Décision d’exécution (UE) 2021/1279 · Article

Article considérant 11

Article en vigueur.

Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 28/07/2021) : les consolidations ne reprennent pas les considérants.

TexteDécision d’exécution (UE) 2021/1279
RattachementDécision d’exécution (UE) 2021/1279
Versionacte d'origine du 28/07/2021 (CELEX 32021D1279)
RéférenceConsidérant 11 de la décision d’exécution (UE) 2021/1279EUR-Lex →

(11) Le secteur bancaire grec a gagné en stabilité et est devenu plus résilient aux chocs depuis la fin du programme du Mécanisme européen de stabilité, mais il subsiste des risques hérités du passé et d’importantes vulnérabilités structurelles, qui sont accentués par les effets négatifs de la pandémie de COVID-19. Les banques maintiennent un niveau de liquidités suffisant, à la faveur du contexte de politique monétaire accommodante. Le ratio encore élevé de prêts non performants dans le secteur bancaire a connu une nette tendance à la baisse, et s’établissait à 30,1 % en décembre 2020, contre 40,6 % en décembre 2019, principalement sous l’effet de cessions de prêts réalisées grâce au dispositif de protection des actifs «Hercules», qui a récemment été prolongé. Toutefois, des aléas baissiers demeurent et pourraient se concrétiser lorsque les programmes d’aide de l’État seront supprimés. La capacité des ménages et des sociétés non financières à rembourser leurs dettes reste faible, tandis que le sous-développement du marché des capitaux limite les possibilités des entreprises de se financer autrement que par endettement. Néanmoins, les premiers signes relatifs aux comportements en matière de paiements à la suite de l’expiration des moratoires suggèrent que l’incidence négative sur la qualité des actifs pourrait être globalement conforme aux attentes initiales des banques ou dans le bas de la fourchette de la fourchette des projections actuelles de la Banque de Grèce. Le niveau de fonds propres du système bancaire dans son ensemble est globalement satisfaisant, mais la rentabilité du secteur reste faible, tandis que l’interdépendance entre banques et dettes souveraines s’est renforcée pendant la crise provoquée par la pandémie. Les autorités progressent également dans la réalisation de réformes cruciales du secteur financier, telles que notamment le nouveau code de l’insolvabilité, qui est entré en vigueur en juin 2021. Toutefois, l’interruption de procédures judiciaires du fait de la pandémie continue de peser sur le processus de recouvrement des dettes et sur la mise en œuvre d’autres réformes dans le secteur financier qui visent à améliorer les instruments existants de résolution des prêts non performants, les procédures reprenant cependant progressivement. Les effets de ces réformes dépendront de la rapidité et de l’efficacité de leur mise en œuvre.

Aller plus loin

Voir cet article à sa place dans l'acte entier, avec les articles qui l'entourent.

Source : EUR-Lex, © Union européenne, identifiant CELEX 32021D1279. Les versions consolidées sont des documents de travail de l'Office des publications de l'Union, sans valeur juridique. JusticeLibre est une copie miroir indexée ; la version qui fait foi est celle publiée au Journal officiel de l'Union européenne (EUR-Lex).