(34) Pour servir de base à cette évaluation, Combus a présenté à la mi-novembre 1988 une prévision de ses résultats comptables pour 1998 et une prévision des chiffres du budget pour la période de 1999 à 2001. Sur la base de ces données, le conseiller financier du gouvernement, le bureau de Copenhague d’Alfred Berg Corporate Finance (ci-après dénommé «Alfred Berg»), a tiré la conclusion suivante:
«..... il peut être conclu que le capital social total de Combus présente une valeur marchande négative de plusieurs centaines de millions de DKK. En plus de la diminution importante de la rentabilité de l’activité principale au cours des dernières années, la dette nette soumise à intérêts accumulée par la société au cours de la même période fait baisser encore davantage la valeur estimée. La plupart des acheteurs potentiels comprennent cependant que les sociétés très faibles financièrement et économiquement comme Combus ne sont pas vendues à des valeurs fortement négatives car il serait alors plus approprié pour le vendeur de fermer la société.
Compte tenu de ces éléments, nous recommandons, dans le cadre de la préparation de la procédure de vente et des documents d’information y afférents, que le prix de Combus soit fixé, dans la mesure du possible, sur la base des fonds propres réels de la société et qu’un escompte soit accordé. Sur cette base et en combinaison avec
— le potentiel d’améliorations opérationnelles
— le potentiel de synergies
— la valeur stratégique de la société en vertu de son importante part de marché dans le secteur des bus danois
il est probablement encore possible que, malgré la détérioration continue de la situation financière et économique de la société, un acheteur puisse être trouvé pour Combus de sorte que l’État danois (“l'État”) puisse céder la société en garantissant une couverture à ses créanciers.
On doit également s’attendre à ce que la majorité des acheteurs potentiels considèrent, au vu de la structure financière et de la rentabilité très faibles de Combus, que le besoin d’un apport de capitaux dans la société est si grand qu’il ne serait pas rentable pour eux d’acquérir la totalité du capital social de Combus pour un montant positif.
L’incertitude considérable relative aux conditions dans lesquelles l’État peut céder Combus peut toutefois uniquement être surmontée par une poursuite de la procédure de vente en cours.»