Décision (CELEX 32011D0276) · Article

Article considérant 170

Article en vigueur.

Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 26/05/2010) : les consolidations ne reprennent pas les considérants.

TexteDécision (CELEX 32011D0276)
RattachementDécision (CELEX 32011D0276)
Versionacte d'origine du 26/05/2010 (CELEX 32011D0276)
RéférenceConsidérant 170 de la décision (CELEX 32011D0276)EUR-Lex →

(170) Les informations transmises par la Belgique et par Umicore à la Commission semblent néanmoins démontrer que la réalité de la transaction entre Umicore et la société B pouvait raisonnablement être mise en question par les autorités fiscales belges. On observe en effet que:

— les informations transmises par les autorités fiscales italiennes tendaient à démontrer que la société B pouvait être considérée comme un opérateur défaillant (ou «missing trader») dont le rôle était limité à produire des factures avec application de la TVA et à ensuite disparaître sans remplir ses obligations fiscales, dont le paiement de la TVA à l’autorité fiscale italienne,

— les informations transmises par ces mêmes autorités fiscales italiennes faisaient également apparaître que l’unique administrateur de la société B était inconnu des registres de la police,

— deux demandes d’information adressées par les autorités fiscales belges à leurs homologues italiens respectivement le 26 août 1998 et le 1er avril 1999 démontrent également que l’administration fiscale belge avait des doutes sérieux quant à la réalité de l’existence de la société B préalablement à la conclusion de l’accord,

— le transport des marchandises vers l’Italie était effectué pour le compte de l’assujetti C,

— les marchandises étaient transportées directement du site de production en Belgique vers un entrepôt en Italie où elles étaient mises à dispositions de C,

— la grande majorité des factures adressées par Umicore à la société B était payée par la société C,

— sur la base des déclarations des responsables d’Umicore reprises dans un procès-verbal et dont un extrait a été retranscrit dans le relevé de régularisation, il apparaît par ailleurs qu’aucun contrat cadre n’existait entre Umicore et la société B,

— en revanche, il apparaît que la réalité de l’existence de la société C n’était nullement remise en cause par les autorités fiscales italiennes qui, dans le cadre d’une inspection, avaient obtenu un accès complet à la comptabilité de cette société.

Aller plus loin

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Source : EUR-Lex, © Union européenne, identifiant CELEX 32011D0276. Les versions consolidées sont des documents de travail de l'Office des publications de l'Union, sans valeur juridique. JusticeLibre est une copie miroir indexée ; la version qui fait foi est celle publiée au Journal officiel de l'Union européenne (EUR-Lex).