Décision 92/553/CEE · Article

Article considérant 75

Article en vigueur.

Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 22/07/1992) : les consolidations ne reprennent pas les considérants. Texte ancien découpé automatiquement en articles : vérifier les limites de l'article sur EUR-Lex.

TexteDécision 92/553/CEE
RattachementDécision 92/553/CEE
Versionacte d'origine du 22/07/1992 (CELEX 31992D0553)
RéférenceConsidérant 75 de la décision 92/553/CEEEUR-Lex →

(75) En raison de leur faible prix de vente, la commercialisation de la plupart des eaux locales n'est rentable que dans un rayon de 200 à 250 kilomètres. Le producteur ne réalise pas une marge bénéficiaire suffisante pour absorber les coûts de transport sur de longues distances. En outre, la majorité des sources d'eaux locales ont des capacités inférieures (le plus souvent bien inférieures) à 200 millions de litres. Les producteurs d'eaux locales ne réalisent donc pas de volumes de ventes ni de bénéfices suffisants pour justifier des investissements importants dans la promotion de leurs marques, dans des campagnes de publicité nationales ou dans un réseau de distribution national. Leurs eaux ne possèdent pas d'image de marque forte et sont seulement vendues au niveau régional. Les trois producteurs nationaux, en revanche, possèdent des capacités considérables. Ils ont investi pendant des années dans leurs marques et dans des systèmes de distribution nationale. Ils ont fortement fidélisé les consommateurs, qui s'attendent à trouver ces marques nationales chez tous les détaillants. En 1991, ils ont dépensé plus de 400 millions de FF pour les cinq grandes marques, c'est-à-dire Contrex, Volvic, Vittel, Hépar et Évian, et au total plus de 680 millions de FF. Après la concentration, les ressources financières de Perrier seront encore accrues puisqu'elles seront réunies avec celles de Nestlé, qui sont énormes. Aucun producteur d'eau locale non minérale ne peut songer à rivaliser avec les deux producteurs qui resteront sur le marché, que ce soit sur le plan des investissements publicitaires ou de la création de réseaux de distribution nationaux. Dans sa lettre du 12 mars 1992, Nestlé reconnaît que pour les petites sources, il est difficile de devenir un acteur de quelque importance sur le marché français des eaux.

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