(166) Danone indique que, lors de la réunion du 11 mai 1994, un représentant de Danone a dit à Interbrew que celle-ci devait mettre fin à son abus en Belgique (voir ci-dessous le considérant 167), faute de quoi une position plus dure serait adoptée à l'égard d'Interbrew en France. Les mesures envisagées consistaient dans des importations parallèles de France en Belgique et une application stricte des contrats de distribution français (à l'époque, les bières spéciales d'Interbrew étaient, selon Danone, tolérées dans les débits de boissons qui avaient un contrat d'exclusivité avec Kronenbourg). Le chiffre de 500000 hl de bière a été mentionné par Alken-Maes lors d'une réunion qui a eu lieu avec Interbrew au sujet de la politique agressive mise en oeuvre par Alken-Maes. Ce chiffre correspondait à la quantité supplémentaire dont Alken-Maes avait besoin pour être rentable. Il ne s'agissait donc pas d'exiger d'Interbrew qu'elle transfère cette quantité à Alken-Maes. C'est, selon Danone, Interbrew qui, lors de la réunion du 11 mai 1994, a souhaité parler avec Danone du renforcement de sa position sur le marché français et a donc voulu établir une relation entre les marchés belge et français. Interbrew voulait renforcer sa position en France en reprenant totalement ou partiellement la division bière de Danone et en assurant une bonne distribution de ses bières spéciales. Pour Danone, la réunion du 11 mai 1994 avait pour seul objectif de présenter son nouveau directeur général de la division bière.
Décision 2003/569/CE · Article
Article considérant 166
Article en vigueur.
Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 05/12/2001) : les consolidations ne reprennent pas les considérants. Texte ancien découpé automatiquement en articles : vérifier les limites de l'article sur EUR-Lex.
TexteDécision 2003/569/CE
RattachementDécision 2003/569/CE
Versionacte d'origine du 05/12/2001 (CELEX 32003D0569)
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