(50) Selon les informations communiquées par les autorités italiennes, les deux grandes chaînes de cinémas sont les seules à avoir eu recours au modèle de «frais de copie virtuelle» classique. Toutefois, même les exploitants de salles de cinéma de plus petite taille ont eu accès à des mécanismes commerciaux pour faciliter le passage au cinéma numérique. Un modèle alternatif de «frais de copie virtuelle», adapté aux cinémas de petite taille, a été mis au point en Italie sur la base d'un accord entre les associations de distributeurs et d'exploitants de salles de cinéma. Le tableau reprend les principales différences et similitudes entre le modèle de «frais de copie virtuelle» classique et le modèle alternatif mis en œuvre en Italie.
Comparaison entre le les modèles de frais de copie virtuelle classique et alternatif, en Italie
| Le modèle de frais de copie virtuelle classique en Italie | Le modèle de frais de copie virtuelle alternatif en Italie
| Un intermédiaire («intégrateur») qui a conclu des contrats de «frais de copie virtuelle» avec les distributeurs signe un accord avec une entreprise d'exploitation cinématographique. | Fondé sur un accord conclu entre l'association des distributeurs et l'association des exploitants de salles de cinéma. N'impliquant pas les tiers.
| L'exploitant n'est pas le propriétaire des installations numériques et ne les paie pas anticipativement. | L'exploitant est le propriétaire des installations numériques dès le départ et prend à sa charge l'intégralité du coût d'achat initial.
| Tant les distributeurs que l'exploitant contribuent à l'amortissement progressif des coûts, respectivement par des redevances pour les copies virtuelles et des paiements mensuels. La répartition des dépenses est généralement la suivante: 75 % à charge des distributeurs et 25 % à charge de l'exploitant. | Les distributeurs de films paient des redevances pour les copies virtuelles pour la projection numérique de films. Ces redevances peuvent couvrir jusqu'à 75 % des coûts de conversion au numérique. L'exploitant est en tout état de cause tenu de prendre en charge 5 500 EUR de dépenses.