(58) En ce qui concerne l'existence d'un avantage, l'Espagne allègue que la décision d'octroyer la mesure 1 était conforme avec le principe de l'investisseur en économie de marché en raison du plan de viabilité de 2009. La Commission ne peut pas accepter cette affirmation pour les motifs suivants:
a) Le plan de viabilité de 2009 ne comporte aucune analyse de sensibilité eu égard aux risques qui pourraient affecter les résultats financiers du Valencia CF. L'évaluation n'abordait pas certains aspects fondamentaux, comme l'effet des différentes places que pourrait occuper le club dans le classement final des championnats, de l'évolution des prix du marché immobilier, du marché des parrainages ou du marché des droits audiovisuels sportifs, les possibles risques inhérents à la capacité des supporteurs à acheter des abonnements ou des billets pour les rencontres, les risques de blessure des joueurs, l'évolution du marché des transferts de joueurs, etc.
b) D'autre part, les résultats financiers anticipés dans le plan de viabilité n'atteignaient pas un niveau qui pourrait être considéré comme adéquat aux fins du rétablissement de la viabilité à long terme du Valencia CF. De fait, comme indiqué dans le tableau 4, le plan de viabilité de 2009 présentait des pertes d'exploitation jusqu'à l'exercice clos en juin 2013, soit au cours des quatre ans suivant l'octroi de la mesure 1. En outre, les bénéfices d'exploitation prévus pour les exercices économiques clos en juin 2014 et juin 2015 présentaient des marges d'exploitation très faibles, respectivement de 1 % et 4 %. Enfin, eu égard aux bénéfices avant impôts prévus pour le club jusqu'à l'exercice clos en juin 2015, l'analyse effectuée pour les résultats d'exploitation susmentionnée s'applique également, tandis que les résultats élevés de 50,5 millions d'EUR de l'exercice clos en juin 2011 et de 154,8 millions d'EUR pour juin 2012 ne sont pas représentatifs de la rentabilité financière du club, mais sont des résultats extraordinaires dérivés de la vente de terrains.