Arrêté du 10 juillet 2013 · Article

Article Annexe II

Article en vigueur depuis le 1er septembre 2013.

TexteArrêté du 10 juillet 2013
RattachementAnnexes
IdentifiantLEGIARTI000027917744
Texte parentLEGITEXT000027917622
Référencearticle Annexe II de l'arrêté du 10 juillet 2013 (version du 1er septembre 2013)Légifrance →

1. ORGANISATION DE LA PRISE EN CHARGE APRÈS ACCIDENT EXPOSANT AU SANG (AES) ET INFORMATION SUR LA CONDUITE À TENIR

2. Un dispositif de prise en charge des personnels victimes d'AES, permettant un éventuel traitement prophylactique dans les meilleurs délais, et un suivi médical adapté, doit être organisé dans tous les établissements, 24 heures sur 24.

3. L'information des personnels de santé est essentielle : la conduite à tenir pratique doit être affichée ou mise à disposition dans tous les services.

4. La responsabilité de ce dispositif incombe au chef d'établissement. Il prendra conseil auprès du médecin du travail et des instances concernées (CLIN, CHSCT...).

5. 1. Conduite à tenir immédiate :

6. Piqûre, coupure, ou contact direct sur peau lésée :

7. ― ne pas faire saigner ;

8. ― nettoyer immédiatement la zone cutanée lésée à l'eau et au savon puis rincer ;

9. ― puis désinfecter pendant au moins cinq minutes avec un dérivé chloré (Dakin ou eau de Javel à 2,6 % de chlore actif diluée au 1/5), ou à défaut polyvidone iodée en solution dermique ou alcool à 70°.

10. Projection sur muqueuses et en particulier les yeux :

11. ― rincer abondamment au sérum physiologique ou à l'eau (au moins cinq minutes).

12. 2. Evaluation du risque après AES et prophylaxie postexposition.

13. Un avis médical est indispensable le plus précocement possible, au mieux dans les quatre heures, pour évaluer l'importance du risque infectieux notamment VIH, VHB et VHC et, si besoin, initier rapidement un traitement prophylactique.

14. Une recherche du statut sérologique du patient source (notamment vis-à-vis du VIH par test rapide) avec l'accord du patient doit être possible en urgence.

15. Dans les établissements ne disposant pas des ressources nécessaires en interne (médecin référent présent sur place, service d'urgences fonctionnant 24 h/24...), des dispositions doivent être prises pour que le personnel puisse bénéficier de cette évaluation du risque et si besoin d'un traitement prophylactique, au mieux dans les quatre heures : les consignes doivent comporter les coordonnées du service d'urgence le plus proche, la conduite à tenir, y compris la procédure permettant de quitter l'établissement au cours du poste (autorisation administrative, relais par un autre soignant afin que la continuité des soins soit assurée...).

16. La coordination entre le médecin prenant en charge la personne blessée, celui du patient-source et celui chargé du suivi est essentielle pour apporter à la victime d'un AES le plus de sécurité et le meilleur soutien possibles.

17. 3. Déclaration de l'accident :

18. L'employeur rappelle au travailleur que la déclaration de l'accident de travail doit être effectuée dans les meilleurs délais car elle est indispensable à la garantie les droits de la victime.

19. 4. Suivi médical et biologique :

20. Les personnes accidentées doivent ensuite pouvoir bénéficier d'un suivi adapté en fonction du risque évalué afin de dépister une contamination (suivi sérologique...) et de repérer d'éventuels effets secondaires en cas de traitement postexposition.

21. Il est recommandé de déclarer à l'Institut de veille sanitaire les contaminations dépistées lors du suivi.

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