candidat aura pu référencer au long de sa formation.
Le candidat doit attester de sa maîtrise des différentes méthodologies propres au droit et à l'économie et ainsi être impérativement évalué sur les activités suivantes (au moins deux fois pour chacune d'elles) :
- l'analyse d'une documentation économique relative au secteur de l'immobilier ;
- la résolution de cas ou de situation auxquels peuvent être confrontés des acteurs du secteur de l'immobilier ;
- La résolution de cas pratique nécessitant l'analyse d'une documentation juridique (décision de justice, acte juridique, texte de loi, réglementation, etc.).
L'épreuve E3 repose sur un dossier numérique personnel rédigé et constitué par le candidat et rendant compte pour chacune des activités précitées des éléments suivants :
- la nature de l'activité réalisée ;
- la date et la durée ;
- les conditions de réalisation ;
- la méthodologie et les moyens mis en œuvre.
Chaque compte-rendu d'activité est accompagné des productions réalisées par le candidat et de l'évaluation qui a été faite par le ou les professeurs. Un tableau de synthèse (dont le format sera précisé dans la circulaire d'organisation) rendra compte de la totalité des activités réalisées par le candidat et sera inclus dans le dossier numérique.
L'évaluation est chargée d'apprécier le degré de maîtrise des compétences relevant du bloc portant sur « l'environnement juridique et économique des activités immobilières ». A l'issue de l'évaluation, dont le degré d'exigence est équivalent aux attendus du diplôme, l'évaluateur complète une fiche de positionnement des compétences acquises par le candidat (un modèle de cette fiche est proposé dans la circulaire d'organisation de l'examen). L'évaluation est conduite par un enseignant d'économie-gestion, prioritairement en charge de l'enseignement de l'environnement juridique et économique des activités immobilières.
Le contrôle de conformité du dossier est effectué par l'évaluateur.
La constatation de non-conformité du dossier entraîne l'attribution de la mention NV (non valide) à l'épreuve correspondante. En conséquence, le diplôme ne peut lui être délivré.
La non-conformité du dossier peut être prononcée dès lors qu'une des situations suivantes est constatée :
- absence de constitution de dossier ;
- absence du tableau de synthèse ou tableau de synthèse non visé ou non signé par les personnes habilitées à cet effet ;
- absence des travaux et/ou compte rendus d'activité.
Si le candidat fournit un dossier incomplet (c'est-à-dire ne présentant pas de travaux sur l'ensemble des activités attendues), les insuffisances constatées seront pénalisées dans les limites prévues par la grille d'aide à évaluation proposée par la circulaire nationale d'organisation.
Avant le jury final, une procédure d'harmonisation est mise en place par les autorités académiques selon les modalités fixées par la circulaire d'organisation
3.2. Forme ponctuelle
L'épreuve E3 se déroule sous la forme d'une épreuve ponctuelle écrite d'une durée de 3 heures.
Elle prend appui sur un sujet qui invite le candidat à traiter plusieurs activités ou dossiers, mobilisant des méthodologies spécifiques, parmi les activités suivantes :
- l'analyse d'une documentation économique relative au secteur de l'immobilier ;
- la résolution de cas ou de situation auxquels peuvent être confrontés des acteurs du secteur de l'immobilier ;
- la résolution de cas pratique nécessitant l'analyse d'une documentation juridique (décision de justice, acte juridique, texte de loi, réglementation, etc.).
La correction de chaque copie est assurée par un professeur d'économie-gestion, prioritairement en charge de l'enseignement de l'environnement juridique et économique des activités immobilières.
Epreuve E4. - Conduite du projet immobilier du client en vente et/ou location
Coefficient 6
1. Objectif
Cette épreuve vise à évaluer chez le candidat l'acquisition des compétences décrites dans le bloc de compétences « Conduite du projet immobilier du client en vente et/ou location ».
Ainsi, le candidat doit être capable de :
- développer le portefeuille de l'agence ;
- conseiller le client dans ses choix et ses démarches ;
- constituer le dossier en adéquation avec la situation du client ;
- mettre en œuvre une communication efficace au service du projet immobilier ;
- conseiller le client dans son projet d'achat ;
- négocier dans l'intérêt des parties ;
- transmettre au notaire un dossier conforme (complet) ;
- guider le bailleur et le locataire dans la mise en œuvre du projet de location ;
- rédiger les actes en lien avec l'opération ;
- présenter les conséquences fiscales des choix opérés ;
- optimiser les processus de communication en matière de notoriété et d'image de l'organisation ;
- exploiter la base de données au service du parcours client.
2. Critères d'évaluation
Les critères d'évaluation correspondent aux indicateurs d'évaluation des compétences exprimés pour chaque compétence du bloc « Conduite du projet immobilier du client en vente et/ou location ».
Les critères associés à chaque compétence permettent de clarifier les attentes et de préciser le niveau d'exigence requis.
Pour justifier de la maitrise des compétences attendues, le candidat devra également faire preuve :
- de rigueur et de méthode dans l'analyse des problématiques soulevées et de leur fondement(s) juridique(s) ;
- de pertinence dans la sélection des informations issues de la documentation fournie ;
- de logique et de cohérence dans les propositions faites et dans les méthodologies utilisées ;
- de bonnes capacités rédactionnelle et de synthèse.
3. Modalités d'évaluation
L'épreuve, d'une durée de 3 heures, se déroule sous forme ponctuelle écrite pour tous les candidats.
Elle prend appui sur l'étude de situations professionnelles comportant un contexte détaillé, un corpus documentaire et une série de questions invitant le candidat à traiter plusieurs opérations emblématiques du bloc « Conduite du projet immobilier du client en vente et/ou location ».
Positionné en tant que collaborateur au sein d'une agence immobilière, le candidat devra traiter les différentes missions qui lui seront confiées en faisant preuve de rigueur et de cohérence dans les propositions réalisées.
La correction de cette épreuve est assurée par des professeurs d'économie - gestion prioritairement en charge l'enseignement du bloc de compétences « Conduite du projet immobilier du client en vente et/ou en location ».
Epreuve E5. - Administration des copropriétés et de l'habitat social
Coefficient 6
1. Objectifs
Cette épreuve vise à évaluer chez le candidat l'acquisition des compétences décrites dans le bloc de compétences « Administration des copropriétés et de l'habitat social ».
Ainsi, le candidat doit être capable de :
- distinguer juridiquement la copropriété des autres ensembles immobiliers ;
- proposer un contrat de syndic adapté ;
- prendre en charge la préparation de l'assemblée générale ;
- conduire l'assemblée générale dans l'intérêt de la copropriété ;
- assurer une communication efficace en vue d'une prise de décision ;
- prendre en charge le suivi de l'assemblée générale ;
- veiller à l'équilibre financier de la copropriété ;
- justifier les éléments financiers auprès des copropriétaires ;
- assurer le suivi administratif et financier de la copropriété ;
- mettre en œuvre la gestion des ressources humaines du syndicat des copropriétaires ;
- mettre en œuvre un processus de prévention des conflits et des contentieux ;
- gérer les conflits et les contentieux au sein de la copropriété ;
- caractériser le logement social ;
- accompagner le bénéficiaire du logement social dans son parcours résidentiel.
2. Critères d'évaluation
Les critères d'évaluation correspondent aux indicateurs d'évaluation des compétences exprimés pour chaque compétence du bloc « Administration des copropriétés et de l'habitat social ».
Les critères associés à chaque compétence permettent de clarifier les attentes et de préciser le niveau d'exigence requis.
Pour justifier de la maîtrise des compétences attendues, le candidat devra également être capable de :
- analyser et de qualifier les problématiques soulevées ;
- exploiter une base documentaire ;
- proposer des solutions argumentées en mobilisant les notions adaptées ;
- faire preuve de rigueur ;
- conduire des raisonnements logiques et cohérents.
3. Forme de l'épreuve
L'épreuve, d'une durée de 3 heures, se déroule sous forme ponctuelle écrite pour tous les candidats.
L'épreuve prend appui sur un dossier qui comprend :
- la présentation de situations professionnelles contextualisées contenant des problématiques liées à l'administration de copropriétés et/ou de logement social ;
- une base documentaire ;
- une série de questions permettant de structurer et d'orienter le travail à réaliser par le candidat. Chaque question amène le candidat à répondre de manière structurée et argumentée aux problématiques soulevées.
L'épreuve est corrigée par un professeur d'économie-gestion prioritairement en charge du bloc 2 en BTS « professions immobilières ».
Epreuve E6. - Construction d'une professionnalité immobilière dans le contexte de changement climatique
Coefficient 6
L'épreuve E6, construction d'une professionnalité immobilière dans le contexte de changement climatique est composée de deux sous-épreuves :
- E6.1 - Conseil en gestion du bâti dans le contexte de changement climatique ;
- E6.2 - Construction d'une professionnalité dans l'immobilier.
Chacune de ces sous-épreuves donne lieu à une note sur 20 points. La note de l'épreuve E6 est obtenue par la moyenne des sous-épreuves E6.1 et E6.2.
Sous-épreuve E6.1. - Conseil en gestion du bâti dans le contexte de changement climatique
Coefficient 3
1. Objectif
L'objectif de l'épreuve E6.1 est de valider les compétences du candidat correspondant au bloc 3 « Conseil en gestion du bâti dans le contexte de changement climatique » :
- repérer les interactions entre les déséquilibres liés au réchauffement climatique et le secteur de l'immobilier ;
- proposer des possibilités d'amélioration de la performance énergétique d'un logement ;
- décrire les solutions mises en œuvre par les différents acteurs pour répondre aux nouveaux enjeux environnementaux ;
- identifier des opérations nécessaires d'entretien, d'amélioration, de rénovation et de réhabilitation de l'immeuble ;
- accompagner le client dans la prise de décision de travaux et dans leur mise en œuvre ;
- accompagner le client dans la prévention des risques et la gestion des sinistres ;
- repérer les spécificités d'aménagement d'un territoire donné et ses acteurs ;
- prendre en compte les contraintes architecturales et d'urbanisme applicables à un projet donné ;
- conseiller le client sur les démarches nécessaires à la réalisation de son projet ;
- accompagner le client dans la conclusion d'un acte de VEFA aux plans technique, juridique, commercial.
2. Contenu
L'épreuve E6.1 évalue les compétences et savoirs associés décrits dans le bloc de compétences 3 « Conseil en gestion du bâti dans le contexte de changement climatique ».
3. Critères d'évaluation
Les critères d'évaluation correspondent aux indicateurs d'évaluation des compétences exprimés pour chaque compétence du bloc 3 « Conseil en gestion du bâti dans le contexte de changement climatique ».
A. - Contrôle en cours de formation
Première situation :
Période : de préférence au 1er trimestre de l'année 2.
Forme : note de deux pages basée sur des observations et expériences vécues en stage ayant pour objet :
- soit l'analyse de pratiques ;
- soit l'analyse d'une situation de conseil (diagnostic et proposition de solutions) ;
- soit l'analyse des règles d'urbanisme locales (en lien avec le bloc 3).
La note sera conclue par une réflexion prospective (sur le territoire ou l'organisation) en lien avec la thématique traitée.
Deuxième et troisième situation :
Période : à partir de décembre de l'année 2.
Chacune des deux situations (situations 2 et 3) s'appuie sur un contexte immobilier diffusé par l'académie au mois de novembre de l'année 2 du BTS, soit novembre (n - 1) pour la session de l'année n.
Le contexte d'organisation est complété localement par des questions et/ou des problèmes à résoudre et/ou des missions à réaliser. Il sert de support d'évaluation pour évaluer les compétences du bloc 3.
L'évaluation donne lieu à une note sur 20 points.
B. - Forme ponctuelle
Epreuve écrite - Durée : 2 heures :
L'épreuve prend appui sur le contexte d'organisation figurant dans la circulaire nationale d'organisation de l'examen et comporte une série de questions et/ou des problèmes à résoudre relatifs aux compétences du bloc 3.
L'étudiant pourra mobiliser des acquis issus de ses expériences en entreprises.
La correction de chaque copie est assurée par un professeur d'économie - gestion prioritairement en charge d'un des enseignements professionnels en STS Professions immobilières.
L'évaluation donne lieu à une note sur 20 points.
Remarque : le contexte est identique pour tous les candidats qu'ils soient évalués en CCF ou sous forme ponctuelle.
Sous-épreuve E6.2. - Construction d'une professionnalité dans l'immobilier
Coefficient 3
1. Finalité et objectifs
L'épreuve E6.2 a pour finalité de valoriser l'expérience professionnelle du candidat et d'attester de son implication dans les activités professionnelles menées. Elle vise à évaluer chez le candidat l'acquisition des compétences décrites dans le bloc de compétences « Construction d'une professionnalité dans l'immobilier ».
Ainsi, le candidat doit être capable de :
- caractériser un territoire dans sa dimension immobilière ;
- analyser une dynamique d'entreprise immobilière ;
- développer la relation avec le client ;
- construire un projet professionnel.
2. Contenu
L'épreuve E6.2 permet d'évaluer les compétences ci-dessous associées au bloc de compétences « Construction d'une professionnalité dans l'immobilier » du référentiel de certification :
- identifier les acteurs ;
- présenter son territoire (histoire, architecture, évolutions) ;
- caractériser, ancrer, positionner une entreprise dans le territoire ;
- se projeter dans une démarche entrepreneuriale ;
- identifier les profils clients ;
- animer la relation client digitale et interpersonnelle ;
- animer les espaces digitaux de la relation client ;
- évaluer la satisfaction client ;
- fidéliser le client ;
- mettre à disposition et actualiser l'information ;
- concevoir et mettre en œuvre une communication externe accessible à tous les publics ;
- identifier ses atouts et ses limites, ses centres d'intérêt ;
- rechercher un stage, un emploi ;
- construire son identité professionnelle y compris numérique ;
- agir avec déontologie ;
- créer son réseau professionnel ;
- se projeter dans l'après BTS.
3. Critères d'évaluation
Les critères d'évaluation correspondent aux indicateurs d'évaluation des compétences exprimés pour chaque compétence du bloc « Construction d'une professionnalité dans l'immobilier ». Les critères associés à chaque compétence permettent de clarifier les attentes et de préciser le niveau d'exigence requis.
4. Modalités d'évaluation
4.1. Constitution du dossier support de l'épreuve valable pour l'ensemble des modalités d'évaluation
Contenu du dossier :
Le dossier support de l'épreuve, présenté sous forme professionnelle et revêtant un caractère personnel et authentique, comprend 3 éléments :
a) Les attestations de stage (et le cas échéant les attestations d'activités réalisées hors stage) ou les certificats de travail attestant de la réalité de la ou des activités professionnelles décrites dans les fiches ou dans le dossier professionnel ;
b) 4 fiches descriptives d'activités professionnelles (une par axe de professionnalisation du bloc 4) :
- chaque fiche permet de décrire et d'analyser les activités professionnelles vécues en stage. La fiche 3 « gestion de la relation client » devra s'appuyer sur un contexte incluant des usages digitaux ;
- le candidat utilise obligatoirement le modèle de fiche présenté dans la circulaire nationale d'organisation en renseignant impérativement chaque rubrique ;
- un candidat qui se présente au titre de son expérience professionnelle peut choisir de remplacer ces fiches descriptives par un dossier professionnel qui présente en une dizaine de pages au maximum ses activités en lien avec le bloc 4 « Construction d'une professionnalité dans l'immobilier » ;
c) Une étude réflexive permettant au candidat de réinvestir l'ensemble de ses expériences dans l'analyse d'un thème ou d'une problématique de son choix, de nature transversale au sein du bloc 4 « Construction d'une professionnalité dans l'immobilier ».
Le candidat est conduit ainsi à développer une réflexion structurée, argumentée, illustrée par les activités qu'il a menées, et enrichie par la prise en compte des dimensions juridique, économique et managériale du développement de la relation client dans le secteur immobilier.
Cette étude réflexive se présente sous une forme rédigée de 4 à 6 pages.
Le dossier support de l'épreuve est mis à la disposition du jury dans des conditions définies par la circulaire nationale d'organisation et les autorités académiques. Lors de l'interrogation, le candidat pourra apporter tous les documents complémentaires qu'il jugera pertinents pour illustrer sa présentation.
Contrôle de conformité du dossier support de l'épreuve :
Le contrôle de conformité du dossier est effectué avant l'interrogation selon les modalités fixées par les autorités académiques. La constatation de non-conformité du dossier entraîne l'attribution de la mention NV (non valide) à l'épreuve correspondante. Le candidat, même présent à la date de l'épreuve, ne peut être interrogé. En conséquence, le diplôme ne peut lui être délivré.
La non-conformité du dossier peut être prononcée dès lors qu'une des situations suivantes est constatée :
- absence de dépôt du dossier ;
- dépôt du dossier au-delà de la date fixée par l'autorité académique ;
- durée de stage ou d'expérience professionnelle inférieure à celle requise par la réglementation de l'examen ;
- absence d'attestation de stage ou de certificat de travail ;
- documents constituant le dossier non visés ou non signés par les personnes habilitées à cet effet.
Remarque : dans le cas où, le jour de l'interrogation, la commission d'interrogation a un doute sur la conformité du dossier ou sur son authenticité, elle interroge et évalue néanmoins le candidat qui est ensuite averti que l'attribution de la note est réservée dans l'attente d'une vérification mise en œuvre selon des modalités définies par les autorités académiques. Si, après vérification, les doutes sont avérés, la mention NV (non valide) est portée à l'épreuve.
Lorsque les règles de composition du dossier ne sont pas strictement respectées :
- absence totale ou partielle de fiches descriptives ;
- absence de l'étude réflexive ;
- présence de fiches descriptives d'activité portant sur un même axe de professionnalisation ;
- présence de fiches ne couvrant pas les axes du bloc « Construction d'une professionnalité dans l'immobilier » ;
- volume, règles formelles de présentation non respectés.
Il convient cependant d'interroger le candidat dans les conditions normales de l'épreuve. Les insuffisances constatées seront pénalisées dans les limites prévues par la grille d'aide à l'évaluation proposée par la circulaire nationale d'organisation.
4.2. Organisation et déroulement de l'épreuve
4.2.1. Contrôle en cours de formation - 2 situations d'évaluation
Le contrôle en cours de formation comporte deux situations d'évaluation qui se déroulent dans le cadre normal de la formation. Les compétences évaluées et le degré d'exigence sont identiques à ceux de l'épreuve ponctuelle. De même, les situations d'évaluation sont construites à l'identique des différentes phases de l'épreuve ponctuelle.
Les situations d'évaluation prennent appui sur les activités professionnelles du bloc « Construction d'une professionnalité dans l'immobilier » qui ont fait l'objet d'un travail en formation et ont été validées en tant que telles afin de permettre au candidat de les référencer tout au long de sa formation et de sélectionner quatre activités, une par axe de professionnalisation.
Chaque fiche permet de décrire et d'analyser les activités professionnelles vécues en stage. La fiche 3 « gestion de la relation client » devra s'appuyer sur un contexte incluant des usages digitaux.
Le candidat utilise obligatoirement le modèle de fiche présenté dans la circulaire nationale d'organisation en renseignant impérativement chaque rubrique.
L'élaboration de l'étude réflexive figurant dans le dossier support de l'épreuve a de même fait l'objet d'un accompagnement en formation.
Les situations d'évaluation se déroulent durant l'année terminale de la formation.
Remarque : la situation A peut se dérouler dès que le candidat est en mesure de présenter 4 fiches d'analyse d'activités professionnelles. En conséquence, seule la situation B nécessite la remise effective du dossier du candidat.
Situation A. - Exposé et entretien relatifs à une expérience réelle vécue (10 minutes maximum) :
Cette situation débute par la présentation en 5 minutes maximum par le candidat d'une expérience réelle vécue en entreprise, choisie par le jury (issue d'une fiche du dossier support). Cette présentation est suivie d'un entretien de 5 minutes maximum avec la commission. Au cours de cet entretien, la commission peut proposer des changements par rapport à l'activité initiale et attendre de la part du candidat une capacité d'adaptation et de nouvelles propositions.
Cette situation d'évaluation sera évaluée par un professeur ou un formateur, en économie et gestion, si possible intervenant sur le bloc de compétences « construction d'une professionnalité dans l'immobilier ».
Situation B. - Exposé et entretien relatifs aux autres expériences et à l'étude réflexive (20 minutes maximum) :
Au cours de cette seconde situation, le candidat est invité par la commission :
- dans une première partie à présenter en 5 minutes maximum d'autres expériences figurant dans le dossier support de l'épreuve (sous forme de fiches ou incluses dans le dossier professionnel) que celle déjà présentée lors de la situation A de CCF, puis à répondre aux approfondissements demandés par la commission. Cette première partie durera au maximum 10 minutes ;
- la seconde partie de l'entretien est consacrée à l'étude réflexive que le candidat développe pendant 5 minutes avant de répondre aux questions de la commission. Cette seconde partie durera au minimum 10 minutes.
Composition de la commission d'évaluation pour la situation B :
La commission d'évaluation comprend un professeur ou un formateur, en économie et gestion si possible en charge du bloc de compétences « Construction d'une professionnalité dans l'immobilier » et un professionnel. A défaut de professionnel, celui-ci est remplacé par un professeur d'économie et gestion, prioritairement chargé des enseignements professionnels en section de technicien supérieur Professions Immobilières.
A l'issue des situations d'évaluation, l'établissement de formation tient à la disposition du jury et de l'autorité rectorale, pendant une durée d'un an, un dossier d'évaluation pour chaque candidat. Outre le dossier support de l'épreuve, ce dossier d'évaluation comprend la grille d'évaluation renseignée.
L'évaluation donne lieu à une note sur vingt points.
Avant le jury final, une procédure d'harmonisation est mise en place par les autorités académiques selon des modalités fixées par la circulaire nationale d'organisation.
4.2.2. Forme ponctuelle - épreuve orale - durée : 30 minutes
Les candidats passent cette épreuve dans les centres d'examen désignés par les autorités académiques. Ils doivent se munir des ressources et des supports nécessaires au déroulement de l'épreuve, notamment ceux qui sont référencés dans le dossier support d'épreuve. Pour ses présentations, le candidat peut utiliser tout moyen à sa convenance. La circulaire nationale d'organisation précise les conditions matérielles de déroulement des interrogations.
L'épreuve d'une durée de 30 minutes se déroule en deux phases successives :
1. Exposé et entretien relatif à une expérience réelle vécue (durée : 10 minutes) :
Cette phase débute par la présentation en 5 minutes maximum par le candidat d'une expérience réelle vécue en entreprise, choisie par le jury (issue d'une fiche du dossier support). Cette présentation est suivie d'un entretien de 5 minutes maximum avec la commission. Au cours de cet entretien, la commission peut proposer des changements par rapport à l'activité initiale et attendre de la part du candidat une capacité d'adaptation et de nouvelles propositions.
2. Exposé et entretien relatif aux autres expériences et à l'étude réflexive (durée : 20 minutes) :
Au cours de cette seconde phase, le candidat est invité par la commission à présenter en 5 minutes maximum d'autres expériences figurant dans le dossier support de l'épreuve (sous forme de fiches ou incluses dans le dossier professionnel) et à répondre aux approfondissements demandés par la commission. La fin de l'épreuve est consacrée à l'étude réflexive que le candidat développe pendant 5 minutes avant de répondre aux questions de la commission.
Evaluation :
L'évaluation est réalisée à l'aide de la grille d'évaluation figurant en annexe de la circulaire nationale d'organisation. L'évaluation porte exclusivement sur la prestation du candidat, à l'exclusion de toute autre considération, notamment celle relative aux conditions de recevabilité de la candidature. En aucun cas le dossier support de l'épreuve n'est évalué.
Une harmonisation entre les différentes commissions d'interrogation est prévue par les autorités académiques selon des modalités décrites dans la circulaire nationale d'organisation.
L'évaluation donne lieu à une note sur vingt points.
Composition de la commission d'interrogation :
La commission d'interrogation est composée de deux membres : un professeur d'économie et gestion enseignant en BTS « professions immobilières » ayant si possible en charge le bloc de compétences 4 et un professionnel. A défaut de professionnel, celui-ci est remplacé par un professeur d'économie et gestion, prioritairement chargé des enseignements professionnels en section de technicien supérieur Professions Immobilières.
Epreuve facultative EF1. - Communication en langue vivante étrangère 2
Coefficient 1
La langue vivante étrangère choisie au titre de l'épreuve facultative est obligatoirement soit l'allemand, soit l'espagnol, soit l'italien soit le portugais.
Durée : 20 minutes, préparation : 20 minutes.
1. Objectifs
L'épreuve a pour but d'évaluer l'aptitude du candidat à s'exprimer à l'oral dans une langue vivante étrangère : il s'agit de vérifier la capacité du candidat à présenter un court propos organisé et prendre part à un dialogue à contenu professionnel dans la langue choisie.
Tout au long de l'épreuve, il est attendu que le candidat s'exprime dans une langue grammaticalement acceptable, adopte une prononciation claire et une intonation pertinente et qu'il mobilise une gamme de langue étendue.
L'évaluation permet de positionner le candidat par rapport au niveau B1 du cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL)
2. Modalité d'évaluation : forme ponctuelle (épreuve orale de 20 minutes)
L'évaluation est conduite par un enseignant ou un formateur intervenant, prioritairement, en section de technicien supérieur.
L'épreuve permet l'évaluation de l'expression orale en interaction et consiste en un oral d'une durée maximale de 20 minutes, précédé de 20 minutes de préparation.
L'épreuve prend appui sur un bref support fourni au candidat. Ce support s'inscrit dans l'aire culturelle et linguistique de référence et s'accompagne d'une proposition de mise en situation. Au cours de l'épreuve, la commission conduit un entretien en langue étrangère à partir des réponses que le candidat apporte au questionnement accompagnant la mise en situation et à partir de l'analyse qu'il fait du contenu du document support.
Au fil des échanges, le candidat est invité à réagir, décrire, reformuler, développer une argumentation, justifier son propos ou encore apporter des explications.
Epreuve facultative EF2. - Engagement étudiant
Coefficient 1
Epreuve orale : 20 minutes, sans préparation.
1. Objectifs
Cette épreuve facultative vise à identifier les compétences, connaissances et aptitudes acquises par le candidat
dans l'exercice des activités mentionnées à l'article L.611-9 du code de l'éducation et qui relèvent de celles prévues par le référentiel d'évaluation de la spécialité du diplôme de brevet de technicien supérieur pour laquelle le candidat demande sa reconnaissance « engagement étudiant ».
Cela peut concerner :
- l'approfondissement des compétences évaluées à l'épreuve obligatoire E6.2 « Construction d'une professionnalité dans l'immobilier » ;
- le développement de compétences spécifiques à un domaine ou à une activité professionnelle particulière en lien avec le référentiel du diplôme.
2. Critères d'évaluation
Les critères d'évaluation sont :
- l'appropriation des compétences liées au domaine professionnel ;
- la capacité à mettre en œuvre des méthodes et des outils du domaine professionnel ;
- la qualité de l'analyse ;
- la qualité de la communication.
3. Modalités d'évaluation
3.1. Contrôle en cours de formation
Il s'agit d'une situation d'évaluation orale d'une durée de 20 minutes qui prend la forme d'un exposé (10 minutes) puis d'un entretien avec la commission d'évaluation (10 minutes).
Cette épreuve prend appui sur une fiche d'engagement étudiant, servant de support d'évaluation au jury, présentant une ou plusieurs activité(s) conduite(s) par le candidat. En l'absence de cette fiche, l'épreuve ne peut pas se dérouler. Les modalités de mise en œuvre (procédure, calendrier…) seront précisées dans la circulaire nationale d'organisation du BTS.
L'exposé doit intégrer :
- la présentation du contexte ;
- la description et l'analyse de(s) activité(s) ;
- la présentation des démarches et des outils ;
- le bilan de(s) activité(s) ;
- le bilan des compétences acquises.
La composition de la commission d'évaluation est la même que celle de l'épreuve E6.2 « Construction d'une professionnalité dans l'immobilier ».
3.2. Forme ponctuelle
Il s'agit d'une situation d'évaluation orale d'une durée de 20 minutes qui prend la forme d'un exposé (10 minutes) puis d'un entretien avec la commission d'évaluation (10 minutes). Elle se situe dans la continuité de l'épreuve ponctuelle 6.2.
Cette épreuve prend appui sur une fiche d'engagement étudiant, servant de support d'évaluation au jury, présentant une ou plusieurs activité(s) conduite(s) par le candidat. En l'absence de cette fiche, l'épreuve ne peut pas se dérouler. Les modalités de mise en œuvre (procédure, calendrier…) seront précisées dans la circulaire nationale d'organisation du BTS.
L'exposé doit intégrer :
- la présentation du contexte ;
- la description et l'analyse de(s) activité(s) ;
- la présentation des démarches et des outils ;
- le bilan de(s) activité(s) ;
- le bilan des compétences acquises.
La composition de la commission d'évaluation est la même que celle de l'épreuve ponctuelle E6.2 « Construction d'une professionnalité dans l'immobilier ».