(47) D’ailleurs, les autorités grecques estiment que même si les présentes aides ne pouvaient pas être considérées comme des véritables compensations (voir considérant 36) ou compatibles avec le règlement d’exemption (voir considérant 46), celles-ci devraient être considérées en conformité avec l’article 107, paragraphe 3 b) du traité et la communication pour le cadre temporaire.
L’octroi des aides en cause a facilité l’accès au financement des agriculteurs concernés. Ainsi, lesdites compensations ont assuré une liquidité financière à la production primaire en Grèce, le seul secteur sur lequel l’État grec ait pu s’appuyer pendant ces premiers mois de crise économique pour éviter des dangers dans d’autres secteurs de l’économie grecque. Toutefois, les présentes aides n’avaient pas été octroyées sans l’application des critères précis. Celles-ci avaient été octroyées, au contraire, seulement en cas des problèmes économiques réels liés exclusivement à la production des produits agricoles et plus concrètement en cas des problèmes liés à l’existence de mauvaises conditions climatiques causées à la production agricole (voir considérant 44). Pour la plus grande partie de ces aides, des seuils concernant l’intensité et le degré du problème de chaque producteur n’avaient pas été fixés, le but étant de soutenir l’économie agricole grecque en général.