(188) La Commission est arrivée à la conclusion que l’achat de prestations de marketing auprès de Ryanair/AMS ne correspondait pas à un besoin réel de l’APFTE sur la base des indices suivants:
— L’achat de prestations de marketing ne servait qu’à justifier les paiements à Ryanair pour garder cette dernière à l’aéroport de Montpellier; même si les prestations de marketing avaient un quelconque effet de marketing (quod non), ce n’était pas l’intention principale des contrats, qui s’analysent plutôt comme des subventions cachées:
— absence d’intention réelle de l’APFTE de faire de la publicité régionale,
— ciblage des opérations de vol de Ryanair au lieu des prestations de marketing,
— ciblage de Ryanair/AMS au lieu d’un prestataire de marketing en ligne quelconque,
— aucun indice ne démontre d’intérêt de l’APFTE quant au succès concret des campagnes de marketing financées par son budget,
— coïncidence de la fin des paiements de marketing avec la cessation des opérations de vol de Ryanair,
— d’autres enquêtes menées par la Commission en matière d’aides d’État montrent que des contrats de marketing sont utilisés par Ryanair afin de masquer le versement d’aides d’État.
— Les prestations marketing de Ryanair/AMS ne sont pas en mesure de promouvoir la ville de Montpellier et ses alentours de manière efficace:
— le choix de Ryanair par l’APFTE répond à des justifications économiques insuffisantes,
— les prestations de marketing de Ryanair n’ont pas l’effet allégué.
— Les prestations de marketing profitent surtout à Ryanair dans l’hypothèse où elles ont un effet, étant donné que Ryanair - entreprise privée, mue par un souci de profitabilité - doit mettre en place des actions «prix» et «marketing» pour remplir ses avions.