(43) Le recours à des lois pour restreindre le droit à la liberté d’expression est un sujet de grave préoccupation. Le 19 juin 2019, les experts des Nations unies, y compris le rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, ont fait part de leurs craintes quant à l’utilisation du droit pénal pour cibler la liberté d’expression, tant en ligne que hors ligne, et ont rappelé au Cambodge que le droit à la liberté d’expression est l’un des fondements essentiels d’une société démocratique et juste et que les restrictions à la liberté d’expression doivent être limitées et strictement définies. En outre, les actions en justice intentées par les autorités cambodgiennes contre des particuliers parce que ceux-ci ont simplement déclaré soutenir des dirigeants politiques ne sont pas autorisées en vertu de l’article 19, paragraphe 3, du PIDCP et constituent donc des restrictions injustifiées. La position du Cambodge, en particulier sa description du paysage médiatique national, contraste fortement avec son classement à la 143e position du classement mondial de la liberté de la presse. Le 8 novembre 2019, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits de l’homme au Cambodge a rappelé au Cambodge que les arrestations fondées sur l’exercice des libertés d’opinion et d’expression dans le cadre du discours politique et de la réaction aux affaires publiques ne sont pas autorisées.
Règlement délégué (UE) 2020/550 · Article
Article considérant 43
Article en vigueur.
Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 12/02/2020) : les consolidations ne reprennent pas les considérants.
TexteRèglement délégué (UE) 2020/550
RattachementRèglement délégué (UE) 2020/550
Versionacte d'origine du 12/02/2020 (CELEX 32020R0550)
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