(232) AMS affirme que les trois allégations suivantes présentées dans le rapport du consultant, telles qu’exposées dans la décision d’extension de la procédure, sont erronées pour les raisons exposées ci-après:
a) Le site internet de Ryanair semble comparable à celui d’autres compagnies aériennes qui, en règle générale, ne proposent pas de publicités payantes et sur lesquels les aéroports ne font pas de publicité — AMS soutient qu’il est inexact d’affirmer que d’autres compagnies aériennes ne proposent pas de publicités payantes sur leur site internet. Selon la société, c’est bel et bien le cas, mais ryanair.com a simplement été un précurseur dans ce domaine. AMS fait valoir que le site internet de Ryanair est différent dans la mesure où il se démarque par l’intérêt qu’il présente pour l’annonceur en raison de sa popularité. AMS note que pour les aéroports, la publicité sur ryanair.com est particulièrement intéressante car elle cible parfaitement les passagers potentiels, permet d’augmenter les recettes non aéronautiques et accroît la notoriété internationale de l’aéroport.
b) Les aéroports ne peuvent être comparés aux autres annonceurs potentiels sur des sites internet de compagnies aériennes telles que Ryanair parce que les services fournis par un aéroport aux passagers de Ryanair ne peuvent, par leur nature, être dissociés de ceux qui sont fournis par la compagnie aérienne elle-même, contrairement à d’autres services, d’hébergement ou de location de voiture notamment — AMS affirme que les services fournis par les aéroports aux passagers (tels que commerces de détail, parkings, restaurants, etc.) sont facilement dissociables des services fournis aux passagers par Ryanair. AMS ajoute que le fait que les services fournis aux passagers par l’aéroport soient associés ou non à ceux fournis par Ryanair n’enlève rien à l’intérêt de ce type de publicité pour l’aéroport. Selon AMS, le même raisonnement s’applique aux aéroports privés qui paient pour les services de la société ainsi qu’aux hôtels et aux sociétés de location de voitures partenaires de Ryanair, dont les services pourraient également être qualifiés d’associés (ou non) à ceux de Ryanair.
c) Il n’est pas rationnel que les aéroports consacrent des ressources propres à des compagnies aériennes afin d’inciter les passagers à utiliser les vols de ces compagnies à destination de ces mêmes aéroports, compte tenu du fait que ces passagers supplémentaires génèrent des avantages directs pour les compagnies aériennes en question — AMS fait valoir que la raison pour laquelle les aéroports font de la publicité sur ryanair.com est qu’ils souhaitent augmenter la part des passagers à l’arrivée, qui sont généralement à l’origine de recettes non aéronautiques plus élevées pour les aéroports. AMS ajoute que les aéroports ont par ailleurs besoin de faire de la publicité pour asseoir leur notoriété sur le plan international et que leur démarche est comparable à la publicité faite par de grandes entreprises multinationales telles que Coca-Cola, McDonald’s, Nike etc. Selon elle, le fait qu’un aéroport fasse de la publicité sur le site de Ryanair ou non importe peu à la compagnie dans la mesure où cela ne change rien au nombre total de ses passagers et, en tout état de cause, le fait que Ryanair puisse ou non tirer avantage de la publicité faite par un aéroport sur ryanair.com est sans importance sur le plan commercial pour l’aéroport.