(320) À la suite des doutes exprimés par la Commission dans la décision d'ouverture de 2016, les autorités espagnoles ont fourni à celle-ci les arguments supplémentaires suivants en faveur de l'observance du PIEM (voir la section 4.1.3):
— Sur la base de plans pluriannuels ex ante, les perspectives de Correos étaient bonnes au moment de l'investissement. En particulier, les plans pluriannuels 2004-2006 prévoyaient une amélioration de la rentabilité de Correos, par rapport à une perspective de stabilité des bénéfices en l'absence d'activité d'investissement. Dans ce sens, les augmentations de capital ont joué un rôle clé pour permettre à la société d'atteindre la rentabilité inscrite dans les prévisions ex ante.
— La modernisation de la société correspondait à une décision stratégique cohérente qu'aurait prise tout actionnaire, notamment parce qu'au cours de la période 2004-2006, l'activité d'investissement a été supérieure à la moyenne de la période 1994-2004, de sorte que les augmentations de capital contribuaient à répondre à la nécessité de financement supplémentaire.
— L'entreprise a réalisé des bénéfices à la suite de ces investissements (même si l'on exclut la compensation perçue par Correos pour l'OSU).
— Une étude indépendante ex post, réalisée par Ernst-Young et reposant sur des données ex ante, a conclu que la rentabilité espérée de l'investissement de l'État espagnol dans Correos était supérieure à son coût en capital au moment de l'investissement.