Décision 94/893/CE · Article

Article considérant 71

Article en vigueur.

Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 21/06/1994) : les consolidations ne reprennent pas les considérants. Texte ancien découpé automatiquement en articles : vérifier les limites de l'article sur EUR-Lex.

TexteDécision 94/893/CE
RattachementDécision 94/893/CE
Versionacte d'origine du 21/06/1994 (CELEX 31994D0893)
RéférenceConsidérant 71 de la décision 94/893/CEEUR-Lex →

(71) Les chiffres fournis par Moelnlycke montrent que dans les pays nordiques, où Moelnlycke vend aussi bien des tampons que des serviettes, cette société a considérablement accru son budget de publicité et de promotion pour les serviettes en réaction au lancement d'Always, qui a eu lieu au milieu de l'année 1992 (mi-1993 pour la Norvège), mais qu'elle n'a guère augmenté ses dépenses sur les tampons. Entre 1991 et 1993, les dépenses publicitaires et promotionnelles pour les serviettes ont progressé de plus de 200 %, alors que celles consacrées aux tampons n'ont augmenté que de 34 %. Ciblage de la publicité (72) Les parties font valoir que les fabricants tant de tampons que de serviettes lancent des campagnes publicitaires destinées à encourager les utilisatrices de protections externes à changer pour des protections internes, et vice versa, et elles en déduisent que les fabricants n'engageraient pas de telles dépenses si les produits en question ne faisaient pas partie du même marché. Pour la Commission, ce type de publicité n'est pas incompatible avec l'existence de marchés distincts, puisqu'effectivement les femmes peuvent changer de type de protection sur le long terme et au cours de leur vie, comme il a été expliqué précédemment. Le but de ces campagnes publicitaires est de les encourager à de tels changements de type de protection, et de les familiariser avec les arguments appropriés, en prévision des grands changements qui interviendront dans leur vie. En outre, la plupart de ces publicités visent les adolescentes encore en train de tester les deux méthodes. Substituabilité du côté de l'offre (73) Les tampons sont fabriqués selon une technique totalement différente des serviettes, à partir de fibres comprimées en un cylindre compact, alors que les serviettes sont constituées de ouate de cellulose aérée («cellulose fluff»), c'est-à-dire du même matériau obtenu à partir du bois que celui qui sert à fabriquer les couches pour bébés et les produits en papier à usage domestique. Ces deux techniques, bien que relativement peu sophistiquées et peu coûteuses, sont sans rapport l'une avec l'autre. Conclusion sur le marché de produits en cause (74) P& G soutient que les serviettes, les tampons et les protège-slips constituent un seul et même marché, celui des produits d'hygiène féminine, en se fondant sur divers panels de consommation, sur des chiffres scanner et sur des études de prix. Tout en reconnaissant le sérieux des études présentées, la Commission considère que ces chiffres ont une portée trop étroite pour servir de fondement aux conclusions sur le marché dans son ensemble qu'en tire P& G. En outre, la Commission a examiné les études de marché présentées par les parties tierces, études qui, tout en présentant aussi des difficultés d'ordre méthodologique, reposent toutefois sur des données plus larges et indiquent fortement l'existence de marchés séparés. La Commission a été assistée, dans son analyse des conclusions qu'il est correct de tirer des études de marché mises à sa disposition, par deux experts indépendants en analyse d'études de marché.

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