(30) La Commission avait exprimé des doutes quant au fait que le comportement de la Sogepa, même analysé dans le contexte global de ses investissements passés, corresponde à celui d’un investisseur privé, et cela pour deux types de raisons:
— un hypothétique actionnaire privé de Carsid ne serait pas prêt à accepter qu'il soit le seul à faire toute sa participation en liquide pour faire face aux besoins nouveaux de l'entreprise puisque, de ce fait, les risques à encourir par les actionnaires privés et l'actionnaire public de Carsid ne seraient pas équivalents. Avec leur contribution, les partenaires privés ne feraient que déplacer des installations de production à l'intérieur des entreprises du groupe. L'État, par contre, y met de l'argent frais, donc avec un risque nouveau,
— la rémunération attendue des capitaux investis par l'État dans Carsid ne pouvait pas être considérée comme étant conforme aux attentes d'un investisseur privé puisque la rentabilité de cet investissement dépend, d'une part, de la situation spécifique des entreprises concernées par le projet et, d’autre part, de l'évolution du secteur sidérurgique tant au niveau mondial, qu'européen et régional.