(280) Plusieurs parties intéressées ont soutenu que la Commission, en alléguant que les importations russes entreraient sur le marché de l’Union à des niveaux de prix préjudiciables, s’appuyait sur des calculs erronés et hypothétiques:
i) la Commission devrait également s’assurer que la comparaison entre le prix du nitrate d’ammonium russe et le prix pratiqué par les producteurs de l’Union a été faite au même stade commercial, de sorte que le prix à l’importation pris en compte aux fins de la sous-cotation ne pouvait être ajusté en fonction des frais de vente, dépenses administratives et autres frais généraux et des bénéfices des entités commerciales liées, ni du coût du crédit;
ii) une comparaison équitable des prix aux fins de la sous-cotation nécessitait des ajustements au titre des différences entre le nitrate d’ammonium microgranulé et granulé;
iii) le niveau de prix probable des importations russes ne devrait pas être comparé au prix de vente réel pratiqué par l’industrie de l’Union, étant donné qu’il avait été artificiellement gonflé en raison du manque de concurrence dû aux entraves sur le marché;
iv) le calcul de la marge de sous-cotation aurait dû être effectué seulement sur la base des ventes de nitrate d’ammonium stabilisé d’Uralchem à l’Union;
v) rien ne justifiait l’exclusion de plus de deux millions de tonnes d’importations dans l’estimation des niveaux de prix probables des importations en provenance de Russie, telles que mentionnées au considérant 294;
vi) la Commission ne devrait pas utiliser les ajustements relatifs aux ventes de l’Union si celles-ci se révélaient non représentatives. En outre, en utilisant de tels ajustements, la Commission ne les a pas calculés correctement, notamment en ce qui concerne les coûts liés au transport vers la frontière de l’Union.