(86) Dans ce contexte, les clients refuseront d'ordinaire que leur satellite soit emporté par un lanceur qu'ils n'estiment pas suffisamment fiable. C'est ainsi qu'après ses deux premiers échecs, Delta III, le lanceur de Boeing, n'a pu trouver de client commercial pour son troisième vol et a dû emporter une charge utile factice. Plus généralement, les clients s'efforcent souvent de réduire au minimum les risques liés au lancement, en exigeant que leurs satellites soient compatibles avec plusieurs lanceurs (pour leur permettre d'en changer en cas de doutes sur la fiabilité de celui qu'ils ont choisi), ou en prévoyant des clauses spécifiques dans leurs contrats, stipulant par exemple que leur satellite ne sera pas la première charge utile à être lancée après un échec du lanceur considéré, ou que le lanceur devra atteindre un taux de réussite déterminé pendant une période donnée, avant de pouvoir être utilisé pour la mise en orbite du satellite concerné. De même, les clients disposant de flottes de satellites répartissent généralement leurs tirs entre un certain nombre de lanceurs et exigent souvent de pouvoir passer d'un lanceur à un autre ou ajouter de nouveaux lanceurs, comme il leur convient.
Décision 2004/195/CE · Article
Article considérant 86
Article en vigueur.
Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 29/09/2000) : les consolidations ne reprennent pas les considérants. Texte ancien découpé automatiquement en articles : vérifier les limites de l'article sur EUR-Lex.
TexteDécision 2004/195/CE
RattachementDécision 2004/195/CE
Versionacte d'origine du 29/09/2000 (CELEX 32004D0195)
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