Prescriptions concernant la structure de protection en cas de retournement (ROPS)
1. Prescriptions aux fins de la réception d’un type de véhicule en ce qui concerne la structure de protection en cas de retournement (ROPS)
1. 1.
Les véhicules de catégorie L7e-B2 doivent être équipés d’une structure de protection en cas de retournement (ROPS) et être conçus et construits de façon à remplir l’objectif essentiel exposé dans la présente annexe. Cette condition est considérée remplie si les prescriptions des points 2 à 4.9 sont satisfaites, si aucune partie de la zone de dégagement n’a été pénétrée par la structure de protection et si aucune partie de la zone de dégagement n’a été exposée en dehors des limites de la structure de protection à aucun moment au cours des trois essais.
2. Dispositions relatives aux essais
2. 1. Dispositions générales relatives aux essais
2. 1.1.
Les essais effectués à l’aide de dispositifs spéciaux sont destinés à simuler les charges imposées à la structure de protection en cas de renversement du véhicule. Ces charges d’essai concernent donc des forces de poussée. Les essais, décrits dans la présente annexe doivent permettre des observations sur la résistance de la structure de protection et de ses fixations sur le véhicule ainsi que de toute partie du véhicule transmettant la charge d’essai.
2. 2. Préparation de l’essai
2. 2.1.
La structure de protection présentée pour la réception par type doit être conforme aux spécifications de la production en série. Elle doit être fixée au véhicule pour lequel elle est conçue conformément à la méthode définie par le constructeur. Un véhicule complet n’est pas nécessaire pour l’essai; toutefois, la structure de protection et les parties du véhicule à tester auxquelles cette structure est fixée doivent constituer une installation opérationnelle, ci-après dénommée «ensemble».
2. 2.2.
L’ensemble doit être fixé au banc d’essai de telle sorte que, sous la charge, les éléments reliant l’ensemble au banc d’essai ne soient l’objet que de déformations minimales par rapport à la structure de protection. La méthode de fixation de l’ensemble sur la plaque d’assise ne doit pas affecter la résistance de l’ensemble.
2. 2.3.
L’ensemble doit être maintenu et fixé ou modifié de telle sorte que toute la force d’essai soit absorbée par la structure de protection et ses points de fixation aux éléments rigides du véhicule.
2. 2.3.1. Pour observer les prescriptions du point 2.2.3, la modification doit avoir pour effet de verrouiller tout système de suspension des roues et essieux du véhicule, de manière que celui-ci n’absorbe aucune fraction de l’énergie d’essai.
2. 2.4.
Pour les essais, le véhicule doit être équipé de tous les éléments de la production en série qui peuvent avoir une influence sur la résistance de la structure de protection ou qui peuvent être nécessaires à l’essai de résistance. Les éléments qui pourraient entraîner des risques dans la zone de dégagement doivent également être présents pour que l’on puisse examiner si les prescriptions du point 1.1 sont respectées.
2. 2.4.1. Tous les éléments que le conducteur pourrait lui-même enlever sont retirés au moment des essais. Dans les cas où il est possible de maintenir ouvertes les portes et les fenêtres ou de les enlever complètement en cours d’utilisation, elles doivent être maintenues ouvertes ou enlevées au cours des essais, de manière à ne pas augmenter la résistance de la structure de protection.
3. Appareillage et équipement
3. 1. Essais sous charge verticale (dans le sens transversal et dans le sens longitudinal)
3. 1.1.
Les matériaux, équipements et dispositifs d’ancrage doivent être disposés de manière à assurer que l’ensemble soit solidement fixé à la plaque d’assise, indépendamment des roues et essieux présents (c’est-à-dire que le montage a priorité sur toute suspension de roue ou d’essieu). Voir figures 11-1 et 11-2.
Figure 11-1
Figure 11-2
3. 1.2.
Les forces verticales sur la structure de protection doivent être appliquées tour à tour au moyen d’une poutre rigide à orientation transversale et d’une poutre rigide à orientation longitudinale sur des ensembles distincts non encore soumis à l’essai. Le plan médian longitudinal vertical de la poutre, considéré dans la direction transversale par rapport au véhicule, doit être placé à 300 mm en avant du point R du siège du conducteur pour l’essai transversal. Le plan médian longitudinal vertical de la poutre, considéré dans la direction longitudinale par rapport au véhicule, doit être placé à l’intérieur du plan longitudinal vertical touchant le point le plus large du tiers supérieur de la structure de protection à une distance égale à un sixième de la largeur totale du tiers supérieur. Le côté gauche ou droit de la structure de protection du véhicule doit être sélectionné pour l’essai conformément au point 4.3 et le service technique doit fournir une justification claire des critères de jugement dans son rapport d’essai.
3. 1.2.1. La poutre doit être suffisamment rigide, avoir une largeur de la face verticale de 150 ± 10 mm à la base et être suffisamment longue pour couvrir l’ensemble de la structure de protection, même si cette dernière plie sous la charge.
3. 1.2.2. Il faut faire en sorte que la charge puisse être distribuée uniformément suivant la normale à la direction de la charge.
3. 1.2.3. Les bords de la poutre en contact avec la structure de protection doivent avoir un rayon de courbure maximal de 25 mm.
3. 1.2.4. Des joints universels ou équivalents doivent être montés pour éviter que la charge n’entraîne une rotation ou un déplacement du dispositif dans une direction différente de celle de la charge.
3. 1.2.5. Si la membrure de la structure de protection supportant la charge n’est pas rectiligne dans le plan horizontal et perpendiculaire à la direction de la charge, l’espace est rempli de manière que la charge soit distribuée horizontalement sur cette longueur.
3. 1.3.
Des équipements doivent être mis en place pour mesurer l’énergie absorbée par la structure de protection et les parties rigides du véhicule auxquelles elle est attachée, par exemple en mesurant la force appliquée le long de sa direction d’application verticale et la déformation verticale correspondante sur la poutre par rapport au plan horizontal passant par le point R de la place assise du conducteur.
3. 1.4.
Des moyens visuels doivent être mis en place pour évaluer toute intrusion ou exposition de la zone de dégagement durant l’application de la force.
4. Dispositions concernant les essais
4. 1.
Si, durant l’essai, une partie de l’installation d’essai fixant et retenant l’équipement bouge de façon notable, l’essai doit être invalidé.
4. 2.
La structure de protection soumise aux essais peut ne pas être équipée d’un pare-brise ou de glaces latérales ou arrière, en vitrage de sécurité ou de panneaux détachables, d’équipements ou d’accessoires qui n’assument aucun rôle de renforcement structurel et qui ne sont pas générateurs de risques en cas de renversement.
4. 3.
Lorsque le siège du conducteur n’est pas dans le plan longitudinal médian du véhicule et/ou lorsque la résistance de la structure est asymétrique, la charge longitudinale verticale est appliquée sur le côté qui est le plus susceptible d’empiéter sur, ou d’exposer, la zone de dégagement durant l’essai.
4. 4.
La structure de protection doit être équipée des instruments nécessaires à l’obtention des données requises pour tracer le diagramme force/déformation.
4. 5.
La vitesse de déformation sous charge par la force verticale ne doit pas dépasser 5 mm/s. Pendant l’application de la charge, les valeurs Fv (N) (c’est-à-dire la force de la charge statique exercée par la poutre) et Dv (mm) (c’est-à-dire la déformation verticale de la poutre au point, et dans l’axe, de l’application de la charge) sont notées simultanément pour des accroissements de déformation inférieurs ou égaux à 15 mm, afin d’assurer une précision suffisante. Une fois que la charge a commencé à être appliquée, elle ne doit plus être réduite jusqu’à achèvement de l’essai; toutefois, les augmentations de charge peuvent être suspendues, par exemple pour noter les mesures.
4. 6.
S’il n’existe pas de membrure résistante au point d’application, on peut rétablir les conditions d’essai en utilisant une poutre de doublure qui ne doit cependant pas renforcer la structure de protection.
4. 7.
L’énergie (J) absorbée par la structure dans chaque essai de charge verticale doit être au moins égale à Ev1,4 mtest, (où mtest (kg) équivaut à la masse du véhicule en ordre de marche plus la masse des éventuelles batteries de propulsion) et le niveau d’énergie minimal à atteindre est calculé comme suit: EvFv Dv1000. Fv ne doit pas excéder 2 × mtest × g, même si le niveau d’énergie minimal à atteindre n’est pas atteint.
4. 8.
La condition de charge verticale longitudinale doit être répétée en prenant en compte une composante de force horizontale appliquée simultanément. Tout d’abord, une charge transversale horizontale statique égale à Fh0,5 mtest g (où g est égal à 9,81 m.s–2) doit être appliquée sur le point le plus large décrit au point 3.1.2 et sur le côté sélectionné conformément au point 4.3. Ensuite, la charge verticale longitudinale doit être appliquée aux mêmes coordonnées que dans l’essai effectué sans la charge transversale horizontale, égale à 0,5 × Fv(max) (où Fv(max) est la valeur maximale de Fv observée durant l’essai effectué sans la charge transversale horizontale).
4. 9.
À la fin des essais, on note dans le rapport d’essai la déformation permanente finale de la structure de protection.