(125) La communication Jávor se concentre sur les coûts incombant aux propriétaires, qui ne sont pas compris dans le contrat d’ingénierie, d’achat et de construction (voir section 2.5.2 de la présente décision) et avance que ces coûts pourraient être largement sous-estimés. Plus particulièrement, la communication avance les arguments suivants:
a) Étant donné que le contrat d’ingénierie, d’achat et de construction pour Paks II a été établi sur la base de la conception Leningradskaya, il est raisonnable de croire qu’un investissement supplémentaire dans le système de sécurité sera exigé, lequel coûtera au moins 1 milliard d’EUR.
b) Le système de refroidissement direct à l’eau douce est insuffisant pour refroidir l’eau en cas d’exploitation parallèle de la centrale nucléaire de Paks et de Paks II pendant les chaudes journées d’été. Il en résulterait une pression supplémentaire sur l’environnement et cela nécessiterait d’investir dans un système de refroidissement plus efficace basé sur une tour de refroidissement, qui est environ 40 % plus coûteux qu’un système de refroidissement direct.
c) Il est peu probable que le montant envisagé comme versement au Fonds central de financement nucléaire soit suffisant pour le stockage des déchets radioactifs et le démantèlement. Plus particulièrement, le stockage provisoire, le dépôt final des déchets nucléaires et le démantèlement devraient coûter respectivement au moins 150 millions d’EUR, 1,54 milliard d’EUR et 1,734 milliard d’EUR.
d) L’amélioration du réseau nécessaire pour l’intégration des nouveaux blocs de la centrale nucléaire, y compris les investissements tant dans le système de câble de 400kV que dans le câble auxiliaire à haute tension de 120kV, pourraient coûter jusqu’à 1,6 milliard d’EUR.
e) Les investissements nécessaires pour satisfaire à la régulation effective du réseau, sous la forme tant d’une centrale d’accumulation par pompage que d’unités de production supplémentaires fournissant des réserves de sécurité, équivalant, d’après la loi, à la plus grande unité nationale de production d’électricité, coûteraient 1,2 milliard d’EUR.
f) Les pertes résultant de la réduction de l’exploitation de l’une des deux centrales nucléaires voisines pour des raisons d’équilibre du système pourraient impliquer une perte financière totale d’environ 1,2 milliard d’EUR.
g) Plusieurs taxes et droits non inclus dans le contrat d’ingénierie, d’achat et de construction pourraient venir s’ajouter pour représenter 1,8 milliard d’EUR supplémentaire.