(86) En ce qui concerne le retrait de marques des catalogues, Nestlé admet qu'il est peu probable que des détaillants suppriment l'ensemble des marques d'un producteur national de leur cataolgue en même temps. Cela confirme la dépendance globale des détaillants envers les grandes marques nationales. Il et indéniable que même un retrait partiel du catalogue peut avoir un certain effet «disciplinaire» sur le producteur et que, dans cette mesure au moins, les plus gros détaillants ont un certain pouvoir. Toutefois, ce pouvoir n'est pas le même pour tous les détaillants, et plus le portefeuille de marques détenu par un producteur est important, plus ce pouvoir est limité, parce que chaque retrait du catalogue affecte immédiatement les rabais annuels «de gamme complète» consentis sur l'ensemble des produits (eaux plates, gazeuses, aromatisées, etc.). C'est pourquoi la concentration et la vente de Volvic à BSN accroîtraient le portefeuille détenu par les deux producteurs restants et rendraient le retrait de certains produits du catalogue plus difficile qu'il ne l'est actuellement. En outre, le retrait d'un produit provoque toujours le départ de certains clients vers d'autres magasins qui vendent leur marque préférée. Le nombre exact de tels départs dans chaque cas est imprévisible, et constitue donc un facteur de risque pour le détaillant (voir annexe 15, détaillant L) qui limite son pouvoir de négociation.
Décision 92/553/CEE · Article
Article considérant 86
Article en vigueur.
Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 22/07/1992) : les consolidations ne reprennent pas les considérants. Texte ancien découpé automatiquement en articles : vérifier les limites de l'article sur EUR-Lex.
TexteDécision 92/553/CEE
RattachementDécision 92/553/CEE
Versionacte d'origine du 22/07/1992 (CELEX 31992D0553)
Aller plus loin
Voir cet article à sa place dans l'acte entier, avec les articles qui l'entourent.