(94) Ce point a également été examiné lors de la table ronde sur les opérations passives du 16 mai 1994. Cet épisode illustre du reste de manière exemplaire la façon dont les banques ont agi conjointement et de propos délibéré aux dépens des consommateurs. Il s'agissait en effet pour les banques d'éviter une baisse des taux d'épargne "étendue et annoncée au guichet" parce qu'elles devraient autrement répercuter la baisse des taux directeurs sur les consommateurs et également baisser les taux d'intérêt appliqués aux crédits. Si l'on doit baisser les taux d'épargne, il faut que cette baisse soit "la plus discrète possible" et concerne avant tout les taux "bonifiés et donc non soumis à affichage". Pour jeter ainsi de la poudre aux yeux des consommateurs, les représentants des banques se sont donc accordés sur une "stratégie de communication avec les représentants de la presse", consistant par exemple à qualifier d'"impossible" une baisse générale des taux d'épargne et à signaler que les "taux d'intérêt affichés" restaient "inchangés". Cependant, cette "stratégie de communication" s'est finalement soldée par un échec, car une banque, en faisant une "déclaration manifestement malheureuse à ce sujet", a réduit à néant la campagne commune de relations publiques des banques. La télévision a ensuite fait état d'une baisse générale.
Décision 2004/138/CE · Article
Article considérant 94
Article en vigueur.
Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 11/06/2002) : les consolidations ne reprennent pas les considérants. Texte ancien découpé automatiquement en articles : vérifier les limites de l'article sur EUR-Lex.
TexteDécision 2004/138/CE
RattachementDécision 2004/138/CE
Versionacte d'origine du 11/06/2002 (CELEX 32004D0138)
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