Décision 1999/210/CE · Article

Article considérant 30

Article en vigueur.

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TexteDécision 1999/210/CE
RattachementDécision 1999/210/CE
Versionacte d'origine du 14/10/1998 (CELEX 31999D0210)
RéférenceConsidérant 30 de la décision 1999/210/CEEUR-Lex →

(30) Presque deux mois avant d'écrire à la Commission pour lui proposer officiellement les engagements, le président de S & W Berisford de l'époque a téléphoné au président de Tate & Lyle, les 17 et 18 juin 1986, pour l'informer que la direction de British Sugar allait être changée sous peu et suggérer d'organiser une rencontre avec Tate & Lyle, afin de présenter la nouvelle équipe de British Sugar (55). Cette réunion entre les équipes de direction des deux sociétés a eu lieu le 20 juin 1986. À cette occasion, British Sugar a informé Tate & Lyle de sa décision de mettre fin à la guerre des prix qu'elle avait engagée afin d'accroître ses parts de marché en pratiquant des prix bas. Nous reproduisons ci-après un extrait de la lettre écrite par un membre du conseil d'administration de Tate & Lyle à l'Office of Fair Trading, le 29 août 1990, dont la Commission a obtenu une copie, et dans laquelle il expose ce qui, selon sa société, s'est passé au cours de cette réunion (56): «Les représentants de Tate & Lyle sont sortis de cette réunion en pensant que la guerre des prix, qui durait depuis environ deux ans, allait cesser. Il leur semblait également clair que les parts détenues par Tate & Lyle et British Sugar, à ce moment-là, sur le marché de la vente au détail, resteraient les mêmes et qu'aucune des parties ne pratiquerait une politique de prix aggressive. Il était également admis par Tate & Lyle que rien ne pourrait empêcher British Sugar de mettre l'intégralité de ses quotas A et B, soit 1 144 000 tonnes, sur le marché britannique. La conséquence de ces discussions, telle qu'elle a été comprise par Tate & Lyle, était que British Sugar ne perturberait pas le marché en important du sucre, parce que cela conduirait à une reprise de la guerre des prix, puisque le marché était en équilibre. Afin de traduire ces discussions dans les faits sur le plan commercial, M. Pepler, de Tate & Lyle Sugars, a transmis le message à ses collaborateurs, en leur demandant de ne pas baisser les prix afin de tenter d'enlever des parts de marché à British Sugar. Cette réunion était importante dans la mesure où elle a permis de définir les principes fondamentaux sur lesquels toutes les discussions futures seraient basées.» (57)

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