(239) Le plan d’exploitation de la centrale nucléaire Paks II semble également contenir certaines hypothèses de coûts qui pourraient être considérées comme optimistes. Les observations des parties intéressées suggèrent que les chiffres provisoires pourraient être trop optimistes pour les postes suivants:
— le refroidissement de la centrale nucléaire: le modèle financier suppose un système de refroidissement à l’eau douce tel que soutenu par la Hongrie, plutôt qu’un système de tour de refroidissement plus coûteux que le député européen Jávor juge nécessaire; l’étude d’évaluation d’impact environnementale (EEIE) du projet ne présente pas une analyse coûts-avantages quantitative détaillée des deux systèmes. Il pourrait également s’avérer nécessaire d’installer une tour de refroidissement plus coûteuse pendant l’exploitation en parallèle des deux centrales,
— connexion au réseau: le modèle financier inclut un chiffre total de [43 000-51 000] millions de HUF ou de [124-155] millions d’EUR, qui reste en deçà du chiffre de 1,6 milliard d’EUR communiqué par le député européen Jávor; aucune des parties n’a communiqué d’informations détaillées quant à la façon dont ces chiffres ont été calculés,
— coût des réserves: le modèle financier n’inclut pas de poste qui pourrait être affecté aux coûts de l’impact de la centrale nucléaire Paks II sur le système électrique hongrois, par exemple des exigences de réserves supplémentaires; des réserves supplémentaires seront requises par la loi en raison de la grande taille des unités individuelles de Paks II, selon le député européen Jávor,
— coûts de l’assurance: une assurance couvrant des accidents d’envergure que peuvent causer les centrales nucléaires, au-delà des accidents hors-dimensionnement (AHD), pourrait coûter plus que les [15 000-20 000] millions de HUF ou [45-60] millions d’EUR indiqués dans le modèle financier,
— coûts de maintenance: aucun coût majeur de rénovation pendant la durée de vie de la centrale nucléaire n’est prévu; des coûts de rénovation pourraient être nécessaires en raison du vieillissement prématuré de certains des éléments de la centrale nucléaire ou à cause d’incidents ou d’accidents se produisant pendant la durée de vie de la centrale.