(186) Les besoins en financement reprennent les catégories suivantes:
— coûts directs de la restructuration (section A.1): ces coûts comprennent principalement la perte brute d’exploitation («cash drain») cumulée, sans tenir compte des gains de productivité. Si on ne tient pas compte des gains de productivité qu'IFB a réalisés au cours de la réalisation de son plan de restructuration, la perte brute d’exploitation en 2003, 2004 et 2005 serait restée la même qu'en 2002, c'est-à-dire un montant annuel à financer de EUR 8 millions d'EUR, comme montré dans le tableau ci-dessous. Le besoin en financement pour 2006 a été limité à la moitié de ce montant, dans l'hypothèse d'une augmentation de capital au 30 juin 2006. Totalisée sur l'ensemble de la période de restructuration, la perte brute d’exploitation qu'aurait encourue IFB en l'absence des gains en productivité s’élève à 27,9 millions d'EUR,
| (milliers d'EUR)
| | 2002 | 2003 | 2004 |
2005
Prévision
|
2006
Budget
(jusqu'au 30.6)
|
Période 2003 au 30.6.2006
cumulatif
| Résultat d'exploitation | (47 357) | (2 960) | 5 740 | 3 007 | 1 213 |
| + Amortissements et réductions de valeur sur immobilisés | 6 286 | 5 139 | 2 585 | 1 605 | 802 |
| + Réductions de valeur sur actifs circulants | 6 433 | (258) | (1 851) | (554) | 0 |
| + Provisions | 26 662 | (4 670) | (1 599) | (980) | 460 |
| Résultat brut d'exploitation | (7 976) | (2 749) | 4 875 | 3 079 | 2 475 | 7 680
| Perte brute d'exploitation («cash drain») hors effet des gains de productivité | | (7 976) | (7 976) | (7 976) | (3 988) | (27 916)
— besoins en capital pendant la restructuration (variations du besoin en fonds de roulement et investissements au cours de la restructuration, section A.2): ces coûts consistent en des investissements nécessaires pendant la période de restructuration. Un accroissement du fonds de roulement a été nécessaire afin de financer les travaux en cours, absorber la différence entre créances et dettes commerciales et maintenir des liquidités suffisantes. Les investissements de remplacement dans des immobilisations corporelles ont été nécessaires pour pouvoir continuer les activités d'IFB pendant la réalisation du plan de restructuration. Ils ne visaient pas une expansion de la capacité d'IFB mais plutôt des investissements de remplacements d'actifs arrivés en fin de cycle de vie et entièrement amortis, ainsi que des investissements divers, comme des voitures, ordinateurs, petites rénovations de bâtiments, etc. L’investissement de 0,6 million d'EUR en immobilisations financières en 2004 était lié à la restructuration de la filiale IFB Maritime Germany: IFB Maritime Germany a été absorbée par Haeger & Schmidt International et la participation dans RKE détenue par Haeger & Schmidt International, a été transférée à IFB,
— remboursement des dettes et intérêts (section A.3): à part les intérêts et remboursements des dettes financières à des institutions de crédit, la présente catégorie représente les intérêts et les remboursements sur les dettes vis-à-vis de la SNCB. La dette de 33,2 millions d'EUR est la partie de la dette de 63 millions d'EUR qui n’est pas relative aux filiales françaises. Les intérêts de 1,4 million d'EUR payables en 2006 sont les intérêts qui ne feront pas partie de l’augmentation de capital (pour limiter l’augmentation de capital au minimum). Les autres intérêts (pour un total de 9,7 millions d'EUR feront partie de l’augmentation de capital. Tous ces intérêts sont des intérêts sur les dettes liées aux activités non-françaises d’IFB,
— impôts (section A.4): les impôts payés en 2004 sont une régularisation de l’exercice d’imposition 1999.