Décision d’exécution (UE) 2021/1279 · Article

Article considérant 4

Article en vigueur.

Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 28/07/2021) : les consolidations ne reprennent pas les considérants.

TexteDécision d’exécution (UE) 2021/1279
RattachementDécision d’exécution (UE) 2021/1279
Versionacte d'origine du 28/07/2021 (CELEX 32021D1279)
RéférenceConsidérant 4 de la décision d’exécution (UE) 2021/1279EUR-Lex →

(4) Le 2 juin 2021, la Commission a publié le bilan approfondi de 2021 pour la Grèce. La Commission a conclu que la Grèce continuait de connaître des déséquilibres macroéconomiques excessifs. Ces déséquilibres sont liés au niveau élevé de la dette publique, à la forte proportion de prêts non performants et à l’incomplétude du rééquilibrage extérieur, dans un contexte marqué par une faible croissance potentielle et par un taux de chômage qui, bien qu’en baisse, demeure élevé. L’analyse montre que ces vulnérabilités subsistent. Il convient de noter que le contexte de l’évaluation des vulnérabilités dans le cadre du bilan approfondi dressé cette année pour la Grèce est sensiblement différent de celui de l’année dernière. Par ailleurs, l’évolution de la pandémie de COVID-19, la vigueur de la reprise et les éventuelles conséquences structurelles de la crise demeurent entourées d’une grande incertitude, qui impose la prudence pour l’évaluation. D’une manière générale, les mesures prises au cours de l’année écoulée ont été destinées à atténuer l’impact du choc de la COVID-19 et à favoriser la reprise. Cela a accru le taux d’endettement, mais devrait faciliter l’ajustement à moyen terme. La dette publique a sensiblement augmenté en 2020 et ne devrait commencer à diminuer qu’à partir de 2022. La dette publique est principalement détenue par des créanciers du secteur public et financée à des taux faibles avec des échéances longues, ce qui, associé à une importante réserve de liquidités, protège la Grèce des fluctuations à court terme. Le déficit de la balance courante s’est récemment creusé et devrait rester élevé, en grande partie à cause de l’incidence de la crise de la COVID-19 sur le secteur touristique, dont le poids économique est important. Le ratio de prêts non performants encore élevé dans le secteur bancaire a connu une nette tendance à la baisse, principalement sous l’effet de cessions de prêts réalisées grâce au dispositif de protection des actifs «Hercules». De nouveaux prêts non performants risquent cependant de s’accumuler à nouveau lorsque les mesures prises pour protéger les emprunteurs contre le choc de la COVID-19 seront progressivement supprimées. Par ailleurs, l’interdépendance entre banques et dettes souveraines persiste et s’accroît, tandis que les perspectives de rentabilité des banques restent faibles. Les efforts visant à renforcer les perspectives de croissance sont freinés par la diminution du stock de capital, le vieillissement de la population et l’émigration de la main-d’œuvre qualifiée. Le plan pour la reprise et la résilience de la Grèce constituera une occasion de remédier aux déséquilibres et de répondre aux besoins d’investissements et de réformes.

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Source : EUR-Lex, © Union européenne, identifiant CELEX 32021D1279. Les versions consolidées sont des documents de travail de l'Office des publications de l'Union, sans valeur juridique. JusticeLibre est une copie miroir indexée ; la version qui fait foi est celle publiée au Journal officiel de l'Union européenne (EUR-Lex).