Il convient d’appliquer les spécifications techniques suivantes lors de la collecte des données essentielles communes à enregistrer et à notifier pour chaque incendie de forêt survenu, conformément à l’article 9.
Les données seront fournies en fichiers délimités virgule au format ASCII (c’est-à-dire CSV — Comma Separated Value). Chaque incendie devra correspondre à une entrée dans le fichier. Chaque entrée devra comporter les informations suivantes:
a) Date et heure locale de la première alerte
Composantes:
a1. Date de la première alerte: date locale (jour, mois, année) à laquelle les services officiels de protection des forêts contre les incendies ont été informés du départ de feu.
Le format requis est [AAAAMMJJ], par exemple: 20030702 (2 juillet 2003)
a2. Heure de la première alerte: heure locale (heures, minutes) à laquelle les services officiels de protection des forêts contre les incendies ont été informés du départ de feu.
Le format requis est [HHMM], HH allant de 00 à 23. Exemples: 0915, 1446, 0035.
La date et l’heure de la première alerte sont liées à l’événement qui déclenche la mise en œuvre des ressources de lutte anti-incendie. Il ne s’agit donc pas nécessairement de l’heure à laquelle un incendie (potentiel) est matériellement signalé aux responsables de la lutte contre les incendies de forêt mais, plus généralement, de l’heure à laquelle un membre de l’organisme responsable de la protection contre les incendies de forêt est informé de l’éclosion potentielle d’un incendie de forêt, ou à laquelle il détecte lui-même cet incendie.
Lorsque la mise en œuvre des équipes de pompiers est précédée d’une vérification pour confirmer l’alerte, il conviendra de notifier la toute première alerte.
b) Date et heure locale de la première intervention
Composantes:
b1. Date de la première intervention: date locale (jour, mois, année) à laquelle les premières unités d’intervention sont arrivées sur les lieux de l’incendie de forêt.
Le format requis est [AAAAMMJJ], par exemple: 20030702 (2 juillet 2003)
b2. Heure de la première intervention: heure locale (heures, minutes) à laquelle les premières unités d’intervention sont arrivées sur les lieux de l’incendie de forêt.
Le format requis est [HHMM], HH allant de 00 à 23. Exemples: 0915, 1446, 0035.
La date et l’heure de la première intervention correspondent à l’heure à laquelle la première équipe d’intervention atteint le front de l’incendie, c’est-à-dire au moment où la première attaque est lancée.
c) Date et heure locale de l’extinction
Composantes:
c1. Date de l’extinction de l’incendie: date locale (jour, mois, année) à laquelle le feu a été complètement éteint, c’est-à-dire lorsque les dernières unités d’intervention ont quitté les lieux de l’incendie de forêt.
Le format requis est [AAAAMMJJ], par exemple: 20030702 (2 juillet 2003)
c2. Heure de l’extinction de l’incendie: heure locale (heures, minutes) à laquelle le feu a été complètement éteint, c’est-à-dire lorsque les dernières unités d’intervention ont quitté les lieux de l’incendie de forêt.
Le format requis est [HHMM], HH allant de 00 à 23. Exemples: 0915, 1 446, 0035.
La date et l’heure de l’extinction correspondent à l’heure à laquelle l’incendie a été entièrement éteint. Il convient donc de prendre en compte les activités de nettoyage et de traitement des lisières, mais de ne pas prendre en compte le temps nécessaire aux équipes pour rejoindre leur quartier général.
Remarque: Chaque nouvelle journée débute à minuit (heure: 00:00). Par conséquent, si la première alerte a lieu à 23:30, par exemple, et que la première intervention a lieu à 00:30, ces deux événements doivent être consignés sur deux journées différentes (respectivement j et j + 1).
d) Lieu de l’éclosion à l’échelle de la commune
Nom et code de la commune dans laquelle l’éclosion de l’incendie a été signalée. Il conviendra de se conformer à la nomenclature de l’État membre et de fournir la liste complète des noms et codes de communes utilisés dans l’État membre et adoptés dans la base de données essentielles communes sur les incendies de forêt, accompagnée des données concernant l’incendie, dans un fichier séparé.
Le code de l’unité territoriale de niveau supérieur dont la commune relève doit également être indiqué. Cette unité doit correspondre au niveau NUTS 3 (NUTS: Nomenclature des unités territoriales statistiques) tel que défini dans le règlement (CE) no 1059/2003 du Parlement européen et du Conseil. Le code NUTS 3 indiqué doit correspondre au code à cinq caractères figurant à l’annexe I dudit règlement.
Les nouveaux États membres, pour lesquels le règlement (CE) no 1059/2003 ne prévoit pas de liste de codes NUTS 3, se conformeront à la «Nomenclature des unités territoriales statistiques (NUTS)» standard établie par l’Office statistique des Communautés européennes. Les codes indiqués seront les codes NUTS 3 les plus récents repris dans le système d’information GISCO.
e) Superficie totale endommagée par le feu
La superficie totale dégradée par le feu correspond à l’étendue finale estimative de l’incendie, c’est-à-dire à la surface parcourue par le feu (quel que soit le niveau des dommages).
L’étendue est mesurée en fractions d’hectares à la deuxième décimale près, sans utiliser la virgule comme séparateur (soit en hectares*100). Exemples:
Si la superficie brûlée est de 12,05 hectares, elle sera consignée sous la forme 1205; si la superficie brûlée est de 3,2 hectares, elle sera consignée sous la forme 320.
La superficie des zones non brûlées situées dans le périmètre brûlé («îlots résiduels») est exclue lors de l’estimation de l’étendue de l’incendie.
f) Une ventilation de la superficie endommagée par le feu en forêts et autres terres boisées et en zones non boisées
La surface brûlée totale doit être subdivisée en:
f(1)forêts et autres terres boisées
f(2)zones non boisées
Les «forêts» et les «autres terres boisées» sont définies conformément à l’article 3 du règlement «Forest Focus». Les «terres non boisées» correspondent aux «autres terres» définies à l’article 3 du même règlement. Toutefois, si l’incendie brûle également des terrains agricoles ou urbains, ces zones ne doivent pas être incluses dans la superficie brûlée totale.
L’étendue est mesurée en fractions d’hectares à la deuxième décimale près, sans utiliser la virgule comme séparateur (soit en hectares*100).
g) Cause présumée
La cause présumée de l’incendie doit être classée dans l’une des quatre catégories suivantes:
1. cause inconnue
2. cause naturelle
3. cause accidentelle ou négligence: l’incendie est lié à une activité humaine, mais ne résulte pas d’une intention délibérée (accidents causés par les lignes électriques, les voies ferrées, les travaux, les feux de camp, etc.)
4. cause intentionnelle ou incendie criminel
La mention à inscrire dans le rapport d’incendie est le numéro de la catégorie (1 à 4) figurant dans la liste ci-dessus.
Exemple de rapport d’incendie et de données d’incendie
Le rapport d’incendie complet devra contenir toutes les données (champs) repris dans le tableau ci-dessous.
| Nom du champ | Description |
Réf.
|
Longueur
| Exemple de données d’incendie
| FIREID | Identificateur de l’incendie dans l’EM | | | 1
| DATEAL | Date de la première alerte | a1 | 8 | 20030813
| TIMEAL | Heure de la première alerte | a2 | 4 | 1435
| DATEIN | Date de la première intervention | b1 | 8 | 20030813
| TIMEIN | Heure de la première intervention | b2 | 4 | 1520
| DATEEX | Date de l’extinction de l’incendie | c1 | 8 | 20030814
| TIMEEX | Heure de l’extinction de l’incendie | c2 | 4 | 0010
| NUTS3 | Code NUTS 3 (règlement CE 1059/2003) | d | 5 | ITG21
| CODECOM | Code de la commune (nomenclature EM) | d | | 090047
| NAMECOM | Nom de la commune (nomenclature EM) | d | | OLBIA
| TBA | Superficie brûlée totale (ha*100) | e | | 2540
| FBA | Superficie boisée brûlée (ha*100) | f1 | | 2000
| NFBA | Superficie non boisée brûlée (ha*100) | f2 | | 540
| CAUSE | Cause présumée | g | 1 | 1
Le rapport d’incendie enregistré dans la colonne «Exemple de données sur l'’incendie» figurera dans le fichier CSV communiqué sous la forme suivante:
1, 20030813, 1435, 20030813, 1520, 20030814, 0010, ITG21, 090047, OLBIA, 2540, 2000, 540, 1
Remarque importante
Aucune entrée ne doit être laissée en blanc dans un rapport d’incendie. Il convient de définir un code spécifique pour chaque type de données et de l’inscrire si les informations sont manquantes. Des codes «données manquantes» devront donc être définis pour les différents types de données.
Il est proposé d’utiliser les codes «données manquantes» suivants:
| Date (champs DATEAL, DATEIN, DATEEX) | 99999999
| Heure (champs TIMEAL, TIMEIN, TIMEEX) | 9999
| Lieu (champs NUTS3, CODECOM, NAMECOM) | XX
| Surface (champs TBA, FBA, NFBA) | -999
| Cause (champ CAUSE) | 9
Les champs vides (ne comportant ni données ni code «données manquantes» seront considérés comme des erreurs et le rapport d’incendie correspondant devra être traité séparément.
Évaluation de la qualité des données
Les données communiquées par les États membres feront l’objet d’une évaluation qualitative afin de garantir l’intégrité et la cohérence logique de la base de données.
Dans un premier temps, les différents champs seront examinés en vue de vérifier que les domaines et les règles de validation des données sont respectés (voir tableau ci-dessous).
| Nom du champ | Domaines de données et règles de validation applicables aux différents champs | Codes «données manquantes»
| FIREID | Les valeurs en double sont interdites (l’identificateur doit exister et être unique dans le pays) | Données manquantes interdites
| DATEAL | La date doit exister dans l’année de référence (par ex. année = année de référence; domaine pour le mois: 1..12; domaine pour le jour: suivant le mois) | 99999999
| TIMEAL | Domaines: Heure (0..23); Minutes (0..59) | 9999
| DATEIN | La date doit exister dans l’année de référence (par ex. année = année de référence; domaine pour le mois: 1..12; domaine pour le jour: suivant le mois) | 99999999
| TIMEIN | Domaines: Heure (0..23); Minutes (0..59) | 9999
| DATEEX | La date doit exister dans l’année de référence (par ex. année = année de référence; domaine pour le mois: 1..12; domaine pour le jour: suivant le mois) | 99999999
| TIMEEX | Domaines: Heure (0..23); Minutes (0..59) | 9999
| NUTS3 | Le code NUTS 3 doit figurer à l’annexe I du règlement (CE) no 1059/2003 (ou dans la base de données GISCO pour les nouveaux EM) | XX
| CODECOM | Le code de la commune doit correspondre à un code de la liste des codes de communes fournie par l’EM | XX
| NAMECOM | Le nom de la commune doit correspondre à un nom de la liste des noms de communes fournie par l’EM | XX
| TBA | Domaine: TBA > 0 | -999
| FBA | Domaine: FBA ≥ 0 | -999
| NFBA | Domaine: NFBA ≥ 0 | -999
| CAUSE | Domaine: CAUSE (1,2,3,4) | 9
La deuxième étape consistera à contrôler la cohérence logique entre les champs. Dans ce cadre, on appliquera aux données reçues un certain nombre de règles, comme dans les exemples suivants (liste non exhaustive):
1. La séquence temporelle «date/heure de l'alerte» -> «date/heure de l’intervention» -> «date/heure de l’extinction» doit être respectée. Ce n’est que dans la situation (rare) où la détection de l’incendie est immédiatement suivie de la première attaque que «date/heure de l’alarme» = «date/heure de l’intervention».
2. Il est également vérifié que «superficie boisée brûlée» + «superficie non boisée brûlée» = «superficie totale brûlée».
3. La commune indiquée sous CODECOM et NAMECOM doit relever de l’unité territoriale indiquée dans NUTS 3.