(27) Les plaignants ont formulé deux allégations principales:
a) premièrement, ils ont fait valoir qu'en raison des modifications apportées aux règles en matière d'achat de capacités de réserve au Danemark — en vertu desquelles les enchères à un mois sont passées à des enchères à un jour sur le marché de l'énergie de réserve —, les régimes d'aides d'État existants (approuvés par la décision N 602/2004) ont entraîné une surcompensation des centrales de cogénération décentralisées. En raison de ce changement, les centrales de cogénération décentralisées ont eu accès, à partir de février 2007, à une source de revenus supplémentaire, ce qui n'était pas prévu au moment de l'approbation initiale de l'aide d'État. Cela s'explique par le fait que les centrales de cogénération décentralisées sont en mesure d'estimer à un jour avec précision la capacité dont elles disposeront pour fournir une réserve de puissance. Avec ce changement dans les enchères sur le marché de réserve, les centrales de cogénération décentralisées ont donc pu participer au marché dans une bien plus grande mesure qu'elles le pouvaient lorsque les achats avaient lieu un mois à l'avance. La BRD a affirmé que cela entraînait une surcompensation des centrales de cogénération décentralisées;
b) deuxièmement, ils ont affirmé que DONG Energy avait bénéficié d'une aide d'État sous la forme d'un contrat de cinq ans pour des services auxiliaires, conclu en 2010 avec Energinet.dk. Le contrat n'avait pas fait pas l'objet d'un appel d'offres et n'avait pas été conclu aux conditions du marché. Il procurait donc un avantage à DONG Energy. En outre, la réservation de capacité intrajournalière pour le transfert de réserve de puissance de la zone DK2 à la zone DK1 via la liaison du Grand Belt procurait un avantage à DONG Energy. Les plaignants ont allégué qu'Energinet.dk était un opérateur danois entièrement détenu et contrôlé par l'État, et que les actions de l'entreprise pouvaient donc être imputées à l'État.