(83) En outre, en réponse aux observations des parties intéressées, les autorités britanniques considèrent
a) que les clients transféreraient leurs autres produits bancaires (par exemple des prêts) en plus de leurs CCE. La CMA a constaté que «la grande majorité des PME qui sont à la recherche d'un financement se rendent à la banque où ils détiennent leur CCE… plus de 90 % des PME britanniques se sont rendues à leur banque principale pour obtenir un découvert, un prêt et une carte de crédit»; et
b) qu'il est préférable de donner les moyens aux clients de prendre eux-mêmes la décision de changer de banque que d'effectuer des cessions forcées, car un client responsabilisé devrait être plus enclin à s'intéresser à sa nouvelle banque et à changer d'établissement à l'avenir s'il peut obtenir une meilleure offre auprès d'une autre banque. Cette conception est aussi défendue dans le rapport final de l'enquête de la CMA sur le marché bancaire des particuliers, selon lequel «une cession pourrait entraîner une mobilisation temporaire accrue des clients, particulièrement chez ceux qui considèrent avoir été transférés vers une «nouvelle» banque contre leur gré, mais ce n'est clairement pas une manière souhaitable de susciter une mobilisation plus soutenue des clients». Au lieu de cela, la CMA a constaté que les mesures correctives non structurelles «ciblant directement les causes sous-jacentes de l'AEC, par exemple, en améliorant la mobilisation des clients et en facilitant les transferts, sont beaucoup plus efficaces pour résoudre les problèmes de concurrence que nous avons relevés …» Le dispositif d'incitation au transfert sensibilisera les clients de type PME à un grand nombre d'enseignes d'entités challenger grâce à un démarchage ciblé, encourageant le client à s'intéresser aux options et enseignes de la entités challenger bank avant de décider laquelle choisir.