(135) Comme les sondes ADN constituent un marché relativement jeune, avec de forts taux de croissance, il est nécessaire de déterminer si la position dominante de Roche est susceptible de durer. À cet égard, les parties ont fait valoir que le marché des sondes ADN se trouve actuellement dans la phase initiale d'un marché en développement et que les chiffres relatifs aux parts de marché n'ont donc qu'une faible valeur de preuve quant à la situation de la concurrence. La Commission admet que sur les marchés où le progrès technologique joue un grand rôle, il convient d'analyser soigneusement l'évolution probable de la dynamique du marché. Toutefois, une telle évaluation montre clairement que l'avenir de la position de Roche sur le marché est assuré, pour les raisons évoquées ci-dessus. Contrairement à d'autres affaires dans lesquelles la Commission a estimé que des parts de marché élevées seraient par la suite érodées par la concurrence (11), le marché des sondes ADN n'a pas connu de fluctuations des parts de marché et Roche n'a cessé d'y occuper la première place depuis qu'elle a acquis la technologie de la PCR en 1991. L'enquête ne permet pas non plus de penser que la structure du marché évoluera de façon fondamentale à l'avenir. Bien au contraire, tous les documents transmis par les parties, ainsi que par des tiers, montrent que tous les acteurs du secteur considèrent que la PCR continuera à être la technologie dominante du futur. C'est ainsi, par exemple, que selon l'une des études de marché transmises par les parties, la part de marché détenue par la technologie PCR devrait passer à 75 % d'ici 2002 et à 80 % d'ici 2005. On doit donc en conclure que le marché, bien qu'il croisse à un rythme rapide, n'en est plus à sa phase initiale, dans laquelle il ne serait pas encore possible de déterminer avec précision quelle technologie deviendrait la norme industrielle. La Commission en conclut donc que la position de Roche sur le marché des sondes ADN ne sera pas érodée par la dynamique du marché dans un avenir prévisible.
Décision 98/526/CE · Article
Article considérant 135
Article en vigueur.
Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 04/02/1998) : les consolidations ne reprennent pas les considérants. Texte ancien découpé automatiquement en articles : vérifier les limites de l'article sur EUR-Lex.
TexteDécision 98/526/CE
RattachementDécision 98/526/CE
Versionacte d'origine du 04/02/1998 (CELEX 31998D0526)
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