(8) En outre, le marché des tracteurs agricoles est d'un accès difficile, et ce pour les raisons suivantes: - la vente des tracteurs exige un réseau de service après-vente et de distribution très dense: les concessionnaires doivent être installés dans un rayon de vingt-cinq à trente-cinq kilomètres de l'agriculteur, car il est essentiel pour celui-ci de pouvoir faire réparer son tracteur immédiatement ou presque. Pour couvrir suffisamment le marché britannique, un constructeur a besoin d'environ cent vingt points de vente. Or, plus le volume des ventes est réduit, plus il est difficile de financer un réseau optimal. Les réseaux de distribution représentent à la fois un investissement considérable et un risque élevé sur le plan commercial, - le marché des tracteurs est un marché étroit en stagnation ou en régression et qui souffre d'une surcapacité généralisée; dans ces conditions, il ne faut pas s'attendre à de nouveaux investissements des constructeurs ni des concessionnaires. Ces derniers, en particulier, ne sont pas prêts à investir dans de nouveaux points de vente où les perspectives sont limitées, - sur le marché des tracteurs, la fidélité à la marque joue un rôle important dans le choix final des consommateurs: les agriculteurs donnent généralement la préférence à une marque connue, gage de qualité et de valeur accrue en cas de revente. Les membres de l'accord représentent des marques qui jouissent toutes d'une excellente réputation; en acquérir une semblable demanderait beaucoup de temps et des investissements considérables à un nouveau venu. Cette difficulté se trouve accentuée par le fait que les huit - désormais sept - membres de l'accord détiennent près des neuf dixièmes du marché. Leur part est pratiquement constante depuis 1976, de sorte que près de neuf tracteurs sur dix actuellement utilisés au Royaume-Uni ont été achetés à des membres de l'accord. Un tel acquis est un atout décisif sur un marché qui est principalement un marché « de remplacement » (c'est-à-dire sur lequel les clients n'en sont pas à leur premier achat mais remplacent un équipement existant), - enfin, l'accord d'échange d'informations lui-même rend l'accès à ce marché bien plus difficile encore car il permet aux fournisseurs en place de repérer immédiatement toute nouvelle pénétration ou toute augmentation des ventes de fournisseurs ne participant pas à l'accord et donc de réagir et de défendre leurs positions. De fait, on constate qu'il n'y a pas de changement substantiel dans la part de marché globale de ces autres fournisseurs depuis la mise en place de l'accord.
Décision 92/157/CEE · Article
Article considérant 8
Article en vigueur.
Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 17/02/1992) : les consolidations ne reprennent pas les considérants. Texte ancien découpé automatiquement en articles : vérifier les limites de l'article sur EUR-Lex.
TexteDécision 92/157/CEE
RattachementDécision 92/157/CEE
Versionacte d'origine du 17/02/1992 (CELEX 31992D0157)
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