Décision (UE) 2019/56 · Article

Article considérant 199

Article en vigueur.

Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 28/05/2018) : les consolidations ne reprennent pas les considérants.

TexteDécision (UE) 2019/56
RattachementDécision (UE) 2019/56
Versionacte d'origine du 28/05/2018 (CELEX 32019D0056)
RéférenceConsidérant 199 de la décision (UE) 2019/56EUR-Lex →

(199) L'Allemagne n'a pas non plus démontré qu'il y aurait eu un risque que les entreprises exonérées passent à un système d'autoproduction si elles avaient été contraintes d'acquitter les redevances de réseau individuelles normalement dues en application de l'article 24 EnWG. L'Allemagne n'a produit aucun élément prouvant qu'avant l'introduction de l'exonération complète, les consommateurs de charge en continu seraient progressivement passés à un système d'autoproduction en raison du montant de leurs redevances de réseau individuelles. Il ressort au contraire des informations transmises par l'Allemagne que l'exonération complète n'a pas eu d'influence sur la décision des consommateurs de charge en continu de passer à un système d'autoproduction. L'Allemagne a fourni des données concernant les dix entreprises exonérées de redevances de réseau affichant la plus importante consommation d'électricité pour la période 2013-2015 (c'est-à-dire la période qui comprend la dernière année d'exonération complète et les deux années pendant lesquelles des redevances de réseau individuelles devaient être acquittées). Ces données font apparaître que six de ces dix entreprises n'avaient pas d'installation d'autoproduction en 2013 et qu'elles n'en ont pas non plus acquis après la réintroduction des redevances de réseau individuelles. Les données relatives aux quatre autres entreprises montrent que l'une d'entre elles injecte dans le réseau la totalité de sa production électrique. Les trois autres entreprises disposaient déjà en 2013 d'installations d'autoproduction, qu'elles ont utilisées en permanence également sur la période 2013-2015. L'une de ces entreprises a moins utilisé son installation d'autoproduction qu'auparavant, l'autre davantage. Quant à la troisième entreprise, son utilisation de cette installation est restée à peu près inchangée. Cela confirme que l'exonération complète n'était pas nécessaire pour empêcher le passage à un système d'autoproduction, et que ce sont d'autres facteurs qui ont conduit des consommateurs de charge en continu à opter pour des modèles d'autoproduction. L'Allemagne l'a confirmé dans ses observations présentées dans l'affaire d'aide d'État SA.46526 (2017/N), dans laquelle elle a d'abord expliqué que les solutions d'autoproduction des gros consommateurs d'énergie avaient pour objectif d'exploiter les synergies dans des secteurs ayant des besoins en chaleur importants et dans les secteurs produisant des gaz d'échappement et des substances résiduelles, et qu'elles n'étaient pas motivées par la possibilité de contourner le paiement du prélèvement EEG (que les consommateurs allemands acquittent aux fins de la promotion de l'électricité d'origine renouvelable). De plus, l'Allemagne a montré que l'autoproduction était restée stable dans les quatre secteurs où elle est le plus utilisée (papier, chimie, acier, raffinage pétrolier) durant la période 2010-2014, malgré une augmentation sensible du prélèvement EEG sur la période 2011-2014 (pendant laquelle ce prélèvement a été supérieur au prix de gros de l'électricité à partir de 2013).

Aller plus loin

Voir cet article à sa place dans l'acte entier, avec les articles qui l'entourent.

Source : EUR-Lex, © Union européenne, identifiant CELEX 32019D0056. Les versions consolidées sont des documents de travail de l'Office des publications de l'Union, sans valeur juridique. JusticeLibre est une copie miroir indexée ; la version qui fait foi est celle publiée au Journal officiel de l'Union européenne (EUR-Lex).