(236) S'agissant du premier motif, la Commission note que dans sa réponse du 8 avril 2015, la Belgique lui a accordé une moindre importance. La Commission avait en effet demandé à la Belgique de produire toute étude, antérieure à la mesure, portant sur les perspectives du marché de l'acier pour les cinq prochaines années. Celle-ci a produit un aperçu de l'état de l'économie américaine extrait de The National Economic Review sur les deux premiers quadrimestres 2006 et un examen du secteur de l'acier du 10 avril 2006 réalisé par le Crédit suisse. Les deux premières études sont des aperçus généraux de la croissance américaine pendant les deux premiers quadrimestres; elles concluent à une décélération de la croissance du PIB en raison du recul du secteur du logement mais ne prévoient pas de récession à court terme. La deuxième étude, qui concerne directement le marché de l'acier, demeure prudente quant à l'évolution de ce marché aux États-Unis:
«1. L'état des stocks d'acier aux États-Unis demeure faible, ce qui continue de soutenir la demande. […] En tant que tel, nous avons encore (au moins) plusieurs mois devant nous, avant qu'il ne faille s'inquiéter d'un excès d'offre sur le marché américain. […]
4. Ce sont les importations (ou la production) qui créent les stocks, et cette relation nous semble cruciale pour la raison qui suit. Bien que le marché américain demeure robuste, nous pensons que les risques de pression sur l'offre (importations et production accrue) pourraient mener à la constitution de stocks au cours de l'année 2006, et donc à la détente du marché américain à la fin 2006, au fur et à mesure que l'offre repasse au-dessus la demande.»