(50) Kombiverkehr affirme que, pour développer un transport combiné continental durable, il faut:
a) que les terminaux satisfassent aux paramètres techniques suivants:
— 700 mètres de voie ferrée utilisable,
— une liaison ferroviaire directe avec un corridor ferroviaire principal,
— un cadre de préhension et des pinces de préhension,
— des espaces de stockage suffisants, y compris pour les unités qui ne peuvent pas être empilées,
— suffisamment de voies de garage pour les trains dans l'enceinte du terminal ou à proximité;
b) des tarifs de transbordement capables de concurrencer le transport routier — au maximum 20 à 25 EUR pour le transbordement de la route au rail;
c) des gestionnaires de terminaux indépendants, garants d'un accès non discriminatoire. Bien que les terminaux actuels soient aussi accessibles aux tiers, Kombiverkehr constate que, ce faisant, ces derniers s'exposent à des risques. Premièrement, puisque les exploitants des terminaux sont également des entreprises de transport, il existe toujours un risque pour les tiers qu'un exploitant leur prenne leur clientèle. Deuxièmement, les exploitants des terminaux ne s'intéressent aux tiers que s'ils disposent de capacités non utilisées dans le terminal. Dès que leur propre volume de transport est suffisant, ils perdent tout intérêt à fournir un accès aux tiers. Enfin, l'exploitant d'un terminal non réglementé dispose de nombreuses options pour compliquer aux tiers l'utilisation de son terminal ou les désavantager économiquement, par exemple en appliquant des tarifs non concurrentiels ou en jouant sur la qualité des services et l'attribution des créneaux horaires sur le terminal.