Décision 92/553/CEE · Article

Article considérant 133

Article en vigueur.

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TexteDécision 92/553/CEE
RattachementDécision 92/553/CEE
Versionacte d'origine du 22/07/1992 (CELEX 31992D0553)
RéférenceConsidérant 133 de la décision 92/553/CEEEUR-Lex →

(133) Les éléments qui amènent la Commission à cette conclusion sont les suivants: - la part élevée du marché français des eaux (approximativement 60 % en valeur et 53 % en volume), qui représente plus du double de celle du concurrent suivant par ordre d'importance, - les capacités totales et non utilisées combinées de la nouvelle entité à la fois pour les eaux plates et pour les eaux pétillantes: ces capacités représentent un multiple de celles du concurrent suivant par ordre d'importance et dépassent de loin le volume total du marché des eaux, - le portefeuille de sources d'eaux minérales que posséderait la nouvelle entité Nestlé/Perrier: huit sources d'eau minérale plate, dont trois grandes sources (Contrex, Volvic et Vittel) et sept sources d'eau minérale pétillante, dont deux grandes sources (Perrier et Saint-Yorre); ce portefeuille assurerait à la nouvelle entité un gros avantage sur ses concurrents, - la nouvelle entité posséderait également un grand nombre de sources d'eau non minérale, - au niveau national, il y aurait un seul autre concurrent, BSN, qui n'aurait qu'une grande source d'eau minérale plate (Évian) et une grande source d'eau minérale pétillante (Badoit); BSN possède une réserve d'eau minérale plate qui ne lui laisse qu'une marge de manoeuvre limité pour concurrencer la nouvelle entité à moyen et à long terme. Dans le segment de l'eau minérale pétillante, sa source Badoit a atteint sa pleine capacité de production et ne pourrait donc plus faire face à une augmentation de la demande, - la concurrence des eaux non minérales locales serait insuffisante pour restreindre la marge de manoeuvre de la nouvelle entité, - les revendeurs et les grossistes deviendraient encore plus dépendants vis-à-vis de marques renommées de la nouvelle entité et ne pourraient donc limiter effectivement la puissance de la nouvelle entité sur le marché, - il n'existe aucun signe annonçant l'arrivée rapide et effective sur le marché français des eaux de concurrents capables d'exercer une contrainte sur les prix.

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