(329) Certaines parties intéressées ont affirmé que les importations russes n’auraient probablement aucune incidence préjudiciable sur les producteurs de l’Union pour les raisons suivantes:
i) rien ne prouvait que les importations russes «gagneraient rapidement des parts de marché» sur le marché de l’Union si les mesures antidumping étaient levées. Au contraire, l’industrie de l’Union avait démontré sa capacité à renforcer sa présence sur les marchés de pays tiers, en dépit de l’existence parallèle d’importations russes sur ces marchés;
ii) même si la part de marché des importations russes atteignait 6 % de la consommation de l’Union, cela ne suffirait pas à provoquer une chute immédiate de ses volumes de ventes, une contraction de sa part de marché et une hausse de ses coûts fixes par unité, qui auront des répercussions négatives sur la rentabilité;
iii) toute part de marché perdue sur le marché intérieur de l’Union serait compensée par une augmentation des ventes à l’exportation vers les marchés de pays tiers, ce qui signifie que les coûts fixes par unité des producteurs de l’Union resteraient stables;
iv) toute difficulté potentielle rencontrée par l’industrie de l’Union du fait du rétrécissement du marché ne serait pas considérée comme un préjudice causé par les importations russes;
v) des informations supplémentaires seraient nécessaires pour bien comprendre les calculs effectués dans la simulation des bénéfices/pertes de l’industrie de l’Union pour égaler les prix russes à l’importation présumés en l’absence de mesures antidumping, dont le calcul est clairement basé sur une méthode erronée.