Décision 2004/134/CE · Article

Article considérant 160

Article en vigueur.

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TexteDécision 2004/134/CE
RattachementDécision 2004/134/CE
Versionacte d'origine du 03/07/2001 (CELEX 32004D0134)
RéférenceConsidérant 160 de la décision 2004/134/CEEUR-Lex →

(160) Enfin, lorsqu'elles affirment que l'existence d'un grand parc installé ne garantit pas l'obtention de commandes considérables et de solides parts de marché à l'avenir en prenant l'exemple de P & W, dont la part de marché, de 80 % en 1980, est tombée autour de 40 % à la fin de 2000, les parties omettent de prendre en compte plusieurs éléments déterminants qui infirment ces arguments. Premièrement, en tant que fournisseur de réacteurs, P & W a réellement bénéficié d'avantages liés à la communalité, qui l'ont aidée à porter son parc installé au niveau qu'elle a atteint à un moment donné. En outre, la société P & W reste aujourd'hui le fournisseur attitré d'une série de compagnies aériennes, ce qui, en fait, l'a empêchée d'être plus rapidement marginalisée, tout au moins sur le marché des réacteurs d'avions commerciaux de grande capacité. Toutefois, les réacteurs de P & W équipent en moyenne des aéronefs plus anciens que ceux de GE et le constructeur ne peut de ce fait compter que sur un potentiel de ventes limité à l'avenir. [description de décisions stratégiques de P & W concernant l'orientation des travaux de développement vers les moteurs de gros-porteurs commerciaux, qui, selon UTC, contient des renseignements confidentiels]*(52). Le B737 a été et reste toujours l'aéronef de l'aviation civile le plus couronné de succès [description de décisions stratégiques de P & W, qui, selon P & W, contient des renseignements confidentiels]*. GE est parvenue à reconduire son exclusivité sur la dernière génération de cet avion. L'argument supplémentaire des parties, selon lequel, en comparaison de P & W (et RR), GE a connu un succès moindre dans la vente de l'A380, de l'A330 et du B777, n'est pas une indication du manque d'importance de la communalité. Comme il a été déjà indiqué ci-dessus, l'exemple de l'A380 ne constitue pas encore une donnée pertinente, étant donné le nombre limité de commandes passées à ce jour, tandis qu'Airbus compte en réalité en commercialiser un millier d'unités. De plus, chaque fois que P & W aurait la possibilité de motoriser cet avion, elle sera associée à GE, du fait de son alliance en matière de moteurs ("Engine Alliance"). La part moins élevée prise par GE dans la plate-forme de l'A330, dont le niveau des ventes est faible, semble s'expliquer par les imperfections techniques de son réacteur CF6-80E1. Afin de remédier à cette situation, GE a lancé récemment un nouveau modèle dérivé de ce réacteur, le CF6-80E1A3 et, depuis lors, sa part des moteurs destinés à l'A330 a commencé à s'accroître rapidement. En ce qui concerne le B777, tandis qu'elle était réellement distancée par RR mais suivait de près P & W en termes de commandes de réacteurs pour la version classique de cet aéronef, GE a pallié cette possible restriction de l'avantage lié à la communalité en obtenant l'exclusivité sur la fourniture du réacteur pour la version la plus récente de cet aéronef (c'est-à-dire le B777X) et espère inverser la position actuelle avec une part de marché moyenne anticipée de [...]* % sur tous les modèles de B777 d'ici 2008. Il convient de signaler que c'est la part de P & W dans le parc installé qui est constamment en butte aux attaques de GE et pas l'inverse. De fait, il n'est pas aisé pour P & W de reproduire le comportement de GECAS, qui surmonte les obstacles en matière de communalité en retournant la position des compagnies aériennes et en leur faisant acheter des aéronefs propulsés par GE.

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