Décision 98/602/CE · Article

Article considérant 52

Article en vigueur.

Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 15/10/1997) : les consolidations ne reprennent pas les considérants. Texte ancien découpé automatiquement en articles : vérifier les limites de l'article sur EUR-Lex.

TexteDécision 98/602/CE
RattachementDécision 98/602/CE
Versionacte d'origine du 15/10/1997 (CELEX 31998D0602)
RéférenceConsidérant 52 de la décision 98/602/CEEUR-Lex →

(52) La distribution et la commercialisation constituent potentiellement d'importantes barrières. Comme nous l'avons expliqué ci-dessus, la chaîne de l'offre se caractérise par des effets de marque et de portefeuille qui accroissent les coûts et le temps nécessaires pour réussir à pénétrer le marché, même pour qui a un produit ou une gamme très spécifiques et innovants. On estime, par exemple, que GrandMet a mis dix ans à faire de sa liqueur Bailey's Irish Cream une marque reconnue référencée par la plupart des détaillants - et encore sans avoir à subir une concurrence pendant presque toute cette période. Avec les produits de niche tels que les liqueurs aromatisées à faible teneur en alcool (comme la liqueur à la pêche d'Archer's ou la liqueur à la noix de coco «Malibu»), il s'agit quasiment de la seule grande innovation qu'ait connue le marché ces dernières années. Il y a eu davantage d'extension de gammes (par exemple, le lancement d'une marque de whisky de haut de gamme sous un nom similaire à celui d'un whisky de qualité standard), mais cette option n'est ouverte qu'aux détenteurs de produits bien implantés. Le scotch «Famous Grouse» (Matthew Gloag) constitue pour ainsi dire la seule «nouvelle» marque d'alcool lancée par un concurrent des parties à s'être imposée sur tous les marchés de la Communauté et, là encore, de nombreuses années ont été nécessaires pour parvenir à ce résultat. En revanche, «Johnnie Walker» continue «à se porter bien» pour reprendre son slogan publicitaire, 150 ans après sa naissance - ce qui témoigne de la puissance acquise par les marques solidement assises. Les whiskys japonais, même s'ils se sont beaucoup développés sur leurs marchés nationaux et sont proches du scotch sur le plan de la qualité, de la nature des ingrédients et du procédé de fabrication, n'ont jusqu'à présent pas réussi à prendre pied de manière significative sur les marchés de la Communauté, malgré des efforts de promotion considérables. Le whisky espagnol est pratiquement inconnu hors des frontières nationales.

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