Décision 2004/275/CE · Article

Article considérant 716

Article en vigueur.

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TexteDécision 2004/275/CE
RattachementDécision 2004/275/CE
Versionacte d'origine du 10/10/2001 (CELEX 32004D0275)
RéférenceConsidérant 716 de la décision 2004/275/CEEUR-Lex →

(716) Sur le marché des systèmes d'éclairage de sécurité, les activités des parties se chevauchent de façon significative en France, où Legrand (y inclues ses filiales URA et Lumatic) atteint une part de marché de [50-60]* % et Schneider de [0-10]* %. Si l'on regarde les seuls BAES, les parts de marché sont de [60-70]* % pour Legrand et [0-10]* % pour Schneider. Tandis que Legrand fabrique ces produits lui-même, Schneider les achète, pour le marché français principalement auprès de l'entreprise Kaufel. Les principaux concurrents des parties sont Cooper (marque: Luminox; [10-20]* %) et Chubb ([0-10]* %), tous les autres concurrents ayant des parts de marché en dessous de [0-10]* %. Legrand est donc déjà le leader incontesté de ce marché avec une part de marché à peu près quatre fois supérieure à celle du prochain concurrent. Etant donné cette position, il peut être avancé que Legrand jouit d'une position dominante sur ce marché Schneider, par contre, n'est que récemment entré dans le marché français de l'éclairage de sécurité et n'avait qu'une part de marché de [0-10]* % en 1997; à cette époque, Legrand disposait encore de [70-80]* % du marché. Ceci montre que Schneider a pu devenir un concurrent sérieux de Legrand dans une période de quelques années seulement. Schneider a rendu au leader du marché une part de marché significative, et cette entreprise est donc en mesure d'exercer une contrainte appréciable sur le comportement de Legrand. Cette constatation est confirmée par un document interne d'URA, filiale de Legrand, qui évoque la "difficulté de maintenir les prix du fait de la banalisation des produits et de l'attaque de Schneider qui exerce une double pression négative: pression sur les prix en général [...]*; pression sur le 'mix', Schneider ayant fondé son attaque sur les produits 'basiques'"(254).

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