(165) En conséquence, la trésorerie du groupe Alitalia au 31 mars 2005 se monte à 262 M€, soit environ 200 M€ au-dessus de celle du 30 septembre 2004, soit environ 60 M€. La Commission note, comme indiqué par l'expert (voir paragraphe 147), que ce chiffre devrait se réduire d'ici au 31 mai, date la plus favorable pour la clôture de la procédure concernant le plan de restructuration présenté conformément aux lignes directrices, d'environ 50 M€. La Commission rappelle que ce niveau de trésorerie de 262 M€ au plus haut représente moins de 6 % du chiffre d'affaires annuel, et reste donc très inférieur aux chiffres précédemment connus par l'entreprise, de l'ordre de 500 M€ fin 2003, et de la moyenne de 17 % des principales compagnies européennes à cette même date, qui représenterait 700 M€ pour Alitalia. La trésorerie d'Alitalia reste donc très tendue, que ce soit en chiffres bruts ou face à celle de ses principaux concurrents. La Commission note également que, toutes choses égales par ailleurs, c'est-à-dire en tenant compte des efforts financiers mis en œuvre ces derniers mois par AZ, mais sans l'aide au sauvetage, la situation de trésorerie de l'entreprise serait, au 31 mars, négative de 262 — 400 M€, soit environ - 140 M€ qui passeraient à - 190 M€ fin mai. La Commission doit donc constater qu'en l'absence de l'aide la compagnie aurait eu une trésorerie négative et aurait donc été en situation de cessation de paiement, dès fin décembre 2004. Selon la Commission, le comportement de l'entreprise quant à l'utilisation du crédit pont ne fait pas apparaître d'utilisation abusive de l'aide au sauvetage.
Décision (CELEX 32006D0176) · Article
Article considérant 165
Article en vigueur.
Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 07/06/2005) : les consolidations ne reprennent pas les considérants.
TexteDécision (CELEX 32006D0176)
RattachementDécision (CELEX 32006D0176)
Versionacte d'origine du 07/06/2005 (CELEX 32006D0176)
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