(8) Le secteur bancaire grec a gagné en stabilité et est devenu plus résilient aux chocs depuis la fin du programme du Mécanisme européen de stabilité, mais il subsiste des risques hérités du passé et d’importantes vulnérabilités structurelles, qui sont accentués par les effets négatifs de la pandémie de COVID-19. Les banques maintiennent une liquidité adéquate, profitant des conditions offertes par une politique monétaire accommodante, mais le niveau des prêts non performants reste élevé, représentant 58,7 milliards d’euros, soit 35,8 % des expositions brutes sur prêts à la clientèle, en septembre 2020. La baisse de l’encours des prêts non performants observée depuis le pic de 107,2 milliards d’euros en mars 2016 s’est poursuivie au cours des neuf premiers mois de 2020, mais à un rythme plus lent. La grande proportion des prêts bénéficiant de moratoires de remboursement laisse présager un risque élevé d’augmentation des besoins de provisionnement et de détérioration des ratios de qualité des actifs correspondants à l’expiration des moratoires. Un élément clé de la stratégie des banques visant à lutter contre les prêts non performants reste la poursuite des opérations de titrisation dans le cadre du programme Hercules, qui devraient être conclues au cours du premier semestre de 2021. Les banques grecques respectent les exigences réglementaires de fonds propres, mais, alors que leur rentabilité est faible et devrait encore être davantage mise à mal sous les effets économiques de la pandémie, les exigences auxquelles elles sont soumises en matière de surveillance et leurs besoins en fonds propres pour financer le processus de réduction des prêts non performants à moyen terme s’accroissent. En conséquence, les banques grecques sont particulièrement exposées au risque d’augmentation potentielle des coûts de financement et de nouvelle détérioration de la qualité des actifs du fait de la pandémie. Les autorités ont mis en œuvre ou étendu de façon satisfaisante des mesures de soutien visant à maintenir l’accès au financement pour les entreprises touchées, mesures qui s’ajoutent à celles déjà prises à l’échelle des banques commerciales et des gestionnaires de crédit. Elles progressent également dans la réalisation de réformes cruciales du secteur financier, destinées à améliorer les outils existants de résolution des prêts non performants, après avoir enregistré des retards par le passé en raison de l’incidence négative de la pandémie de COVID-19. Ces réformes, en particulier la refonte récemment adoptée du régime d’insolvabilité fragmenté, peuvent contribuer à atténuer l’impact à moyen terme de la crise sur l’endettement du secteur privé. Les effets de ces réformes dépendront de leur mise en œuvre en temps opportun et de l’efficacité de celle-ci.
Décision d’exécution (UE) 2021/271 · Article
Article considérant 8
Article en vigueur.
Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 17/02/2021) : les consolidations ne reprennent pas les considérants.
TexteDécision d’exécution (UE) 2021/271
RattachementDécision d’exécution (UE) 2021/271
Versionacte d'origine du 17/02/2021 (CELEX 32021D0271)
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