Décision 92/553/CEE · Article

Article considérant 16

Article en vigueur.

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TexteDécision 92/553/CEE
RattachementDécision 92/553/CEE
Versionacte d'origine du 22/07/1992 (CELEX 31992D0553)
RéférenceConsidérant 16 de la décision 92/553/CEEEUR-Lex →

(16) Les politiques de prix appliquées sur le marché des boissons rafraîchissantes, d'une part, et sur le marché de l'eau de source embouteillée, d'autre part, semblent obéir à des logiques différentes, ce qui confirme également les différences sous-jacentes entre les contraintes de concurrence auxquelles doivent faire face les producteurs sur chacun de ces marchés. Une comparaison des prix courants des producteurs (départ usine, hors TVA et sans remise) pour des conditionnements comparables (bouteilles en PVC ou en plastique PET de 1,5 litre) au cours des cinq dernières années permet de tirer certaines conclusions: - en termes réels, les prix des boissons rafraîchissantes, après déduction de la part représentant l'inflation et calculée sur la base de l'indice mensuel des prix à la consommation en France, accusent une tendance à la baisse depuis 1987. La diminution des prix réels des boissons rafraîchissantes contraste avec l'évolution des prix réels des eaux minérales. Toutes les marques nationales d'eau minérale ont été en mesure d'augmenter de manière substantielle leurs prix réels au cours de la même période et d'augmenter simultanément leurs ventes en volume du fait de la croissance de la demande (voir annexes 2 à 7), - les différences entre les politiques de prix sont également illustrées par l'analyse de la corrélation entre les prix réels. Le coefficient de corrélation entre les prix réels des différentes marques d'eau est compris entre un minimum de 0,85 (Badoit et Vitelloise) et un maximum de 1 (Hépar et Vittel). La corrélation entre les prix réels des boissons rafraîchissantes commercialisées par des sociétés différentes est souvent positive et relativement élevée [voir par exemple les coefficients de corrélation entre Coca-Cola, Indian Tonic (Schweppes) et Banga (Pernod Ricard)]. En revanche, la corrélation entre les boissons rafraîchissantes et les eaux embouteillées de chaque marque est, dans la plupart des cas, négative ou très faible lorsqu'elle est positive. Par conséquent, il apparaît que dans les politiques de prix qu'elles appliquent, les sociétés reconnaissent que les marchés de l'eau embouteillée et des boissons rafraîchissantes sont soumis à des contraintes différentes en matière de concurrence. À cet égard, il est particulièrement révélateur que le produit Orange Passion de BSN ne soit quasiment pas corrélé avec les marques d'eau commercialisées par BSN, alors que c'est la même société qui décide du prix des deux produits.

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