(167) En outre, GE a remporté cette exclusivité bien que son moteur GE 90 fût, semble-t-il, de qualité inférieure à celle des réacteurs concurrents. Le magazine Forbes(58) attribue l'exclusivité de GE au fait que l'entreprise ait réussi à redéfinir son activité. Il a décrit l'opération dans les termes suivants: "Au lieu de vendre des moteurs, [Jack Welch] vend du pouvoir, car quelques financements intelligents ont aidé GE à remporter l'opération. L'avion sera vendu par Boeing comme un ensemble - aéronef plus moteurs. Il s'agit d'une rupture par rapport à la pratique habituelle, où les compagnies aériennes achètent des avions séparément des réacteurs qui les propulsent. La ruse de GE sur cette opération consiste à offrir aux compagnies aériennes des prix fixes pour la maintenance en atelier des réacteurs GE 90, y compris les pièces détachées, à un niveau préétabli de tant de dollars par heure de vol [...]* Cette carotte était si vitale pour Boeing que lorsque les ingénieurs de Pratt & Whitney sont arrivés avec une ultime proposition pour tenter d'obtenir le marché, Boeing leur a déclaré que leur offre, nettement plus attrayante, restait encore inférieure de centaines de millions de dollars à l'objectif. [...]* GE ne vend donc pas de purs réacteurs, mais un mélange de réacteurs, de maintenance et de financement."
Décision 2004/134/CE · Article
Article considérant 167
Article en vigueur.
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TexteDécision 2004/134/CE
RattachementDécision 2004/134/CE
Versionacte d'origine du 03/07/2001 (CELEX 32004D0134)
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