(388) Il convient tout d'abord d'indiquer à cet égard que, aux dires des auteurs de l'expertise eux-mêmes, ceux-ci doivent travailler à partir d'estimations. Deuxièmement, ces estimations ne portent que sur des valeurs statistiques moyennes. Troisièmement, sur cette question également, l'expertise se fonde sur l'hypothèse erronée selon laquelle les banques se seraient affrontées dans un contexte de concurrence illimitée et ces dernières n'auraient pas été informées au préalable des projets de leurs concurrents. Dans ces conditions, l'ampleur des retards enregistrés dans la répercussion des changements de taux directeurs aurait été effectivement déterminée par le libre jeu des forces du marché, car, comme l'indique au fond très justement l'expertise, "lorsque l'on ne sait pas comment la concurrence va réagir, une hausse des taux d'intérêt pose toujours problème"(411). L'expertise met effectivement le doigt sur le problème, car les banques avaient justement supprimé systématiquement cette incertitude sur le comportement des concurrents, notamment en ce qui concerne la réaction aux modifications des taux directeurs.
Décision 2004/138/CE · Article
Article considérant 388
Article en vigueur.
Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 11/06/2002) : les consolidations ne reprennent pas les considérants. Texte ancien découpé automatiquement en articles : vérifier les limites de l'article sur EUR-Lex.
TexteDécision 2004/138/CE
RattachementDécision 2004/138/CE
Versionacte d'origine du 11/06/2002 (CELEX 32004D0138)
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