(144) Les autorités britanniques citent également plusieurs études et enquêtes relatives à divers aspects des problèmes que rencontrent les petites entreprises pour être cotées en Bourse:
— dans un article publié à la suite de recherches, Brian Zivicky fait observer que très peu de petites entreprises cotées en Bourse font l'objet, au Royaume-Uni, d'études de suivi par des analystes car le volume de transactions est insuffisant pour justifier le coût de telles études;
— un rapport élaboré par Jaffe Associates au nom de Quoted Company Alliance révèle une diminution permanente, au Royaume-Uni, de la proportion (déjà faible) de petites entreprises inscrites à la cote tentant de rivaliser pour attirer des investissements institutionnels en fonds propres. La capacité à traiter de gros volumes représente un facteur clé dans toute décision d'investissement, qui pénalise automatiquement les entreprises de petite dimension;
— une enquête menée par SWR Worldwide a montré que les émetteurs d'actions et les investisseurs sont bien conscients que les mécanismes existants concernant la fourniture de services financiers aux PME pourraient être améliorés et qu'il conviendrait, en particulier, de faciliter la mise en relation des émetteurs et des investisseurs. Il ressort de cette enquête que le facteur primordial lors de toute décision d'investissement est la qualité et la quantité d'informations. Parmi les personnes interrogées, la majorité des gestionnaires de fonds, des investisseurs à valeur nette élevée et des investisseurs en capital-risque estime que les bourses existantes n'agissent pas suffisamment en faveur des PME, que ce soit en termes d'accès des PME aux marchés boursiers ou d'apport de liquidités pour les titres proposés par des PME;
— un document écrit par Tim Mocroft décrit la situation comme suit: […] listing and regulatory requirements of traditional exchanges are expensive but given the size of companies involved and the sums of money being raised, costs can usually be accommodated. Both factors, however, impose a floor on the size of company that can effectively access the main markets that serve in the United Kingdom — namely the official list of the London Stock Exchange and the AIM […] Typically an IPO on either market will cost in the region of GBP 500 000; with such costs, it is uneconomic to raise relatively small sums of capital [malgré le niveau élevé des coûts inhérents au respect des exigences de cotation et des obligations légales imposées aux échanges traditionnels, ceux-ci sont généralement bien acceptés, compte tenu de la taille des entreprises concernées et des montants des capitaux qui sont levés. Cependant, ces deux facteurs requièrent de fixer un seuil quant à la taille des entreprises pouvant effectivement avoir accès aux principaux marchés qui opèrent au Royaume-Uni, à savoir la cote officielle de la bourse de Londres (London Stock Exchange) et de l'AIM […]. En règle générale, une première offre publique de souscription (IPO) coûte environ 500 000 livres sterling; compte tenu de l'ampleur de ce coût, cette solution s'avère non rentable pour les entreprises désireuses de lever des capitaux d'un montant relativement modéré];
— dans son rapport intitulé Access to Finance for Small and Medium Sized Enterprises, le cabinet Deloitte indique qu'il ressort des entretiens menés avec les différentes parties intéressées que les PME connaissent mal les options de financement existantes et n'y sont guère sensibilisées. Ces entretiens ont révélé, en outre, que la faible propension à investir représente le principal obstacle à l'accès aux capitaux dans la région des West Midlands. La propension à investir prend en compte l'attitude des entreprises vis-à-vis des financements, la qualité des documents présentés par les entreprises et la disponibilité générale d'un projet à l'investissement. Le manque de propension à investir a des conséquences tant sur l'offre que sur la demande, en ce sens qu'il peut décourager les entreprises à solliciter un financement (dès lors qu'elles s'attendent à essuyer un refus) et restreindre l'offre (dans la mesure où l'investisseur potentiel sera confronté à un niveau de risque accru, si le niveau de la propension à investir est jugé insuffisant).