Décision 91/619/CEE · Article

Article considérant 33

Article en vigueur.

Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 02/10/1991) : les consolidations ne reprennent pas les considérants. Texte ancien découpé automatiquement en articles : vérifier les limites de l'article sur EUR-Lex.

TexteDécision 91/619/CEE
RattachementDécision 91/619/CEE
Versionacte d'origine du 02/10/1991 (CELEX 31991D0619)
RéférenceConsidérant 33 de la décision 91/619/CEEEUR-Lex →

(33) La concentration élargirait considérablement la clientèle d'ATR. Sur la base des livraisons actuelles, les parties déclarent qu'ATR a actuellement livré des avions de transport régional à 44 clients dans le monde et que de Havilland en a livré à 36 autres, ce qui donne 80 clients au total. Il faut comparer ces chiffres par exemple avec Saab, qui a la clientèle de 27 compagnies aériennes, et avec Fokker, qui a la clientèle d'une vingtaine de compagnies aériennes qui utilisent le Fokker 50. Toutefois, ce chiffre de 80 clients ne tient pas compte de l'important arriéré de commandes qui ont été passées par d'autres clients aux deux entreprises mais qui n'ont pas encore été livrées. Par conséquent, on peut s'attendre à ce que la clientèle augmente dans un avenir proche. Cela apparaît déjà dans les chiffres relatifs à la part de marché. La clientèle est un élément important de la puissance d'un constructeur d'avions, étant donné qu'une fois qu'un client a acheté un premier avion à un constructeur, il est au moins partiellement lié à celui-ci (lock-in effect). Une fois qu'un client s'est engagé vis-à-vis d'un constructeur déterminé, il hésite habituellement à passer commande à d'autres constructeurs pour des raisons de coût. Selon les déclarations des clients, les différences existant entre les techniques utilisées, qui entraînent des frais de formation des mécaniciens et des pilotes, et la nécessité de disposer de stocks différents de pièces détachées entraînent des coûts élevés. L'analyse des flottes des compagnies aériennes montre que toutes ces compagnies ne disposent que d'un type d'avion de la nouvelle génération dans un marché de produits de référence déterminé. En outre, lorsque les compagnies disposent d'avions de différents marchés de produits de référence, l'analyse de la flotte montre qu'elles exploitent toujours des avions du même fabricant dans les différents marchés lorsque le fabricant produit des types de la dimension requise; par exemple, Brymon air exploite une flotte d'avions Dash 8-100 et Dash 8-300, NFD exploite une flotte d'avions ATR 42 et ATR 72. Cela s'applique de la même manière aux compagnies aériennes qui disposent de très grandes flottes, telles que American Airlines. Les seuls exemples de flottes mixtes se trouvent là ou les compagnies exploitent des avions ATR ou Fokker de 50 sièges en même temps que des avions du segment inférieur de 30 sièges. Cela est inévitable dès lors que ni ATR ni Fokker ne produisent des avions de cette catégorie. L'analyse est la même si l'on examine les commandes en cours des compagnies aériennes. La seule compagnie aérienne qui a passé commande d'un avion différent du type de celui qu'elle exploite déjà dans une catégorie déterminée a choisi de remplacer sa petite flotte actuelle de Fokker 50 par le nouveaux Saab 2000. Elle exploite déjà un grand nombre de Saab 340. Par conséquent, il est probable que les compagnies aériennes qui ont déjà acheté des avions de transport régional à ATR ou à de Havilland continueront à leur passer commande à l'avenir. Il est donc probable que l'entité ATR/de Havilland conservera au moins le même niveau de clientèle. B. Appréciation de l'intensité de la concurrence résiduelle

Aller plus loin

Voir cet article à sa place dans l'acte entier, avec les articles qui l'entourent.

Source : EUR-Lex, © Union européenne, identifiant CELEX 31991D0619. Les versions consolidées sont des documents de travail de l'Office des publications de l'Union, sans valeur juridique. JusticeLibre est une copie miroir indexée ; la version qui fait foi est celle publiée au Journal officiel de l'Union européenne (EUR-Lex).