Décision 92/157/CEE · Article

Article considérant 37

Article en vigueur.

Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 17/02/1992) : les consolidations ne reprennent pas les considérants. Texte ancien découpé automatiquement en articles : vérifier les limites de l'article sur EUR-Lex.

TexteDécision 92/157/CEE
RattachementDécision 92/157/CEE
Versionacte d'origine du 17/02/1992 (CELEX 31992D0157)
RéférenceConsidérant 37 de la décision 92/157/CEEEUR-Lex →

(37) L'accord d'échange d'informations restreint la concurrence parce qu'il pousse la transparence entre fournisseurs à un point tel que ce qui reste de concurrence cachée entre eux sur ce marché très concentré risque de disparaître en raison de la facilité avec laquelle il devient possible de repérer tout acte de concurrence indépendant. Sur ce marché très concentré, la « concurrence cachée » tient essentiellement à la part d'incertitude et de secret qui entoure l'état du marché et sans laquelle il n'est plus possible de livrer une concurrence efficace. Préserver une part d'incertitude et de secret entre les fournisseurs est essentiel au maintien sur ce type de marché d'une concurrence active qui n'est possible que si chaque entreprise peut tenir son action secrète, voire entraîner ses concurrents sur une fausse piste. Ce raisonnement, pour autant, n'ôte rien aux avantages de la transparence dans une situation de concurrence caractérisée par un grand nombre d'acheteurs et de vendeurs. Lorsque le degré de concentration est faible, la transparence du marché peut accroître la concurrence dans la mesure où les consommateurs peuvent choisir en parfaite connaissance de cause. Or, il faut souligner ici que le degré de concentration du marché des tracteurs au Royaume-Uni est non pas faible mais élevé, et que les consommateurs ne sont ni les destinataires ni les bénéficiaires de sa transparence. Au contraire, la grande transparence entre fournisseurs qui résulte de l'accord d'échange d'informations rend impossible tout effet de surprise et réduit le temps de réaction des autres fournisseurs, ce qui limite considérablement les avantages temporaires qu'un concurrent peut espérer tirer de son action. Toute initiative pouvant être immédiatement repérée grâce à l'augmentation du volume des ventes, les fournisseurs peuvent réagir aussitôt à la baisse des prix ou autre action commerciale décidée par l'un d'eux et réduire à néant les bénéfices que ce dernier comptait tirer de l'opération. En l'occurrence, la situation est propice à ce type de neutralisation et donc de stabilisation des positions de chaque membre de l'oligopole, car aucune concurrence extérieure ne menace ceux-ci hormis quelques importations parallèles, d'ailleurs surveillées elles aussi comme on l'a expliqué plus haut.

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